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dimanche 11 mai 2014

Espionnage sioniste aux Etats Unis, Jeff Stein enfonce le clou!

Les informations sur l'importance de l'espionnage sioniste aux Etats Unis ont fait de grosses vagues chez les indus occupants de la Palestine. L'article du magazine Daily Beast/Newsweek a en effet déclenché un feu roulant de démentis ainsi que des accusations allant jusqu'à celle d'antisémitisme, Ce feu roulant a conduit Newsweek à récidiver avec un autre article de Jeff Stein dont le but est d'enfoncer définitivement le clou.
Un deuxième article qui a fait sortir Danny Yatom, un ancien chef du Mossad, de sa torpeur et se fendre d'une déclaration sur le caractère « délirant » du reportage de Newsweek.
Jeff Stein
Jeff Stein

Quant au ministre sioniste du renseignement et des affaires stratégiques Yuval Steinitz, il accuse une volonté de saboter les relations entre les Etats Unis et l'Etat prétendu juif.
Steinitz a certainement raison car on ne peut pas imaginer qu'un organe de prsse grand public comme Newsweek se hasarde à publier de telles informations, sans s'embarrasser trop du conditionnel, sans le feu vert voire à l'instigation de cercles influents au sommet du gouvernement des Etats Unis,
Une affaire qui est sans doute à situer dans le contexte des multiples humiliations subies par la diplomatie américaine dans sa volonté de faire avancer un processus de paix. Une volonté impertirbalement contrariée par un régime sioniste plus fanatique que jamais.


L'espionnage agressif des Etats Unis par Israël est généralement étouffé

par Jeff Stein, Newsweek (USA) 8 mai 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Quand l'équipe chargée de la sécurité de Susan Rice, la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, inspectaient sa suite dans un hôtel de Jérusalem mardi soir, ils avaient en tête la présence d'un visiteur surprise dans la chambre du vice président Al Gore il y a 16 ans cette semaine, un espion dans un conduit d'aération.
Susan Rice a rencontré Shimon Peres mercredi 7 mai
Susan Rice a rencontré Shimon Peres mercredi 7 mai
Selon un ancien cadre du renseignement américain, un agent des services secrets qui profitait d'un moment de solitude dans la salle de bains de Gore avant l’arrivée du VIP avait entendu un bruit métallique de raclage. "L'équipe des services secrets avait inspecté la chambre [de Gore] à l'avance tous ses membres étaient partis, sauf un agent, qui avait décidé de prendre un long temps sur le trône," a rapporté l'ancien cadre des services secrets à Newsweek . "Donc, la chambre était calme, il tait en train de contempler ses orteils quand il entend un bruit dans la ventilation. Et il voit le cache de la ventilation qui est déplacés de l'intérieur. Et puis il voit un mec qui commence à sortir du conduit dans la pièce "

Est-ce que l'agent s'est dépêché de prendre son arme ? Non, nous a dit l'ancien agent avec un petit rire. « Il a toussoté et le gars est reparti dans le conduit. »

Aux yeux de certains, ce incident est une bonne métaphore pour les coulisses des relations entre Israël et l'Amérique, frères ennemis [« frenemies »] même dans les meilleurs moments. L'effronterie de ce monte-en-l'air de la gaine d'aération « dépassait la ligne rouge » de la conduite acceptable entre des services de renseignements amis – mais comme c'était fait par Israël, l’affaire avait été rapidement étouffée par les officiels américains.

En dépit des démentis véhéments de cette semaine par des responsables israéliens, Israël a été pris à mener des opérations agressives d'espionnage depuis de dizaines d'années contre des objectifs américains, selon des responsables des services secrets US et des sources parlementaires. Et ça continue. Ils ne sont par contre pas arrêtés très souvent.
Comme Newsweek l'avait rapporté mardi, les responsables du contre espionnage américain ont informé fin janvier les commissions parlementaires des affaires judiciaires et des affaires étrangères que les activités actuelles d'espionnage d'Israël en Amérique sont « sans équivalente indignes, » allant bien au delà des activités d'autres proches alliés comme l'Allemagne, la France, le Japon et le Royaume Uni.

«Elles sont très importantes et ça dure depuis des années, » a déclaré mercredi à Newsweek un ancien haut responsable des services de sécurité américains après le démenti « catégorique » opposé à l'article de Newsweek par, entre autres hauts dirigeants israéliens, Yuval Steinitz, ministre israélien du renseignement qui affirme qu'Israël a cessé toute activité d’espionnage aux États Unis après la condamnation en 1987 de Jonathan Pollard pour avoir espionné au profit d'Israël. Le propos d'un officiel [sioniste] anonyme été cité par la presse israélienne suggère que l'article de Newsweek avait l'odeur de l'antisémitisme. »

Mais un ancien agent américain du renseignement qui a une connaissance intime de l'espionnage israélien a rejeté l'accusation d'antisémitisme. « Il y a une petit groupe d'anciens membres de la CIA, du FBI et de l'armée qui a étudié ce reportage et qui applaudissent l'article [de Newsweek], dit-l. « Aucun d'entre eux [des membres du groupe] n'est antisémite. En fait, ça n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Ça a seulement à voir avec pourquoi Israël est ménagé tandis que si le Japon ou l'Inde faisaient la même chose à un tel niveau, ce serait le scandale. »

À partir du milieu des années 1990, bien après Israël avait promis d'arrêter d'espionner aux États-Unis suite à l'affaire Pollard, le FBI s'est régulièrement estimé obligé de convoquer des diplomates israéliens en poste à Washington DC pour les tancer, ont affirmé à Newsweek deux anciens officiers supérieurs du contre-espionnage . Au cours de la décennie qui a suivi le 11 septembre l'un d'eux a indiqué que les Israéliens avaient été convoqués des«dizaines» de fois et qu'on leur avait dit "d'arrêter les embrouilles, selon les propres termes de l'un d'entre eux, un ancien haut responsable du FB. Mais étant des «alliés», les Israéliens s'en sont presque toujours tirés avec un simple avertissement.

Mais peu importe le degré de sévérité de la leçon administrée par le FBI – habituellement délivrée personnellement au plus gradé des représentants du renseignent à l'ambassade israélienne – les Israéliens n’étaient en rien ébranlés précise un autre ancien officier supérieur du renseignement américain. « On ne peut pas mettre un Israélien dans l'embarras, » dit-il. « Il est tout simplement impossible de leur causer de l'embarras. Vous les prenez la main dans le sac, et ils haussent les épaules en disant, « OK maintenant, autre chose ? »

Toujours tapi, disent les anciens officiels du renseignement, se trouvait le puissant « lobby israélien », le réseau des amis d'Israël au Congrès, dans l'industrie et dans les administrations qui se sont succédées, républicaines ou démocrates, prêts à protester contre tout ce qui est perçu comme une attaque venant des officiels des services de sécurité américains. Un ancien spécialiste du contre espionnage a déclaré à Newsweek qu'il encourait la colère d'Israël rien qu'en faisant des briefings de routine à l'intention des officiels, des hommes d'affaires et des scientifiques américains qui se rendaient en Israël pour des réunions et des conférences.

