lundi 18 janvier 2010

Petite révision judéo-chrétienne

Voilà une petite histoire qui en dit long. Elle se passe aux Etats Unis, pays qui sans être laïque dispose de lois au niveau fédéral et des Etats qui sont adoptées par un législateur séculier, issu de processus électoraux. Ce sont ces lois qui sont supposées s'appliquer.
Sauf dans le cas présenté ci-dessous, où aux Etats Unis, un magistrat qui décide au nom de l'Etat entreprend de faire appliquer la halacha, la loi juive tirée du Talmud.

Ce qui est amusant, c'est de voir le héros involontaire de cette affaire plaider, comme le font certains tenants du judéo-christianisme, la qualité de rabbin de Jésus. Probablement un argument qu'on a estimé pratique de lui sortir pour faciliter sa conversion, mais devenu inutile une fois le gentil mari redevenu païen. Lui continue apparemment à croire à ce boniment pour incultes.
Il faut dire que ce monsieur est très naïf puisqu'il semble croire sincèrement qu'il est allé combattre en Afghanistan pour défendre les libertés des Afghans. Sans s'apercevoir que dans le même temps, on l'avait dépouillé chez lui d'une partie des mêmes libertés. Et que l'adversaire qu'il affronte chez lui est peut-être autrement plus coriace que les Talibans.


En emmenant sa fille juive à l'église, un père enfreint peut-être une injonction du tribunal
Yeshiva World (USA) 18 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Chicago, Illinois - Joseph Reyes a fait ce samedi ce que des millions de parents font dans tout le pays, amener sa fille à l'église.

Mais pour ce père âgé de 35 ans, franchir le seuil d'une église pourrait conduire en prison.
"Un juge m'a ordonné de ne pas exposer ma fille à autre chose que le judaïsme," explique Reyes. "Mais je l'emmène pour entendre les enseignements de celui qui fut peut-être le rabbin le plus éminent de l'histoire de notre planète. Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de plus juif."

Mais le mois dernier, un juge a émis une ordonnance temporaire interdisant expressément à Reyes d'exposer sa fille à  toute religion autre que le judaïsme.

C'est arrivé après que Reyes ait fait baptiser sa fille sans avoir consulté d'abord son ex-épouse.
Reyes et son épouse sont en instance divorce et se livrent une rude bataille pour le droit de garde. Elle dit qu'il a toujours été d'accord pour élever leur enfant dans le judaïsme. Il affirme que ce n'est pas vrai.
"Ma fille devrait avoir une approche des deux religions, la mienne et celle de ma femme... Quand elle sera en âge, elle décidera par elle-même de comment elle souhaite finalement entretenir sa relation avec Dieu," déclare Reyes.
Ce vétéran de la guerre dit qu'il s'agit d'un droit pour lequel il a combattu par le passé et pour lequel il combattra encore.

Il affirme que s'il est jeté en prison, les électeurs devront se rappeler au bon souvenir du  juge au moment des élections. Selon Reyes, le juge Edward Jordan est l'ancien chef de la Decalogue Society, le barreau des avocats Juifs.

L'ordre, tel que rédigé par le défenseur de son ex-femme, indique qu'amener l'enfant à l'église causerait un préjudice irréparable.

Reyes dit seulement vouloir faire ce que d'innombrables autres pères font chaque weekend.

"Je pense que c'est vraiment triste pour un pays d'en arriver au point où un père peut être emprisonné pour agir en tant que parent avec son enfant," déclare Reyes.
Reyes s'était converti au judaïsme peu après la naissance de l'enfant. Il dit avoir fait l'objet de pressions en ce sens.

L'avocat qui représente Mme Reyes a préféré ne pas s'exprimer. Le juge n'a pu être joint.

