dimanche 13 juillet 2014

Manif pour Gaza du 12 juillet à Lyon, un compte rendu quelque peu tendancieux du journal Le Progrès

Le
Le Progrès - 12 juillet 2014
Pour comprendre en quoi ce compte rendu est tendancieux, il faut avoir été dans la manifestation ou encore dans le secteur où elle a eu lieu.
Ainsi l'auteur de l'article non signé, à moins qu'il s'agisse de la même personne que l'auteur de la photo, évoque les slogans entonnés par les manifestants en précisant qu'ils reprenaient aussi "des slogans plus haineux scandés par les organisateurs." Les organisateurs, ce sont les organisations membres du Collectif 69 auquel participent le Parti Communiste, le MRAP, le GUPS, la CGT etc. Le président du Collectif 69 est Jérôme Faynel à qui le journaliste donne brièvement la parole dans un encart inséré dans l'article. Difficile d'imaginer Jérôme Faynel proposer des slogans haineux parce que la haine n'est pas le sentiment qui le caractérise le mieux, bien au contraire.
Inutile cependant de chercher la teneur des "slogans plus haineux" sous la plume du journaliste qui ne nous en cite aucun exemple!
L'autre élément tendancieux de l'article est en rapport avec la présence policière. J'ai personnellement vu trois équipes de CRS constituées chacune de six véhicules genre "Estafette": l'une se trouvait quai Jules Courmont vers l'angle formé avec la rue Childebert, l'autre se trouvait sur le côté est de la place Bellecour et la troisième non loin de là sur la rue de la Barre, interdite à la circulation. On notait enfin une présence de CRS au croisement de la rue Gasparin et de la rue des Archers, cette dernière étant interdite à la circulation.
Véhicules de CRS Place Bellecour. Aucune tension palpable chez les agents de police
Véhicules de CRS Place Bellecour. Aucune tension palpable chez les agents de police. Pour les cyclistes et les piétons, c'est parfait!
Le dispositif était significatif mais pas lourd et on ne sentait nulle tension, ni chez les manifestants, ni chez les policiers. On voit ainsi sur une des photos que j'ai prises un policier positionné seul tout près des manifestants. Ce policier prend son temps, il est venu pour mesurer les risques éventuels de dérapage et il communique tranquillement avec ses collègues par talkie walkie.
Place Belelcour le 12 juillet: le policier au centre de la photo est venu prendre le pouls de la manifestation et il communique tranquillement avec ses collègues.
Place Bellecour le 12 juillet: le policier au centre de la photo est venu prendre le pouls de la manifestation et il communique tranquillement avec ses collègues.
Les rues qui ont été fermées à la circulation l'ont été avec de la simple rubalise et parfois une voiture de police et non avec des barrières en fer, et c'est là un signe tangible que les policiers ne s'attendaient pas vraiment à des débordements.
Rue de la Barre interdite à la circulation
Rue de la Barre interdite à la circulation

Policiers rue de la Barre vers l'angle avec la place Bellecour. Il y avait des véhicules jusque un peu au delà de la rue des Marronniers.
Policiers rue de la Barre vers l'angle avec la place Bellecour. Il y avait des véhicules jusque un peu au delà de la rue des Marronniers.
Alors quand on lit dans l'article: "les forces de l'ordre avaient très rapidement deviné les intentions pas forcément louables d'une poignée de jeunes, visage dissimulé sous des foulards. "On leur a collé aux basques. Ils n'ont rien pu faire," commentait samedi soir un fonctionnaire de police.", je ne peux que supposer que la police s'inquiétait d'éventuels agissements de la Ligue de Défense Juive.