« Nous devions être très prudents dans la manière dont nous alertions les officiels américains, » dit-il. « Nous avions régulièrement des appels de membres du Congrès scandalisés par nos avertissements sur les questions de sécurité dans les séjours en Israël. Quand... le directeur de la CIA reçoit un appel d'un parlementaire indigné - ' Qu'est-ce que c'est que ces briefings de sécurité que vous donnez pour les séjours à Tel Aviv ? C'est scandaleux' – il devait leur accorder une grande attention.Il y a toujours cette délicatesse du politique dont vous devez être conscient. »

L'exercice annuel qui donne lieu à la publication par le Département d’État des profils sécuritaires des pays étrangers donnait de violents migraines aux services de renseignement, ajoute-t-il. « Quand nous élaborions les indices annuels de risque pour l'ambassade et les consulats [en Israël], c'était toujours une grosse discussion, » dit-il. »La communauté du renseignement pressait toujours pour le niveau de risque le plus élevé, tandis que le Département d’État tendait à dire, 'C’est quelque chose qui ne passera pas très bien, nous ne pouvons pas donner ce genre de note, parce que ça aura certaines conséquences en termes d'avertissements et restrictions pour les voyages'. C'était toujours un grand, grand débat la manière dont on allait évaluer la menace là-bas. »

Mais le danger est réel, affirme-t-il comme d'autres anciens fonctionnaires américains du renseignement qui connaissent les méthodes israéliennes. Les agents israéliens, « filent les officiers de la marine américaine quand ils font escale à Haïfa, ils filent les officiels de l'industrie spatiale, ou les scientifiques et leur documentation scientifique, partout. Ça a toujours été une énorme préoccupation pour la communauté [du renseignement]. »

Aux États Unis, les officiels et les hommes d'affaires israéliens cherchent toujours à inciter des [personnes] cibles américaines intéressantes à visiter Israël. Les représentants du Maf'at, un organisme administratif qui fait la liaison entre le ministère israélien de la défense et ses industries militaires, donne beaucoup de souci au contre espionnage américain, expliquent les anciens membres des services de renseignements américains. « C'étaient vraiment ceux qui nous causaient beaucoup de souci. Parce qu'ils avaient beaucoup de raisons plausibles d'assister à toutes ces conférences et à tous ces sites d'entreprises qui travaillent avec la défense et ainsi de suite. C'était une excellente couverture pour l'espionnage industriel, » dit-il.
« Je me souviens avoir parlé avec un scientifique américain qui participait à une conférence et était travaillé par un groupe d'Israéliens, » poursuit l'ancien agent de renseignement américain ? « Et ce scientifique qui avait assez de bon sens pour reconnaître ce qu'il voyait, , disait qu'il que la manière dont étaient utilisées les techniques de sollicitation -les invitations à venir [dans l'entité sioniste] pour essentiellement le pompage de l'information par un collègue scientifique. Et la naïveté des scientifiques américains était vraiment frappante. On voyait ça tout le temps. »

Des agents israéliens avaient été même assez effrontés pour l'approcher lui-même. Après avoir prononcé un discours lors d'une récente réunion des professionnels de la sécurité à Washington,, dit-il, il avait été approché par l’attaché commercial de l'ambassade israélienne. Il disait, 'Oh, c'était formidable d'écouter votre parcours, c'est un grand discours que vous avez fait, si intéressant,' et ainsi de suite. Et je pensais ; Je le vois venir, c'est l'accroche. Et bien sûr, il a dit, 'Bous n'avez jamais pensé à venir [dans l'entité sioniste] ? Nous aimerions beaucoup que vous veniez, nous prendrons en charge tous vos frais quand vous serez sur place, nous vous offrirons le voyage...' Je me disais, Venez les gars, venez. »

« Leur but, » poursuit-il, « est d'obtenir de leurs contacts qu'ils sortent des États Unis pour aller là-bas et leur payer du vin et à dîner, les évaluer pour voir quels sont leurs points faibles. Par exemple, on a eu des officiels du gouvernement qui étaient là-bas et à qui on a proposé de la drogue, dans le style, 'Hé, ça vous dirait un peu d'herbe ?' Quoi ? Oui, ce sont des officiels du gouvernement. La drogue, les femmes débarquent dans votre chambre d'hôtel – ils vous font la totale. Peu importe le niveau hiérarchique de l'officiel. »

Mercredi, le ministre du renseignement israélien Yuval Steinitz a rejeté ces allégations d'espionnage, en affirmant que "Israël n'espionner pas aux États-Unis, ne recrute pas d'espions aux États-Unis, et ne collecte pas de renseignements aux États-Unis" De même, le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré il "ne donnerait pas son 'accord à une quelconque activité d'espionnage aux États-Unis, ni directement ni indirectement." Il qualifié de « malveillantes » les allégations, attribuées par Newsweek à des responsables du renseignement qui ont briefé le Congrès.

Mais les anciens membres des services secrets tout comme ceux actuellement en fonctions campent sur leurs positions.
« Ça prend vraiment toutes les formes qu'on peut imaginer, » déclare un ancien agent des services de renseignements dont le visage a été familier pensant des dizaines d'années aux équipes dirigeantes de plusieurs agences américaines de sécurité. « C'était comme ça à l'époque où les étudiants français venaient aux États Unis pour des stages, des boulots d'été ou des choses comme ça, ils devaient tous rendre compte à un agent de la DGSE française à l'ambassade, » 3des choses semblables se passent avec les Israéliens... [qui] ont beaucoup de voyageurs qui viennent séjourner aux États Unis. »

Ces accusations directes rendent furieux les soutiens d'Israël qui y décèlent un « parfum d'antisémitisme. » Les responsables, passés ou présents, des services secrets qui se sont opposés à une libération anticipée de Pollard ont eux aussi été accusés d'antisémitisme.

Le nombre élevé de jeunes Israéliens qui dépassent leur durée autorisée de séjour a été un point de blocage dans la démarche d'Israël pour sortir de la liste des pays pour lesquels un visa est exigé. Un autre point est l'absence de signalement régulier à Interpol des passeports perdus ou volés. Un problème plus important a été le traitement brutal que ce pays inflige aux Arabo-américains et aux activistes pro-palestiniens qui se rendent en Israël. Mais les efforts d'Israël pour se procurer les secrets militaires, scientifiques et industriels des États Unis sont aussi apparus comme un obstacle majeur, si ce n'est le principal obstacle dans la normalisation des relations au niveau des visas, selon des sources au Congrès.

« J'ai assisté à ce briefing – il y en a eu plusieurs » effectués en 2013 par des membres des services de sécurité américains sur l'espionnage israélien, a déclaré à Newsweek un ancien attaché parlementaire. « A celui auquel j'avais assisté, étaient présents des cadres supérieurs des affaires étrangères, la commission au grand complet, la sous-commission... des représentants du judiciaire, des Républicains, des Démocrates, les chefs de groupe parlementaires. Je ne pense pas qu'il y avait ne serait-ce qu'une seule personne qui ne travaillait pas pour un parlementaire qui n'était pas ardemment pro-israélien, » dit-il.

« Et après coup, nous disions, 'Impossible. Vous avez dû raconter des putains de blagues.' » Les preuves sur l'espionnage israélien étaient écrasantes, dit-il. L'exemption de visa n'était plus d'actualité.

« Les voix dans la pièce, » se souvient l'attaché parlementaire disaient, « 'En aucune manière cela ne peut être possible.' »

jeudi 8 mai 2014

Espionnage sioniste aux Etats Unis, trop c'est trop!

La presse en parle et cette affaire est un signe de plus que les relations entre l'entité sioniste et les Etats Unis vont vers des temps plus tumultueux et difficiles pour le régime sioniste.

Ce dont parle la presse, c'est bien sûr des réticences des Etats Unis à dispenser les ressortissants sionistes de visa pour pénétrer sur leur territoire au motif que l'Etat juif pratique un espionnage agressif sur le territoire de l'Oncle Sam.

Et ce, en dépit de l'arrestation de certains agents sionistes, le plus connu étant Jonathan Pollard, un analyste qui travaillait pour l'US Navy et qui a livré quantité de secrets importants à ses officiers traitants, nombre de ces secrets ayant fini dans les bureaux du KGB soviétique en contrepartie, suppose-t-on d'autorisations d'émigration pour les Juifs d'URSS.