(Source: WCBSTV)

vendredi 15 janvier 2010

Haïti, séisme, poncifs sur la pauvreté et réalité des mécanismes du sous-développement

Le séisme qui vient de frapper durement Haïti éveille partout des sentiments de profonde compassion et de solidarité avec les populations touchées dans cette république des Antilles.
Etats, associations, particuliers, la mobilisation est immense pour venir au secours des Haïtiens  dans une épreuve qui se surajoute à d'autres qui affectent ce pays depuis trop longtemps.
On sait qu'une catastrophe naturelle n'a pas les mêmes conséquences ravageuses d'un pays à l'autre. Ces conséquences varient en effet en fonction de la richesse du pays considéré, mais aussi des politiques publiques de prévention de la catastrophe et d'intervention une fois qu'elle s'est produite. On sait ainsi que le Japon, où le risque sismique est élevé, a développé depuis des années une politique adéquate en matière d'urbanisme et d'infrastructures de transport. A tel point qu'un séisme de la même magnitude peut ne faire que quelques blessés dans ce pays, des milliers de morts dans un autre qui n'a pas la même politique. Ce qui est vrai pour les séismes, l'est aussi pour les cyclones qui traversent Cuba en faisant peu ou pas de victimes alors qu'on sait ce qu'il en fut aux Etats Unis avec l'ouragan Katrina.
Tout ceci s'applique bien sûr à ce qui vient de se passer en Haïti. Cette catastrophe pourrait avoir un effet positif dans les esprits si elle nous amenait à nous inetrroger sur les mécanismes qui créent ou entretiennent la pauvreté ou encore le sous-développement.
Car le sous-développement n'est pas la pauvreté, mais une pauvreté inscrite dans voire créée par des rapports de domination. C'est ce que vient nous rappeler l'article que je vous propose qui montre, en allant plus loin que les simples apparences, comment Haïti s'est retrouvé dans la situation qu'on lui connaît aujourd'hui
.

Ce qu'on ne vous n'entendez pas sur Haïti (mais que vous devriez entendre)

par Carl Lindskoog, Common Dreams, 14 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Dans les heures qui ont suivi le séisme qui dévastateur en Haïti, CNN, le New York Times er d'autres grands organes d'information ont adopté la même interprétation de l'ampleur des destructions: le séisme d'une magnitude de 7,0 a été si dévastateur parce qu'il a frappé des zones urbaines surpeuplées et très pauvres. Les maisons "construites les unes sur les autres" et bâties par les pauvres eux-mêmes ont résulté en une ville fragile. Et de longues années de sous-développement ainsi que les troubles politiques ont fait que le gouvernement haïtien était mal préparé à faire face à un tel désastre.

C'est assez vrai. Mais ce n'est pas toute l'explication, car il y manque l'explication de la raison pour laquelle tant d'Haïtiens résident dans Port-au-Prince et ses environs et pourquoi tant d'entre eux sont obligés de survivre avec si peu. En fait, même quand on ose une explication, elle est souvent scandaleusement fausse à l'image du témoignage d'un ancien diplomate US sur CNN selon qui la surpopulation de Port-au-Prince était dûe au fait que les Haïtiens, comme la plupart des autres peuples du Tiers-Monde, ne savaient rien du contrôle des naissances.

Les Américains affamés d'informations seront peut-être surpris d'apprendre que ces conditions de vie auxquelles les media attribuent, à raison, l'amplification de l'impact de cette immense catastrophe,  résulte largement de politiques américaines et d'un modèle de développement orienté par les Etats Unis.

De 1957 à 1971, les Haïtiens ont vécu dans l'ombre sinistre de "Papa Doc" Duvalier, un dictateur brutal qui jouissait de l'appui des Etats Unis qui le voyaient comme un anti-communiste fiable. Après sa mort, Jean-Claude "Bébé Doc", son fils, est devenu président à vie à l'âge de 19 ans et il a dirigé Haïti jusqu'à son renversement en 1986. C'est dans les années 1970 et 1980 que Bébé Doc et le gouvernement et les milieux d'affaires des Etats Unis ont collaboré pour engager Haïti et sa capitale sur la voie qui devait aboutir à la situation du pays au 12 janvier 2010.

Après l'intronisation de Bébé Doc, des planificateurs Américains, membres ou non du gouvernement des Etats Unis, ont lancé leur programme pour transformer Haïti en "Taiwan de la Caraïbe". Ce pays, petit et pauvre, idéalement situé non loin des Etats Unis, se vit enjoindre d'abandonner son passé agricole et de développer un secteur manufacturier fort et orienté vers l'exportation. C'était, avait-on dit à Duvalier et ses alliés, la manière d'aller vers la modernisation etle développement économique.

Du point de vue de la banque Mondiale et de l'United States Agency for International Development (USAID), Haïti était un parfait candidat pour ce lifting néolibéral. La pauvreté endémique des masses haïtiennes les forcerait à exercer des emplois faiblement rémunérés dans la confection d'articles de baseball et l'assemblage d'autres produits.