samedi 12 juillet 2014

Le Hamas de retour dans l'Axe de la Résistance

Aujourd'hui que la bande de Gaza est sous les bombes sionistes, les puissances auxquelles s'était adossé le Hamas lui tournent le dos ou détourent le regard tandis que son principal garant, l'Egyptien Mohamed Morsi, a été renversé par un putsch militaire.
Comme le rappelle Nabih Berri, le chef du mouvement libanais Amal, la seule réponse pour la Palestine reste la résistance.
Résister, le Hamas sait très ben le faire comme on l'a vu au moins en deux occasions avec les agressions sionistes baptisées « Plomb durci » (fin 2008-début 2009) et « Pilier de défense » (2012). Et il peut à nouveau compter sur le soutien de ce que certains appellent l'axe de la réistance Hezbollah libanais, Syrie et Iran) dont le Hamas avait choisi de séloigner en prenant partie pour les monarchies qui soutenaient (et soutiennent toujours) les oppositions armées qui combattent le régime syrien.
La chute de Mohamed Morsi, la résilience du gouvernement syrien, les dissensions et la surenchère entre pétromonarques sur le dossier syrien, la persistance de la politique de colonisation sioniste, tous ces facteurs plaidaient en effet pour un retour du Hamas auprès de l'axe de la résistance,
Peu rancuniers, les partenaires de cet axe ont fait bon accueil au Hamas qui bénéficie désormais et plus que jamais d'un atout stratégique dans la lutte qu'il anime contre le terrorisme sioniste pour le rétablissement du peuple palestinien dans ses droits sur sa terre ancestrale.

Officiel : le Hezbollah et le Hamas se coordonnent sur le terrain

The Daily Star (Liban) traduit de l'anglais par Djazaïri
Beyrouth : Osama Hamdan, un dirigeant du Hamas, a déclaré dans des propos publiés samedi que son parti se coordonnait sur le terrain avec le Hezbollah, soulignant que l'organisation palestinienne pouvait faire face à une opération terrestre israélienne.
Osama Hamdan, dirigeant du Hamas
Osama Hamdan, dirigeant du Hamas
Questionné dans une interview accordée à Assafir sur la coordination entre les résistances libanaise et palestinienne, Hamdan a déclaré : « L'ennemi est le même et nos tactiques sont les mêmes. Nous consacrons en conséquence nos efforts à l'échange d'expertise. Il existe une coopération et une coordination constantes sur le terrain. »
« Les relations avec le Hezbollah et l'Iran aujourd'hui sont meilleures que ce que d'aucuns pensent, et les liens avec le Hezbollah [spécifiquement] sont bien meilleurs que ce que les optimistes [parmi nos ennemis] veulent croire, » a déclaré Hamdan, qui dirige le département des relations internationales du Hamas. « Ces liens sont basés sur la confrontation avec les sionistes et l'action pour libérer la Palestine. Tout le monde est attentif à préserver cette relation indépendamment des changements dans les circonstances et des différences d'opinions. »
Les relations entre le Hamas et le Hezbollah s'étaient détériorées en raison de la crise syrienne, mais les deux parties ont affirmé qu'elles voulaient préserver leur relation.
Pendant sa conversation avec le quotidien local libanais, Hamdan a dit que la capacité [du Hamas] à résister à une agression était très forte et qu'il était capable « de continuer à tirer des roquettes, à faire face à toute opération terrestre et à atteindre Israël en profondeur. »
« La résistance a grandi et n'est plus une simple faction militaire mais inclut plus de gens, et elle implique aujourd'hui la population en général. Elle est donc difficile à vaincre, mais la bataille prendra du temps et beaucoup e surprises sont à venir. »
Au moins 120 Palestiniens ont été tués ces derniers jours avec le lancement par Israël de frappes aériennes sur Gaza, les hostilités les plus graves entre l'Etat juif et le Hamas depuis 2012. Le Hamas a revendiqué une grande partie des tirs de roquettes sur Israël.
Le conflit a commencé après l'enlèvement et l'assassinat de trois adolescents israéliens et l'enlèvement en représailles d'un adolescent palestinien qui a été brûlé vif. Tandis que le Hamas a nié être impliqué dans l'enlèvement des Israéliens, les officiels israéliens ont fait porter la responsabilité de l'assassinat du jeune Palestinien à des extrémistes juifs.

Nb: j'ai eu connaissance de cet article par "Nidal" via Seenthis

Quelques photos de la manifestation pour Gaza qui s'est tenue samedi 12 juilet à Lyon

Le rassemblement est devenu manifestation. Une manifestation imposante compte tenu de la date récente de l'appel à manifester. Un grand succès qui s'il ne résout rien dans l'immédiat signifie, à l'instar d'autres mobilisations un peu partout, à M. François Hollande et à son gouvernement que nous n'acceptons pas que la France soutienne un Etat nazi, fut-il prétendument juif.
Lyon, Place de la République à 14h40
Lyon, Place de la République à 15h40