Les organisations sionistes restent mobilisées en faveur de Jonathan Pollard
Je vous livre l'article original sur lequel sont basés tous les comptes rendus en langue française. Cet article n'omet pas aussi le fait que les autorités américaines n'apprécient pas forcément que les sionistes demandent que l'exemption de visa ne soit pas complètement réciproque puisqu'ils veulent se réserver le droit de filtrer les ressortissants arabo-américains, chose difficilement acceptable pour un pays qui se veut celui de tous ses citoyens.

Israël ne cessera pas d'espionner les États-Unis

par Jeff Stein, The Daily Beast (USA) 6 mai 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Qu'est-il advenu de l'honneur chez les voleurs? Lorsque la National Security Agency s'est fait prendre à écouter le téléphone cellulaire de la chancelière allemande Angela Merkel, on a considéré que c'était une manière choquante de traiter une amie. Maintenant les responsables du renseignement américain disent-quoique très discrètement, derrière des portes closes sur Capitol Hill [le Congrès des États Unis]-que nos «amis» israéliens sont allés trop loin dans leurs opérations d'espionnage ici.

Selon des notes confidentielles relatives à la législation visant à alléger les restrictions pour les visas exigibles des ressortissants israéliens, les actions de Jérusalem pour voler les secrets US sous le couvert de missions commerciales et de contrats communs en matière de technologie de défense ont « franchi des lignes rouges».

Les activités d'espionnage d'Israël en Amérique sont sans équivalent et sont indignes, ont déclaré les responsables du contre-espionnage aux membres des Commissions judiciaire et des affaires étrangères, elles vont bien au-delà des activités menées par d'autres proches alliés, comme l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et le Japon. Un attaché parlementaire en poste au Congrès et au courant de la teneur d'un briefing de janvier dernier a qualifié ce témoignage de "très décevant ... alarmant ... même terrifiant." Un autre attaché l'a qualifié de «dommageable».

Objectif principal de l'État juif: les secrets industriels et techniques de l'Amérique.

"Aucun autre pays proche des États-Unis ne va jusqu'à dépasser la limité en matière d'espionnage comme le font les Israéliens", a déclaré un ancien membre du personnel du Congrès qui avait assisté à une autre réunion d'information classifiée à la fin de 2013, une des nombreuses réunions de ces derniers mois avec des fonctionnaires du Department of Homeland Sécurity (Sécurité Intérieure, DHS), du Département d’état, du FBI et de la Direction nationale du contre-espionnage
Les services de renseignement ne vont pas dans les détails, a expliqué l'ancien employé du Congrès, mais ils ont parlé "d'espionnage industriel ici avec des missions commerciales ou avec des entreprises israéliennes partenaires d'entreprises américaines, [ou] des agents de renseignement sous le contrôle direct du gouvernement , ce qui signifie je suppose, de l'ambassade [israélienne] ".

Un porte parole de l'ambassade israélienne a démenti catégoriquement ces accusations mardi après avoir d'abord refusé de s'exprimer sur le sujet. Aaron Sagui a déclaré à Newsweek : « Israël ne mène pas d'activités d'espionnage aux États Unis, point final. Nous condamnons ces accusations mensongères et scandaleuses qui sont dirigées contre Israël. » Les représentants de deux agences de renseignement américaines , tout en reconnaissant des problèmes avec des espions israéliens, n'ont pas voulu parler [avec la presse] des témoignages classifiés. Un représentant du Département d’état a simplement dit que des personnels des affaires consulaires et israélo-palestiniennes ont informé les membres du Congrès sur les problèmes de réciprocité du visa.

Bien sûr, les États Unis espionnent eux aussi Israël. « C'était le dernier endroit où on avait envie de partir en vacances, » a dit à Newsweek un ancien agent de haut rang de la CIA, à cause de la surveillance israélienne extrêmement pesante. Mais le niveau de l'activité d'espionnage israélien ici [aux USA] ulcère maintenant le contre espionnage américain.

« Je ne pense pas que quiconque ait été surpris par ces révélations, » déclare l'ancien attaché au Congrès. « Mais quand vous prenez du recul et que vous entendez... qu'aucun autre pays ne tire avantage de notre partenariat de sécurité comme le font les Israéliens à des fins d'espionnage, c'est assez choquant. Je veux dire, personne ne devrait perdre de vue que malgré tout ce qu'on a pu écrire sur [Jonathan] Pollard, ça continue. »

Israël et les organisations pro-israéliennes aux États Unis font pression depuis longtemps sur l'administration américaine pour qu’elle libère Pollard, un ancien analyste des services de renseignements de la marine américaine qui purge une peine de prison à vie depuis 1987 pour avoir volé des dizaines de milliers de secrets pour le compte d'Israël (le contre espionnage américain soupçonne Israël d'avoir échangé avec Moscou une partie des informations à l'époque de la Guerre Froide en échange de l'émigration des Juifs de Russie). Après avoir nié pendant une dizaine d'années que Pollard émargeait auprès d'elles, les autorités israélienne ont présenté des excuses et promos de ne plus espionner sur le sol des États Unis. Depuis, d'autres espions israéliens ont été arrêtés et condamnés par des tribunaux américains.

I.C. Smith, un ancien haut gradé du FBI spécialisé dans le contre espionnage à l'époque de l'affaire Pollard, affirme à Newsweek que, « Au début des années 1980, s'occuper des Israéliens était, pour ceux à qui était confiée cette mission, extrêmement frustrant. Les Israéliens avaient une confiance totale en leur influence, spécialement sur le Congrès, pour se débrouiller à peu près de n'importe quel problème. C’était l'époque de la Criteria Country List – qui deviendra ensuite la National Security Threat List, liste des menaces à la sécurité nationale – et je trouvais incroyable que le Vietnam et Taïwan, par exemple, y figurent alors qu'aucun de ces deux pays n'avait mené des activités comparables même de loin avec celles de l'affaire Pollard, et qu'aucun de ces deux pays n'avait une capacité comparable à mener des activités de ce genre. »

Alors que tout ça se passait, Israël faisait un intense lobbying pour figurer sur la liste restreinte des pays (38 à ce jour) dont les citoyens sont dispensés de visa pour séjourner aux États Unis.

Récemment encore, la pierre d'achoppement était le traitement discriminatoire et parfois brutal infligé par l’État juif aux ressortissants arabo-américains et palestino-américains qui veulent entrer en Israël. Israël n'a pas non plus satisfait à une autre exigence du programme, comme de signaler rapidement et régulièrement les passeports perdus et volés, disent les officiels – un problème d'autant plus sensible depuis qu'on a découvert que des Iraniens avaient embarqué avec de faux passeports dans l'avion de la Malaysia Airlines qui a disparu.

« Mais c'est la première fois que des attachés parlementaires ont indiqué que les inquiétudes en matière de renseignements et de sécurité nationale sont aussi pris en considération pour l'admission d'Israël dans le programme d'exemption de visa, »écrivait le mois dernier Jonathan Broder, chef de la rubrique défense et diplomatie de CQ Roll Call, un site d'information consacré à Capitol Hill. « La communauté américaine du renseignement s'inquiète du fait que l'admission d'Israël dans le programme d'exemption du visa rende plus facile l'entrée des espions israéliens dans le pays. »

Les Israéliens « pensaient qu'ils n'avaient qu'à claquer les doigts » et trouver des amis au Congrès pour obtenir une changement de la réglementation sur le visa, déclare un attaché parlementaire, en contournant les embûches posées par le Department of Homeland Security (DHS). Mais face à la résistance des services secrets US, Israël a récemment fait part de sa disponibilité à collaborer avec le DHS, affirment des officiels israéliens et américains. « Israël est intéressé par l'admission dans le programme d'exemption de visa et fait des pas concrets pour satisfaire à ses conditions, » a déclaré à Newsweek Aaron Sagui, le porte parole,de l'ambassade israélienne. « Tout récemment, les États Unis et Israël ont décidé de constituer un groupe de travail pour faire avancer le processus, » a ajouté Sagui, précisant que « le vice-ministre israélien des affaires étrangères Zeev Elkin conduira la délégation israélienne. » Il a refusé de dire quand la délégation d'Elkin allait arriver.