 Mais l'USAID avait des plans aussi pour la campagne. Non seulement les villes d'Haïti devaient-elles devenir des centres d'exportation, mais les zones rurales également, par un remodelage de l'agriculture haïtienne vers des productions orientées vers l'exportation et la logique des marchés. Dans ce but, l'USAID, avec des industriels citadins et de fros propriétaires terriens, a travaillé à la création d'équipements de traitement ds produits agro-alimentaires, alors même qu'ils renforçaient les pratiques de dumping sur le prix des surplus agricoles des Etats Unis vendus à la population haïtienne.

Cette "aide" américaine et les changements structurels dans le monde rural ont contraint, comme on pouvait le prévoir, des paysans Haïtiens qui ne pouvaient plus survivre à migrer vers les villes, particulièrement Port-au-Prince où les nouveaux emplois du secteur manufacturier éraient supposés se trouver.Mais une fois sur place, ils se rendirent compte que les emplois manufacturiers étaient loin d'être en nombre suffisants. La ville est devenue de plus en plus densément peuplée. Les bidonvilles se sont étendus. Et pour satisfaire les besoins en logement des paysans déplacés, un programme de maisons bon marché et construites à la va vite a été mis en plce, parfois en posant des maisons "sur le toit des autres."

Assez rapidement, cependant, les planificateurs Américains et les élites haïtiennes décidèrent que leur modèle de développement ne fonctionnait peut-être pas si bien en Haïti et ils l'abandonnèrent. Les conséquences des changement effectués sous la direction des Etats Unis ont par contre subsisté.
  
Quand dans l'après-midi et la soirée du 12 janvier 2010 Haïti a subi cet horrible tremblement de terre et ses répliques, les destructions ont été indubitablement aggravées par l'extrême surpeuplement et la pauvreta de Port-au-Prince et de ses environs. Mais les Américains en état de choc peuvent faire plus que de secouer la tête et de faire un don par pitié. Ils peuvent s'intéresser aus responsabilités de leur propre pays dans les conditions de vie à Port-au-Prince qui ont amplifié l'impact du séisme, et ils peuvent reconnaître le rôle de l'Amérique pour empêcher Haïti de parvenit à un développement significatif. Accepter l'approche incomplète d'haïti proposée par CNN et le New York Times revient à blâmer les Haïtiens d'être les victimes d'un processus qui n'est pas de leur fait. Comme l'écrivait John Milton, "ils ont ôté les yeux des gens, et leur reprochent d'être aveugles."

Carl Lindskoog est un militant qui réside à Nex York. Historien, il termine son doctorat à la City University of New York

Le tank de Gilat Shalit victime d'un dybbuk?

Un dybbuk est dans la religion juive [ashkénaze apparemment], une âme en peine échappée de la géhenne, qui correspond à peu près à un purgatoire, et qui cherche un corps à habiter. Si le dybbuk n'est pas focément maléfique, il lui arrive de l'être en fonction de la qualité de la peronne à qui cette âme appartenait.
Curieusement, cette âme en peine semble aussi pouvoir se greffer aux choses, ainsi qu' nous l'apprend cet article qui parle d'un dybbuk venu peut-être hanter un tank de l'armée sioniste, ce qui expliquerait les déconvenues survenues à ses équipages pendant plusieurs conflits.
Si, après les matous, le dybbuk s'avère être un nouvel allié objectif de la cause palestinienne, les sionistes n'ont alors qu'à bien se tenir.

Un tank possédé par un dybbuk
Life in Sionistan, 14 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Ces derniers temps, on a beaucoup entendu parler de choses comme les gilguls [réincarnations] et les dybbuks. On a beaucoup débattu et argumenté, un peu partout, entre ceux qui croient à ces choses et ceux qui n'y croient pas.

Nous avons maintenant l'histoire d'un tank "maudit". Yisroel Hayom a rapporté hier qu'il y a un tank particulier que de nombreuses personnes considèrent comme maudit. A tel point que l'armée l'a retiré du service.
Ce tank avait été touché et endommagé par un tir de mortier il y a des années.
Ce tank qui a ensuite été touché en 2006 par des militants du Hamas, deux soldats avaient été tués et Gilad Shalit capturé, a été réparé plus tad et renvoyé sur la ligne de front en service actif.
Le même tank sera attaqué plus tard, pendant l'opération "plomb durci" à Gaza et endommagé par des missiles anichars. Le tankiste s'en était sorti miraculeusement indemne.