Les attachés parlementaires se sont rengorgés à cette annonce. « Les Israéliens n'ont strictement rien fait pour être admis dans le programme d'exemption de visa, » affirme l'ex attaché parlementaire, faisant écho aux points de vue de deux autres collaborateurs parlementaires qui travaillent sur ce dossier. « Je veux dire, si les Israéliens se retrouvaient dans le programme d'exemption de visa et si nous étions en mesure de répondre à ces préoccupations [des services de renseignements] – formidable, ce sont nos proches alliés, il y a de solides relations économiques et culturelles entre les deux pays, ce serait magnifique si plus d'Israéliens pouvaient venir ici sans visas. Je suis certain que ça ferait affluer l'investissement et l'argent des touristes dans notre économie et ainsi de suite. Mais ce que je trouve vraiment drôle, c'est qu'ils n'ont absolument rien fait pour entrer dans le programme. Ils pensent que leurs amis au Congrès peuvent obtenir leur admission, et ce n'est pas le cas. Le Congrès peut lever un ou deux obstacles, mais il ne peut pas simplement légiférer pour faire admettre les Israéliens [dans le programme sans satisfaire à certains critères, NdT].

Le chemin vers les exemptions de visa passe par le DHS et peut nécessiter plusieurs années ? Pour le Chili, il a fallu trois ans, a indiqué un officiel du gouvernement sous couvert d'anonymat ; pour Taïwan, « plusieurs » années. Les critères requis comprennent « une amélioration des échanges d'informations judiciaires et relatives à la sécurité avec les États Unis ; le signalement en temps opportun des passeports perdus ou volés ; et l'application de normes élevées en matière de contre terrorisme, de police judiciaire, de contrôle des frontières, de l'aviation et de la sécurité des documents, » lit-on dans une déclaration du DHS.

Israël n'est pas près de satisfaire à ces critères, observe un attaché parlementaire. « Il faut mettre en place des passeports lisibles à la machine – les e-passeports munis d'une puce électronique. Les Israéliens viennent à peine de commencer à en délivrer à leurs diplomates et à leurs hauts fonctionnaires et ainsi de suite, et il ne sera probablement pas diffusé au reste de la population avant encore dix ans. »

Mais le contre espionnage américain aura le dernier mot. Et comme il n’y a pas plus de chances qu'Israël cesse d'espionner ici qu'il n'y en a qu'il renonce au pain azyme pour la Pâque juive, la barrière du visa va sans doute rester en place.

Comme Paul Pillar l'ancien officier de la CIA en charge du Proche Orient et de l'Asie du Sud l'a dit à Newsweek, il est difficile de rompre avec de vieilles habitudes : les sionistes dépêchaient des espions en Amérique avant même la création d'Israël , pour collecter de l'argent et du matériel pour la cause et par la suite pour l’État naissant. Des composants essentiels des bombes nucléaires israéliennes ont été obtenues clandestinement ici. « Ils ont trouvé des moyens inventifs et créatifs, » affirme Pillar, pour obtenir ce qu'ils veulent. [le producteur de cinéma Arnon Milchan a admis avoir travaillé comme espion pour le régime sioniste au profit notamment de son programme d'armes atomiques, NdT].
Arnon Milchan en compagnie de Brad Pitt et Angelina Jolie. Milchan a notamment
produit Brazil, Pretty Woman , Fight Club, Daredevil et Noah.

« Si nous leur laissons le champ libre pour envoyer des gens ici, comment ferons-nous pour arrêter ça ? » ajoute l'ancien attaché parlementaire. « Ils sont incroyablement agressifs dans tous les aspects de leur relation avec les États Unis. Pourquoi leur relation avec nous en matière de renseignement serait-elle différente ? »

Jeff Stein anime la rubrique SpyTalk pour Newsweek depuis Washington, D.C.


samedi 5 janvier 2013

Un (ou deux) agent(s) sioniste(s) en difficulté en Syrie


La prétendue révolution syrienne nous a réservé un certain nombre de surprises, dont la moindre n’a pas été de voir les monarchies du Golfe, adeptes d’une démocratie avancée et éclairée pour leurs administrés, apporter un soutien multiforme à ceux qui ont pris les armes pour renverser le président Bachar al-Assad.

Une autre surprise de taille fut de voir débarquer dans le territoire syrien de nombreux militants démocrates armés non seulement de fusils mais de bannières du genre de celles que brandissent les ultra-fondamentalistes qui se reconnaissent dans des personnages comme Aymen Ez Zawahiri.

Il est vrai que, comme ce dernier et ses émules, ils n’ont curieusement jamais porté le fer contre les terroristes sionistes.

Et parmi ces militants, on avait même pu découvrir la présence de combattants venus de Ceuta, cette portion du Maroc toujours aux mains de la monarchie espagnole.
Des gens qui n’ont donc jamais levé le petit doigt pour mettre fin à cette situation absurde mais qui se découvrent une ardeur belliqueuse suffisamment forte pour les transporter à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux, laissant femmes et enfants.

Dans le même ordre d’idée on peut lire cette information curieuse à plus d’un titre dans le Yediot Aharonot, ce journal du Sionistan.

On y apprend en effet  que
Un Arabe Israélien qui est passé de Turquie en Syrie et a rejoint les rebelles qui combattent pour renverser le président Bachar Assad a dit à sa famille qu’il avait des difficultés pour rentrer en Israël parce que les rebelles ont brûlé son passeport.
 L’homme affirme que les rebelles lui ont dit “quiconque nous rejoint ne retourne plus dans sa famille.”
Cette fois nous avons donc un type, apparemment Palestinien qui réside dans l’entité sioniste qui n’a pas d’autre chose à faire que de combattre contre le gouvernement syrien !

En prêtant un peu attention à l’article on apprend en fait que ce palestinien est avec un autre citoyen de l’entité sioniste, dont on ne sait s’il est Arabe, Druze, Juif ou autre pour employer quelques qualificatifs de nationalité qu’on trouve là-bas sur les cartes d’identité.

De fait, on ne sait rien de cet autre ressortissant de l’entité sioniste. Du premier individu par contre, sa famille qui a peur pour sa sécurité nous dit qu’il admet avoir fait une erreur.

Ce n’est pas seulement le fait pour un Palestinien qui vit en Palestine occupée  d’aller combattre en Syrie qui est curieux.

Ce qui est encore plus étrange en effet, c’est de voir cet individu se lamenter sur la disparition de son passeport, comme s’il s’était servi de ce document pour entrer en territoire syrien !
Je le vois bien en effet montrer d’abord son passeport aux douaniers Turcs avant de faire la même chose avec leurs confrères Syriens.

N’importe quoi !

Alors pourquoi ces bizarreries ?

Probablement parce que ce jeune Palestinien s’est fait monter la tête par un agent des services secrets sionistes, précisément l’autre ressortissant de l’entité qui est avec lui en Syrie. Le titre du journal ne porte pourtant que sur un individu, tout simplement par ce que c’est cet individu et sa famille qui paniquent devant cette situation.

Le contact avec la famille est sans doute le signal donné aux autorités sionistes pour qu’elles organisent tranquillement la sortie du territoire de ses «brebis égarées,» soit un imbécile heureux et un agent de renseignement.

C’est ainsi que je comprends la conclusion de l’article qui nous dit que le ministère sioniste des affaires étrangères a contacté 
“des éléments en Turquie dans une démarche visant à atteindre les deux [israéliens] disparus dont on pense qu’ils sont entrés en Syrie, mais pour l’instant il n’y a pas dé développements."
Les sionistes s’expriment souvent d’une manière ambigüe, et ce passage ne fait pas exception puisque nous pouvons lire que le ministère a contacté des « éléments en Turquie» alors qu’il existe bel et bien une représentation diplomatique sioniste à Ankara même si elle a été réduite au niveau d'un chargé d’affaires.
Malgré l'hostilité populaire, il existe une ambassade sioniste à Ankara
Il existe malgré tout une ambassade sioniste à Ankara
On se demande bien alors ce que peuvent être ces « éléments ».

Sinon, ce n’est pas la première fois qu’on a une info sur les mésaventures d’un espion sioniste par des membres de sa famille inquiets.

vendredi 29 janvier 2010

Un miracle (partiellement) expliqué

C'est la première fois que je traduis un texte de Philip Gilraldi. Aujourd'hui consultant en matière de sécurité, Giraldi est un ancien agent de la CIA qui a joué un rôle important dans la révélation de certaines supercheries liées aux préparatifs de guerre contre l'Irak. C'est notamment lui qui avait dévoilé le caractère frauduleux d'un document supposé attester de démarches irakiennes en vue de se procurer de l'uranium au Niger.
Je ne me risquerai pas à définir Philip Gilardi comme un homme de gauche. Je crois qu'il s'agit avant tout d'un patriote qui aimerait que son pays définisse ses politiques en fonction de ses propres intérêts et non en fonction de ceux d'une tierce partie. Le cheminement vers la guerre contre l'Irak a semble-t-il été pour de nombreux Américains informés un révélateur du degré d'influence qu'une tierce partie, l'entité sioniste, exerce dans leur pays qui s'est retrouvé embarqué dans une guerre d'invasion qui n'a nullement servi ses intérêts. De fait, la présence militaire des USA en Afghanistan et en Irak, qu'on aurait pu considérer comme l'apogée d'une puissance impériale, marque en réalité son déclin car ces guerres ont été menées au prix d'un lourd déficit budgétaire, qui n'a pas servi à renforcer l'économie US, et d'un endettement extérieur qui fait de Washington le débiteur de Pékin.
De quoi inquiéter tout citoyen lucide...
La lucidité, Giraldi n'en manque pas et c'est elle qui le fait réagir à une tribune libre publiée par un certain David Brooks dans le New York Times. M. Brooks écrit donc pour manifester son émerveillement devant l'essor de la technologie dans l'entité sioniste qu'il situe dans le droit fil des performances des Juifs aux Etats Unis. (Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien). Ainsi David Brooks écrit-il au début de son article:
Les Juifs représentent 2 % de la population des Etats Unis, mais 21 % des étudiants de l'Ivy League [groupe des hut plus fameuses universités du nord-est des USA, dont Yale, Harvard et Princeton], 26 % des lauréats du Kennedy Center [distinctions dans le domaine de la culture], 38 % de ceux qui figurent dans une liste des plus importants philanthropes, 51 % des lauréats du prix Pulitzer hors fiction. 
On sent comme des relents de sentiment de supériorité. Ca nous rappelle quelque chose en ces temps de commémoration de l'holocauste. Oui, ça nous rappelle quelque chose, mais quoi au juste?
En homme de dossiers, Giraldi, s'il ne se prononce pas sur le présent passage,  n'a par contre pas trop apprécié l'exposé dithyrambique sur les miracles technologiques de Sion. Ci-après, sa réaction circonstanciée.

Voler la réussite à la manière de Tel Aviv
par Philip Giraldi, Antiwar (USA) 27 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Une curieuse tribune libre intitulée "The Tel Aviv Cluster" écrite par le néoconservateur notoire David Brooks est parue dans le New York Times du 12 janvier. Brooks ne tarissait pas d'éloges sur les prouesses du secteur israélien de la haute technologie, attribuant en grande partie son succès à l'exceptionnalisme et au génie juifs, ce qui a dû l'amener à un moment de bonheur ineffable, car Brooks est Juif lui-même. Qu'Israël dispose d'un secteur technologique en essor est absolument vrai, mais Brooks a omis de mentionner d'autres facteurs qui y contribuent comme les 101 milliards d'aide économique et militaire apportés par les Etats Unis pendant plus de quatre décennies, et qui ne comprennent pas les 30 milliards de dollars récemment approuvés par le président Barack Obama. L'aide américaine a financé et alimenté la croissance économique israélienne tandis que le libre accès et même parfois le "traitement préférentiel", accordé aux exportateurs israéliens via l'accorde de libre échange de 1985, a ouvert aux Israéliens l'énorme marché US pour y vendre leurs produits et services. Par décision du Congrès, les entreprises israéliennes peuvent même soumissionner pour la plupart des contrats de l'Etat fédéral et des Etats fédérés exactement comme si elles étaient des entreprises étatsuniennes.

De façon caractéristique, Brooks n'était pas gêné par le fait que le contribuable Américain subventionne le développement d'entreprises israéliennes combiné au libre accès au marché US et aux contrats publics élimine des emplois locaux et affaiblit les entreprises en compétition de ce côté ci de l'Atlantique. Et il existe un autre aspect de l'essor du secteur israélien de la haute technologie qu'il a, de manière compréhensible, choisi d'ignorer parce qu'il est extrêmement louche. Il s'agit de l'avantage significatif obtenu par Israël en pillant systématiquement la technologie américaine d'application civile comme militaire. La technologie développée par les Etats Unis se retourne alors contre eux et est utilisée par les Israéliens pour soutenir leurs propres exportations avec des coûts de recherche et développement considérablement réduits, ce qui leur donne un grand avantage sur les entreprises américaines. Parfois, quand la technologie est de nature militaire et se retrouve entre les mains d'adversaires des Etats Unis, les conséquences peuvent être graves. Israël a vendu des systèmes d'armes évolués à la Chine dont on pense qu'ils incorporent de la technologie développée par des sociétés américaines, comme le missile air-air Python-3 et le missiole de croisière Delilah. Il est également prouvé qu'Israël a aussi volé l'avionique du missile Patriot pour l'intégrer dans son propre système Arrow et qu'elle a aussi utilisé de la technologie US obtenue dans le cadre de son programme de développement du chasseur Lavi, qui a été finance par le contribuable US à hauteur d'1,5 milliard de dollars, pour aider les Chinois à développer leur propre chasseur J-10

La réalité de l'espionnage israélien est indiscutable. Israël figure toujours en très bonne place dans le rapport annuel du FBI intitulé "Foreign Economic Collection and Industrial Espionage." Le rapport 2005 observe que "Israël a un programme actif pour recueillir des informations confidentielles au sein des Etats Unis. Ces activités visent en priorité à obtenir des informations sur les systèmes militaires et sur des applications informatiques avancées qui peuvent être utilisées par l'importante industrie d'armement d'Israël." Il ajoute qu'Israël recrute des espions, recourt à des méthodes électroniques, pénètre des systèmes informatiques pour obtenir de l'information. La rapport 2005 concluait que ces vols ont érodé l'avantage militaire des Etats Unis, permettant à des puissances étrangères d'obtenir des technologies coûteuses qu'il a fallu des années pour développer.