Puis ce tank a été réparé à nouveau. Peu de temps après, il était renvoyé au front et le même tankiste s'est trouvé à nouveau à Gaza dans le même tank. Il a soorti la tête de son char et a été tué par un sniper Palestinien.
Ce tank est-il possédé par un dibbuk? Est-ce seulement un tank "de la malchance", un peu comme certains ont une bonne étoile? Est-il maudit?

jeudi 14 janvier 2010

La vallée des loups, la suite: Palestine.

Je crois qu'on les appelle des trolls, des individus généralement mandatés par la hasbara sioniste pour polluer les sites et blogs hostiles au sionisme. Certains ont la décence de faire rapidement dans le scatologique. Dès lors on peut tirer la chasse et leurs déjections finissent tout à fait normalement à l'égout. D'autres veulent apparemment argumenter, mais seulement à partir d'informations biaisées voire carrément mensongères. Leur point commun est l'ignorance en dehors de ce que leur enseignent leurs tuteurs de la hasbara. Ainsi un de ces trolls ignore même que le prénom masculin Razik n'est que le diminutif d'Abderrazik ou Abderrazak.
Tout est dit. Pas de temps à perdre avec cette engeance, donc bye bye les trolls.


Les Turcs sont un peu plus au fait des agissements réels de l'entité sioniste et c'est pour ça qu'après une première série de la vallée des loups qui se passait en Irak, ils sont en train d'en préparer une qui concerne la Palestine et les squatters sionistes.
Comme le dit l'article, sans doute d'autres tensions en perspective entre l'entité sioniste et la Turquie. Parce que si le gouvernement turc tient encore à maintenir le dialogue avec Tel Aviv, le peuple turc rejette majoritairement l'Etat sioniste.


"La vallée des loups:Palestine" pourrait amener d'autres crises
Zaman (Turquie) 14 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Un scénariste de la série télévisée turque "la vallée des loups" a déclaré que son équipe a commencé à travailler sur de nouveaux épisodes, "La vallée des loups: Palestine," qui devrait déboucher sur de nouvelles crises entre Israël et la Turquie.
Bahadır Özdener a déclaré à NTV qu'ils auraient pu être encore plus durs dans leur critique d'Israël dans le feuilleton. Israël s'est plainte que la Turquie devrait être plus prudente dans la manière dont elle dépeint Israël dans ses séries télévisées.
"Nous avons essayé de montrer qu'Israël et les Etats Unis sont derrière des actes de terrorisme. Ali Memati, le fils de Memati, a été kidnappé par Israël," dit-il en parlant de l'intrigue du feuilleton.
Dans une patie de la série, le personnage principal, Polat Alemdar sauve Ali Memati qui était retenu dans l'ambassade israélienne.
Özdener a aussi indiqué qu'ils ont donné un rôle important au médecin Juif qui était impliqué dans une mafia du trafic d'organes dans un autre volet de la série et que des événements en Israël ont révélé l'existence d'un réseau similaire dans la réalité.
"Israël devrait cesser de tremper dans des actions sanglantes. Nous n'en faisons pas autant que nous le pourrions. Il y a un vrai drame humain à Gaza. Nous voulons attirer l'attention de l'opinion sur ce fait," dit-il.

Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué l'usage par Israël d'une puissance de feu massive contre les Palestiniens de la bande de Gaza, provoquant de la tension dans les relations entre les deux pays.

mercredi 13 janvier 2010

Tribunal Pénal International pour les crimes commis à Gaza

MISE EN PLACE D’UN TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL POUR JUGER LES CRIMES D’ISRAEL.   

MERCI DE DIFFUSER 
AUSSI LARGEMENT QUE POSSIBLE DANS TOUS LES PAYS.

NOUS DEVONS RECUEILLIR 500.000 SIGNATURES POUR QUE CETTE PETITION SOIT ADMISE A L’ONU.  ET C’EST POSSIBLE.  