En 1996, un rapport du Defense Investigative Service notait qu'Israël a connu une grande réussite dans le vol de la technologie en exploitant les nombtreux projets de copreoduction passés avec le Pentagone. "Placer des citoyens Israéliens dans les industries clef... est une technique utilisée avec grand succès." L'examen par le  General Accounting Office (GAO) de l'espionnage dirigé contre les industries américaines de la sécurité et de la défense expliquait comment des citoyens Israéliens résidant aux USA avaient volé des technologies sensibles destinées à la fabrication de canons d'artillerie, comment ils avaient obtenu les plans classifiés d'un système de reconnaissance et transmis des projets aérospatiaux à des tiers non autorisés. Une entreprise israélienne avait été prise à surveiller un système de télécommunications du Département de la Défense pour obtenir des informations secrètes tandis que d'autres entités israéliennes ciblaient l'avionique, la télémétrie pour missiles, les communications aviation, les logiciels et les matériaux et revêtements avancés utilisés pour le retour dans l'atmosphère des missiles. Le GAO concluait qu'Israël "est de tous les alliés US celui qui conduit la plus agressive action d'espionnage contre les Etats Unis." En juin 2006, un juge administratif du pentagone avait annulé l'appel interjeté par un Israélien qui s'était vu refuser un permis spécial de sécurité au motif que "L'Etat d'Israël est activement engagé dans l'espionnage industriel et militaire aux Etats Unis. Un citoyen Israélien travaillant aux USA qui a accès à des informations confidentielles est susceptible d'être l'objet de ce genre d'espionnage." Plus récemment, John Cole, agent du contre espionnage au FBI a rapporté que combien d'affaires d'espionnage par Israël sont classées sans suité sur injonction du Département de la Justice. Il donne une "estimation prudente" de 125 enquêtes dignes d'intérêt portant sur l'espionnage israélien et impliquant des citoyens américains et israéliens qui ont été interrompues en raisons de pressions politiques venues d'en haut.

Deux affaires récentes qui ont été relatées par la presse israélienne mais ont été étrangement absentes dans les informations de ce côté de l'Atlantique démontrent précisément ce qui se passe et ce qui est en jeu. La première affaire confirme que les efforts isréeliens pour obtenir de la technologie US se poursuivent. Un scientifique qui travaille pour le gouvernement US, Stewart David Nozette, a été arrêté le 19 octobre 2009 au cours d'une opération montée par le FBI, après qu'il ait proposé d'espionner pour Israël. Il est en prison en attendant son procès. De nouveaux document sur cette affaire ont été présentés la semaine dernière devant la Cour Fédérale de Washington. Les documents confirment que Nozette était un consultant rémunéré d'Israel Aerospace Industries (IAI) à qui il aurait transmis des informations classifiées en échange d'environ 225 000 dollars d'honoraires. L'examen de son ordinateur par le FBI a révélé qu'il préparait la "pénétration de la NASA" l'agence spatiale US et qu'il essayait aussi d'infiltrer les ordinateurs d'autres savants pour obtenir plus de données classifiées. D'autres documents prouvent qu'il coopérait avec deux sscientifiques Israéliens membres de la direction d'IAI, Yossi Weiss et Yossi Fishman. Nozette a fait plusieurs séjours en Israël sans les déclarer, ce qu'il avait l'obligation de faire en raison du caractère de haute sécurité de ses autorisations. Le FBI disposerait aussi de lettres incriminantes et d'autres documents extraits de son ordinateur.

La deuxième affaire concerne la vente en suspens de 25 avions de combat F-35 à Israël. Le F-35 est un des avions de chasse les plus sophistiqués au monde. D'une valeur de 130 millions de dollars, les avions devraient être achetés avec l'argent de l'aide militaire des Etats Unis, ce qui veut dire qu'ils seraient en fait un cadeau des contribuables des Etats Unis. Mais Israël tergiverse sur la vente parce qu'elle voudrait installer certains de ses propres équipements dans l'avion. Le Pentagone a déjà fait quelques concessions est peu disposé à donner son accord à toutes les modifications parce que cela nécessiterait de donner aux Israéliens un accès complet à tous les systèmes informatiques et avioniques évolués de l'appareil. Israël veut aussi être indépendante pour la maintenance des avions, ce qui nécessite également un accès complet à tous les systèmes. Ce serait bien d'imaginer que le Pentagone veuille conserver la mainteance entre des mains américaines pour préserver des emplois, mais le Département de la Défense ne s'est jamais préoccupé des travaileurs US quand il s'agit d'Israël, et la véritable raison de l'impasse est que Lockeed-Martin et le Pentagone savent tous deux qu'Israël volera tout ce qu'elle pourra si elle obtient cet accès. Elle utiliserait alors ces technologies pour vendre ses propres productions à un prix inférieur à celui des entreprises US. Le résultat serait triplement négatif pour l'Oncle Sam: des avions coûteux sont cédés à Israël gratuitement, la technologie est ensuite volée, et des ventes futures disparaissent car nos amis Israéliens vendent au rabais leurs versions de systèmes d'armes basés sur la technologie volée.

Alors, je voudrais dire à David Brooks qu'il y a certainement un boom de la haute technologie en Israël, mais qu'il est moins le fruit d'un miracle que celui d'une longue série de vols et de manipulations alimentés par l'argent des contribuables Américains et ke connivence d'un Congrès qui est toujours désireux de faire des faveurs à un pays qu'il semble aimer plus que n'importe quel autre. Je suis sûr que les Américains veulent du bien à Israël et applaudissent la propspérité qui dérive de leur propre industrie et inventivité, mais il est aussi temps de mettre un terme aux vieilles habitudes et de retirer la main israélienne de notre poche. Je suis certain que le boulot de Brooks est assez peinard et bien payé, mais de nombreux Américains sont sans au chômage, alors prenons quelques mesures pour protéger notre économie des voleurs d'informations de Tel Aviv et gardons ici notre argent et nos emplois.

dimanche 29 novembre 2009

Quel rôle pour les services secrets américains dans les attentats de Mumbai en novembre 2008?

Les attentats de Mumbai en novembre 2008 avaient fait couler beaucoup d’encre et, malheureusement, beaucoup de  sang.
Un seul des auteurs présumés est actuellement aux mains de la justice indienne, les autres ayant péri au cours des attaques.
J’avais, comme d’autres à l’époque, pointé un certain nombre de problèmes liés à ces attaques meurtrières.
Cette affaire, une fois l’émotion résorbée, est passée pratiquement aux oubliettes de l’information sauf en Inde où se déroule en ce moment le procès de l’unique assaillant arrêté.
Et en Inde, on parle beaucoup d’une autre personne impliquée dans ces attentats, un certain David Coleman Headley alias Daood Gilani, un citoyen pakistano-étatsunien.

Je vous laisse découvrir dans l’article qui est David Coleman Headley: il y a vraiment de quoi être perplexe et souscrire (les yeux ouverts) à une théorie du complot.

Si l’article nous dit bien que Headley, lorsqu’il séjournait en Inde, se présentait souvent comme un agent de la CIA à ses interlocuteurs, il omet de nous dire autre chose tout aussi important: entre 2006 et 2008, Headley a tenu à Mumbai un bureau d’immigration |une officine pour aider les gens à émigrer] et se faisait passer pour juif.

Je vous laisse tirer vos propres conclusions mais permettez-moi d’esquisser les miennes: l’Inde sera dans relativement peu de temps une puissance mondiale de tout premier plan, comme la Chine ou le Brésil. Ce pays occupe en outre une position géographique stratégique aux confins de la Chine, du Pakistan et non loin de l’Iran et de tout le Moyen Orient.
Ceci n’a échappé à personne et surtout pas aux sionistes qui préparent ces changements en essayant d’investir à leur manière ces contrées. Comme d’habitude, leur démarche passe par les communautés juives locales, il en existe de fort anciennes en Chine et en Inde. Simplement, ces communautés ne sont pas forcément sionisées et leur embrigadement passe par une politique de terreur «antisémite» qui ouvre la voie à leur prise en main par les officines du gang de tel Aviv.
Les attentats de Mumbai s’inscrivent parfaitement dans cette démarche de contrôle de la communauté juive en assurant une prise en main des «chabad houses» et l’intervention sur place, avec l’accord des autorités locales, des « spécialistes » sionistes de la sécurité. Car l’entité sioniste s’appuie bien sûr sur les intérêts des pouvoirs locaux et sur les contradictions qui existent en leur sein.
On peut lire par exemple dans le Telegraph de Calcutta:

De manière curieuse, la tuerie de Juifs [à Mumbai] a amené la petite et très efficace machine militaire d’Israël à aider l’Inde, même si New Delhi a longtemps été un partisan de la cause palestinienne.
Et un peu plus loin:
A l’avenir, l’Inde, en cas de besoin, peut s’attendre à voir le Mossad, la machine de vengeance mortelle d’Israël, basculer en sa faveur. Il travaille probablement dès maintenant à «capturer» ceux qui au Pakistan étaient responsables [des attentats].
L’Inde est par aussi, rappelons-le, une destination privilégiée pour de nombreux toxicomanes ex-soldats de l’armée sioniste.

Les sionistes se préparent donc dores et déjà au déclin de leur protecteur américain dans une stratégie qui, si elle semble fonctionner avec l’Inde, rencontre plus de difficultés avec la Chine qui, avec son système politique et sa culture confucéenne, est un pays plutôt imperméable aux influences étrangères qu’il n’a pas délibérément choisies. Peut-être les sionistes n’ont-ils tout simplement pas encore trouvé la bonne porte d’entrée dans l’Empire du Milieu? Celle des «justes parmi les nations» ne semble guère prometteuse car on a pu trouver que deux Chinois à mettre sur la liste dont l’un au moins était un plénipotentiaire de la république de Chine, confinée aujourd’hui à Taï Wan que Pékin ne désespère pas de récupérer. Autre difficulté, la communauté « juive » chinoise ne représente aujourd’hui que quelques centaines de personnes dont la qualité de juifs est d’ailleurs disputée par la loi halachique qui considère qu’est juif celui dont la mère est juive alors que chez les « Juifs » Chinois, elle se transmet par le père.


Headley est-il un agent secret Américain devenu renégat?
TNN, Times of India le 27 novembre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

NEW DELHI: C’est un complot qu’on aurait pu tirer tout droit des univers de bluff et de double bluff créés par John le Carre et Frederick Forsyth. Sauf qu’il semble s’être joué dans la vraie vie, pour le malheur de centaines de personnes innocentes. L’hypothèse séduisante selon laquelle David Headley pourrait avoir été un agent secret Américain infiltré qui serait devenu ripou travaille beaucoup de monde ici alors que les autorités US gardent ce djihadiste du Lashkar basé aux Etats Unis hors de portée des enquêteurs Indiens.

Pour rendre l’histoire encore plus dramatique, Headley pourrait avoir justement avoir donné aux services secrets US des informations qui ont empêché un attentat du Lashkar en septembre à Mumbai. La théorie – et ce n’est encore qu’une théorie – est que Headley a été utilisé pour infiltrer le Lashkar, mais s’est progressivement laissé prendre par l’influence des mêmes terroristes qu’il était supposé espionner.

Tiraillé entre deux allégeances, il pourrait avoir continué à donner des informations à ses officiers traitants Américains, et un tuyau fourni par lui pourrait même avoir aidé à éviter un attentat initialement prévu pour septembre. Mais il semble s’être engagé résolument dans le Lashkar après cela, ce qui pourrait être une des raisons qui expliquent pourquoi les services secrets américains ont été pris au dépourvu par les attaques du 26/11.

En Inde, Headley se présentait souvent comme un agent de la CIA. Mais les soupçons selon lesquels il est un agent renégat découlent surtout de l’information toute récente sue le fait que Headley, un homme avec un œil vert et l’autre brun, pouvait circuler aisément aux Etats Unis et au Pakistan en dépit de démêlés judiciaires aux USA.

Un profil publié récemment par le New York Times affirmait qu’en 1998, Headley (alors connu sous l’identité de Daood Gilani) avait été condamné pour tentative de contrebande d’héroïne entre le Pakistan et les Etats Unis. « Les dossiers du tribunal montrent qu’après son arrestation il avait fourni tant d’informations sur son rôle personnel dans le trafic de drogue qui durait depuis plus de dix ans, et sur ses fournisseurs Pakistanais qu’il avait été condamné à moins de deux ans de prison avant de se rendre au Pakistan pour mener des opérations d’infiltration et de surveillance pour la Drug Enforcement Administration (DEA), » signalait l’article du New York Times.

Ce qui laisse entendre que Headley avait passé un accord avec les autorités des Etats Unis qui l’autorisait à s’en tirer avec une peine réduite en échange d’une promesse de coopération.

Pour beaucoup ici, cela signifie aussi qu’il était quelqu’un de connu par les autorités des Etats Unis chargées de la répression du trafic de drogue et du terrorisme. Après le 11 septembre, les cloisons entre ces services étaient tombées en raison des liens entre la drogue et le terrorisme, particulièrement dans le contexte pakistano-afghan où les missions de la DEA et de la CIA s’imbriquent étroitement. Fait surprenant, la déclaration sous serment du FBI contre Headley ne mentionne pas son accord avec la DEA.

La déclaration sous serment du FBI contre Headley indique qu’il a changé son nom de Daood Gilani pour celui de David Coleman Headley en 2008 pour dissimuler son passé criminel. Comme il l’avait dit à un policier de l’air et des frontières en août 2009, c’était pour se donner la liberté de voyager inaperçu – il disait que son nouveau nom éveillait beaucoup moins de soupçons quand il voyageait.

C’est un fait que des terroristes masquent leur identité religieuse pour passer au travers de la surveillance antiterroriste, avec des organisations terroristes qui cherchent à recruter des Caucasiens (des blancs) pour de nouvelles frappes. Mais on doute généralement qu’un simple changement de nom pourrait avoir fonctionné dans le cas de Headley compte tenu de ses problèmes avec la loi mais surtout à cause des destinations où il se rendait.

Compte tenu de la réputation bien établie du Pakistan comme plaque tournante du terrorisme international, les gens qui partent de ce pays ou s’y rendent éveillent aussitôt la vigilance dans les aéroports du monde entier. De plus, Headley rencontrait souvent ses contacts aux Emirats Arabes Unis – un lieu de rendez-vous bien connu des terroristes et des trafiquants, et un endroit du plus haut intérêt pour les services chargés de la répression.

Les sceptiques ont trouvés intriguant que des agences hypersensibles des Etats Unis n’aient rien trouvé à redire aux tampons sur le passeport US de Headley. Si les sceptiques ne pensent pas avoir encore de réponse, ils inclinent vers la possibilité que Headley ait été un agent infiltré qui, tiraillé entre deux exigences contradictoires, celles de ses compagnons djihadistes qu’il devait infiltrer et celle de ses maîtres Américains, serait parti à la dérive.

Headley, de son propre aveu, a rejoint le Lashkar-e-Taiba en 2006 et a suivi un entraînement dans un des camps terroristes de cette organisation terroriste.

Ceux qui adhèrent à la théorie de « l’agent renégat » inclinent à penser que ceci était connu des Américains, toujours soucieux de soutirer des informations sur des groupes terroristes difficiles à pénétrer. Ils ont aussi le sentiment que les services US étaient peut-être conscients que l’année dernière, Headley était en Inde pour reconnaître des cibles pour des attaques du Lashkar initialement prévues pour septembre – comme l’a confirmé Ajbal Kassab dans sa déposition – et qui ont finalement été commises le 26 novembre. Au contraire, ils soupçonnent aussi que Headley pourrait avoir été la source de l’information qui a aidé les Américains à donner l’alerte sur l’attaque prévue en septembre de l’année dernière.