Vous pouvez signer sur :
http://www.france-palestine.org/article11097.html

Transmis par Ghandi Dubled


dimanche 10 janvier 2010

Sur l'imminence du "danger nucléaire iranien"

Cet article, basé sur un entretien avec un officier sioniste en retraite, est un peu le mea culpa du Times qui a tout récemment publié un pseudo document officiel iranien de nature à sonner l'alarme au sujet du programme nucléaire militaire auquel est supposé s'atteler le régime de Téhéran.
Si le général en question, ancien responsable du programme atomique sioniste [pacifique comme chacun sait], ne sort pas complètement des sentiers de la propagande en vigueur, il ne conteste pas formellement l'existence d'un programme nucléaire militaire iranien [il n'a cependant pas l'air d'y croire vraiment], il affirme par contre que Téhéran le pourrait pas disposer d'un engin militaire avant sept ans .
Ce qui, cependant, relativise l'imminence du danger posé par un tel engin aux mains de l'Iran. Si tant est que l'Iran ait l'intention de s'en doter, ce qui n'est absolument pas démontré. Sauf si on considère que le rabâchage de la propagande a valeur de preuve...

On comprend bien par contre, que si attaque contre l'Iran il y a, les Etats Unis devront impérativement être partie prenante en impliquant leurs forces aériennes. Les Etats Unis ont-ils la volonté et les moyens d'affronter l'Iran dans un conflit qui sera forcément coûteux, long et avec des conséquences sur leurs troupes en Afghanistan et en Irak?
Je ne le pense pas. A moins que le fanatisme prévale encore à Washington.


Le général de brigade Israélien Uzi Eilam nie la menace nucléaire iranienne
par Uzi Mahnaimi à Tel Aviv, The Times (UK) 10 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Un général qui a été à une époque responsable des armes atomiques israéliennes a affirmé que l'Iran avait "un tres, très, très long chemin à faire avant d'avoir une capacité nucléaire [militaire]"
Le général de brigade Uzi Eilam, 75 ans, héros de guerre et pilier de l'institution militaire, pense qu'il faudra sept ans à l'iran pour fabriquer des bombes atomiques.
Ce point de vue exprimé par l'ancien directeur général de la Commission Israélienne de l'Energie Atomique contredit l'évaluation faite par l'establishment militaire israélien et le met en porte à faux avec les dirigeants politiques.

Le général major Amos Yadlin, chef du renseignement militaire, a récemment déclaré à la commission de la défense de la Knesset que l'Iran sera probablement capable de construire un premier engin atomique cette année.
Benyamin Netanyahu, le premier ministre, a dit à plusieurs reprises qu'Israël ne tolèrera pas un Iran disposant de l'arme nucléaire. Les forces israéliennes se sont entraînées à l'attaque des installations nucléaires iraniennes et certains spécialistes pensent que des frappes aériennes pourraient être lancées cette année si les sanctions internationales échouent à dissuader l'Iran de poursuivre son programme.

Eilam, dont on pense qu'il est tenu au courant par d'anciens collègues des développements en Iran, qualifie la position officielle de son pays d'hystérique. "La communauté du renseignement répand des propos effroyablement alarmistes sur l'Iran," dit-il.
Il laisse entendre que "l'establishment militaire envoie de fausses alertes pour arracher un plus gros budget" tandis que certains politiciens se servent de l'Iran pour détourner l'attention des problèmes intérieurs.
"Ceux qui disent que l'Iran aura une bombe d'ici un an, sur quoi se basent-ils?" demande-t-il? "Où sont les preuves?"

Il vient juste de publier Eilam's Arc, des mémoires dans lesquels il révèle s'être opposé à l'attaque israélienne contre le récteur irakien Osirak en 1981.
Selon des sources militaires bien informées, Israël accélère ses préparatifs pour une possible attaque contre les sites nucléaires iraniens. La semaine dernière, son armée a rendu publique une vidéo qui montrait des exercices de ravitaillement en vol d'avions de combat F-15. "C'était pour prévenir les Américains, et non les Iraniens, que nous sommes sérieux," a déclaré une source militaire israélienne.

Mais Eilam soutient qu'une telle attaque [contre l'Iran] serait contre-productive."

"Une frappe serait insuffisante. Pour retarder de trois ou quatre ans le programme iranien, il faut une armada d'avions dont seule une superpuissance peut disposer. Seule l'Amérique peut le faire."

samedi 9 janvier 2010

Bonne nouvelle: Johnny Hallyday n'est pas juif. Autre bonne nouvelle: Elvis Presley était juif.