Dans leur avertissement, qui avait été transmis au gouvernement du Maharasthtra par l’Intelligence Bureau, les Américains avaient indiqué que d’importantes installations de Mumbai étaient visées par les djihadistes. De fait, l’alerte du FBI mentionnait spécifiquement le Taj et d’autres hôtels – le Marriott, le Land’s End et le Sea Rock.
On suppose que la défection de Headley est intervenue immédiatement après et que c’est peut-être une des raisons pour lesquelles les Américains n’ont pu, comme au mois de septembre, sentir l’attaque du 26:11. Cette suspicion est renforcés par le fait que c’est vers cette époque que le FBI a placé Headley sous sa surveillance, ce qui aboutit à son arrestation le 3 octobre de cette année.

Ces soupçons sont encore renforcés parce que les Américains tardent à donner un accès à Headley aux enquêteurs Indiens. On a l’espoir que les services indiens auront aussi la possibilité de parler au terroriste après que les charges – inculpation dans le lexique américain – seront formulées à son encontre le 1er janvier. Il existe aussi l’éventualité que Headley ait promis de se mettre à table à la condition de ne pas avoir à répondre à des enquêteurs venus d’Inde.

Mais au cours des échanges sur cette question, le FBI a été très réticent à discuter de Headley en détail – inattendu de la part d’un organisme qui avait promptement alerté sur les attaques que le Lashkar avait planifié pour septembre et sans l’aide duquel la percée dans l’enquête sur le 26/11 ne se serait pas produite.

mardi 20 octobre 2009

Les sionistes n'espionnent jamais dans des nations amies...


Nozette a en effet été piégé par un agent du FBI qui se faisait passer pour un agent du Mossad. Le FBI surveille bien entendu attentivement tous les chercheurs qui travaillent dans des domaines réputés sensibles, ce qui est le cas de Nozette.
Ceci dit, ce n'est pas par hasard que le FBI a tendu un piège à ce chercheur puisque, peut-on lire dans le Figaro:
Un faisceau d'indices avait poussé le contre-espionnage à lui tendre un piège : le scientifique, qui depuis 10 ans, collaborait avec une société proche du gouvernement israélien, avait effectué en janvier dernier, un voyage à l'étranger suspect. Parti avec des disques durs, il était revenu les mains vides.
 Si les autorités US veulent bien faire de Nozette un exemple, il est pour elles hors de question, lit-on dans le même article, d'incriminer l'entité sioniste.
C'est juste un avertissement

Un avertissement apparemment reçu 5 sur 5 à Tel Aviv où de hauts responsables se sont empressés d'affirmer que l'entité sioniste n'espionne pas dans les nations amies.

Un mensonge de plus ou de moins, ce n'est pas ce qui va troubler la conscience des patrons de l'espionnage à Tel Aviv. Faut pas pousser.
Mais peut-être disent-ils la vérité au fond. Car si, pour les sionistes il peut exister des gouvernements amis, il n'existe pas de nations amies. Tout au plus peut-on trouver des Justes parmi les Nations mais certainement pas de Nation Juste.
Et ce truc du juste parmi les nations, n'est pas une référence à une notion morale universelle comme les naïfs pourraient le croire, mais strictement dérivé du Talmud.
Pour être clair, si un membre de votre famille a lutté contre le nazisme pendant la seconde guerre mondiale et que son action a permis de sauver la vie de cent Tziganes ou tout simplement cent villageois du Vercors, il ne saurait recevoir l'appellation de juste parmi les nations.
Et la meilleure preuve qu'il n'existe pas de Nation Juste, c'est que partout l'antisémitisme prospère: en Espagne, en Norvège ,dans toute la Scandinavie et même en Chine. Ah oui, j'allais omettre la France, oubli réparé grâce à Dominique Strauss-Kahn selon qui l'antisémitisme monte en France. Quiconque comme Jacques Attali sera d'opinion contraire ne peut que tenir des propos délirants.



mardi 22 avril 2008

Espion sioniste aux Etats-Unis, où va se nicher la manipulation de l’information…

On apprend par une dépêche Associated Press (AP) diffusée par Yahoo actualités l’arrestation d’un ancien ingénieur militaire de l’armée des Etats-Unis sur l’accusation « d'avoir transmis des informations secrètes à Israël.» Ces informations consistent entre autres en des documents relatifs à l’armement nucléaire américain.
L’information est claire : un militaire Américain (qui jouit à n’en pas douter également de la nationalité de l’Etat sioniste) fournit à une puissance étrangère des documents confidentiels sur des questions sensibles.

Oui, mais où donc se niche la manipulation de l’information ?

Cette manipulation se retrouve dans un passage de la dépêche originale de l’AP telle que reprise par l’International Herald Tribune et qu’on retrouve dans la dépêche diffusée par Yahoo :
« La plainte déposée contre lui l'accuse d'avoir emporté chez lui plusieurs documents classés entre 1979 et 1985 et d'avoir laissé l'employé du gouvernement israélien les photographier dans sa cave. »
Le militaire a 1) emporté chez lui des documents confidentiels 2) laissé un employé de l’Etat sioniste photographier ces documents dans sa cave.
L’idée que ce militaire, qui répond du nom de Ben-ami Kadish, ait conduit « l’employé » de l’Etat sioniste dans sa cave pour précisément photographier ces documents semble n’avoir pas effleuré l’esprit des journalistes de l’AP. Et notre ami Ben-ami Kadish a simplement eu le tort d’être passif, de « laisser un employé » prendre des photos.

La manipulation de l’information se retrouve également dans le passage suivant, à moins qu’il s’agisse d’un problème de traduction :
« Il est notamment accusé d'avoir révélé des documents concernant la défense nationale américaine à Israël et d'avoir agi comme agent du gouvernement américain. »

La dépêche originale dit ce qui suit :

Ben-ami Kadish faces four counts of conspiracy, including allegations that he conspired to disclose U.S. national defense documents to Israel and that he acted as an agent of the Israeli government, U.S. Attorney Michael J. Garcia and FBI officials said.
Le procureur fédéral Michael et des responsables du FBI ont declaré que Ben-ami Kadish fait l’objet de quatre chefs d’inculpation pour conspiration, dont des allégations d’avoir conspiré pour révéler des documents relevant de la Défense nationale des USA à Israël et d’avoir agi en tant qu’agent du gouvernement israélien

Est-ce que c’est plus clair comme ça?

Selon l’accusation, Kadish aurait travaillé au service du régime sioniste entre 1979 et 1985 et la liste des documents utiles lui était transmise par cet “employé qui n’était autre que le consul chargé des affaires scientifiques au Consulat Général de l’entité sioniste à New York. Consul qui était également l’officier traitant de Jonathan Pollard, autre agent sioniste arrête par le renseignement américain. Aucun president Américain n’a réussi à grâcier Pollard en raison de l’hostilité à une telle mesure manifestée par ce qu’on appelle la “communauté du renseignement” aux Etats-Unis.

Face au mécontentement exprimé par le Département d’Etat au sujet de ce dossier, le ministère sioniste des affaires étrangères explique “n’avoir aucune information sur cette affaire et l’avoir apprise par des articles de presse” et un haut responsable du ministère sioniste de la defense declare “avoir du mal à croire qu’après l’affaire Pollard nous ayons recruté un autre espion Américain.”
Et allez faire un tour sur le site Guysen qui vous explique que si Pollard a effectivement espionné les Etats-Unis, c'est quand même de la faute des Etats-Unis. Il faut le lire pour le croire car le culot sioniste est décidément sans bornes!