Un site internet sioniste, Yerouchalmi, a inséré un lien vers mon blog dans un de ses articles qui porte sur l'histoire supposée d'une rumeur: "Johnny Hallyday est-il juif?"
L'article part du postulat que le judaïsme de Johnny Hallyday est affirmé sur, entre autres, le site d'Ogres TV qui présenterait une liste de personnalités juives dont incidemment Yerouchalmi nous précise qu'un tiers ne le sont pas en réalité.
Vérification faite sur le site d'Ogres TV, à aucun moment ce dernier n'affirme que Johnny Hallyday est juif.
A partir de cette erreur volontaire, c'est-à-dire un mensonge, Yerouchalmi peut développer et gloser sur l'origine de cette rumeur imaginaire et c'est dans cette démonstration qu'intervient un article publié sur ce blog. Article où il n'est nullement mentionné une quelconque adhésion du rocker franco-belge au judaïsme, mais au sionisme. A l'instar de Valéry Giscard d'Estaing ou de François Mitterrand dont je n'ai jamais entendu dire qu'ils étaient juifs.
Yerouchalmi finit sa démonstration en apportant un démenti au judaïsme (supposé par lui) de Johnny Hallyday et conclut par une preuve généalogique incontestable, car c'est ça le fonds du sionisme: transformer le judaïsme qui est une confession religieuse en affaire raciale/nationale.
Car nous savons qui est obsédé par la "filiation" juive de tel ou tel notable ou célébrité du monde des arts ou du spectacle - les sionistes.
Un exemple avec Elvis Presley, la star incontestée et incontestable du rock and roll car si vous ne vous êtes jamais posé la question, oui, Elvis Presley était juif. Et comment puis-je le savoir?
Ce n'est pas compliqué. Je suis tombé par hasard sur un site internet baptisé Jewish Internet Defense Force (IDF, les mêmes initiales que la bande terroriste qu'on appelle Tsahal en France) qui affirme, photo à l'appui, que le King était juif.

JIDF tient lui-même cette information du blog d'une certaine Debbie Schlussel qui donne moult détails à ce sujet.
Elle écrit ainsi:
Alors qu'il était ouvertement un Chrétien pratiquant, le King était un juif, aux termes de la loi juive, et il le savait. Oui, je suis certaine que ça va provoquer une attaque cardiaque pour beaucoup de gens de la masse des Blancs suprématistes. Mais il était l'un d'entre nous. Il a même fait ce que le stéréotype commun affirme que les Juifs font: Elvis s'était fait opérer le nez (pour info, personne dans ma famille n'y a eu recours).
Tiens, le préjugé antisémite du crypto-juif apparemment confirmé par Mme Schlusser. Elle joue vraiment avec le feu.

Alors que Yerouchalmi nous donne la "preuve" généalogique que Johnny Hallyday n'est pas Juif, Mme Schlusser nous offre, elle, la "preuve" qu'Elvis l'était.

Elvis Presley a un héritage juif via sa descendance en ligne directe de la juive Martha Tacket.  La mère d'Elvis, Gladys Love Smith dont la mère s'appelait Octavia "Doll" Marsell par sa mère qui était une juive nommé Martha Tacket qui vécut de 1852 à 1887.
Selon la loi juive, une personne est d'origine juive si sa mère est juive. Tous les Juifs le sont par le lignage maternel.
Donc, Elvis lui-même est légalement juif selon la loi juive de transmission par la mère.
Ce n'est pas compliqué, même s'il faut reconnaître que les explications de Mme Schlussel sont assez confuses (je n'ai pas voulu clarifier ses temes dans la traduction). Pour que nous comprenions bien, elle nous propose l'arbre généalogique du King en lignée maternelle:


Outre cette lignée maternelle et la photo où on le voit avec un médaillon avec deux lettres en hébreu, d'autres "preuves" sont apportées par le site ElvisPresleyNews d'où Mme Schlusser a tiré l'essentiel de ses informations: la photo d'une kippa modèle grand luxe et l'indication qu'Elvis aurait fait graver une étoile de David sur la tombe de sa mère.

Peu importe qu'Elvis ait été un Chrétien fervent, pour Mme Schlusser, qu'il l'ait voulu ou pas, il était un crypto-juif. A croire que certains ont envie de justifier une remontée de l'antisémitisme.
Si c'est pas de l'obsession de la race, vous me direz ce que c'est...

En attendant, Juif ou pas, Elvis reste et restera le King.