Place de la République
Place de la République, on voit les bannières du Parti Communiste Français, du Front de Gauche et du Mouvement de Paix. Drapeau palestinien au fond, drapeau turc à gauche. Les drapeaux turcs étaient nombreux.
Toujours Place de la République
Toujours Place de la République

Place de la République, les slogans fusent. On distingue un drapeau algérien
Place de la République, les slogans fusent. On distingue un drapeau algérien

Le rassemblement est devenu très compact
Le rassemblement est devenu très compact

Le rassemblement devenu manifestation s'ébranle vers la rue Childebert direction ouest
Le rassemblement devenu manifestation s'ébranle vers la rue Jean de Tournes
Dans la rue Jean de Tournes, direction place des Jacobins
Dans la rue Jean de Tournes, direction place des Jacobins
photo8[1]
Halte place des Jacobins
   
Place des Jacobins: des manifestants sont déjà rue Gasparin en direction de la place Bellecour
Place des Jacobins: des manifestants sont déjà rue Gasparin (au fond entre les deux blocs d'immeubles) en direction de la place Bellecour

La rue Gasparin est pleine de monde. Une partie des manifestants sont déjà place Bellecour depuis plusieurs minutes
La rue Gasparin est pleine de monde. Une partie des manifestants sont déjà place Bellecour depuis plusieurs minutes
Au débouché de la rue Gasparin vers la place Bellecour, on note la présence des CRS en fin de cortège. A droite, le Veilleur de pierre.
Au débouché de la rue Gasparin vers la place Bellecour, on note la présence des CRS en fin de cortège. A droite, le Veilleur de pierre.
Toujours les CRS et le Veilleur de pierre
Toujours les CRS et le Veilleur de pierre

Place bellecour. Escalader la statue équestre de Louis XIV est un grand classique des manifestations lyonnaises. On vot ici que deux groupes de manifestants se tournent en quelque sorte de dos: à gauche ceux qui écoutent les discours des organisations représentées dans le Collectif 69 (PCF, FSU, CGT, GUPS, MRAP, Indigènes, CAPJPO etc. Côté statue, on remarque le drapeau du Hamas et celui de l'Etat Islamique en Irak et au Levant.
Place bellecour. Escalader la statue équestre de Louis XIV est un grand classique des manifestations lyonnaises. On voit ici que deux groupes de manifestants se tournent en quelque sorte de dos: à gauche ceux qui écoutent les discours des organisations représentées dans le Collectif 69 (PCF, FSU, CGT, GUPS, MRAP, Indigènes, CAPJPO etc.) Côté statue, on remarque le drapeau du Hamas et celui de l'Etat Islamique en Irak et au Levant.

Il y a beaucoup de monde sur la partie centrale de la place Bellecour. Cette place de centre ville est, la quatrième de France par sa superficie et est la plus grande place piétonne d'Europe.
Il y a beaucoup de monde sur la partie centrale de la place Bellecour. Cette place de centre ville est, la quatrième de France par sa superficie et est la plus grande place piétonne d'Europe.
Place Bellecours, vers 16h40. Il reste encore du monde et un officier de police (au centre sur la photo) vient prendre le pouls de la manifestation.
Place Bellecour vers 16h40. Un officier de police (au centre sur la photo) vient prendre le pouls de la manifestation.

Tout le monde ne tient pas devant, alors on écoute e derrière l'orateur du Collectif 69
Tout le monde ne tient pas devant, alors on écoute de derrière l'orateur du Collectif 69
photo97[1]
On est mieux placé ici pour écouter (et même pour prendre des photos)

Gros plan sur les orateurs du Collectif 69
Gros plan sur les orateurs du Collectif 69
photo99[1]
Sous la statue de Louis XIV, de jeunes Turcs, ou majoritairement turcs, absolument hilares avec des drapeaux turcs, palestinien et celui de l'Etat Islamique en Irak et au Levant. Ils étaient finalement peu nombreux mais très bruyants.
Louis XIX monte à cheval à la romaine, sans étriers. Il y a cependant peu de risques qu'il s'écroule sur un manifestant
Louis XIV monte à cheval à la romaine, sans étriers. Il y a cependant peu de risques qu'il s'écroule sur un manifestant
Vers 17h, la manifestation s'est jéà en bonne partie dispersée
Vers 17h, la manifestation s'est déjà en bonne partie dispersée

A côté des amis de François Hollande, les nazis étaient des enfants de choeur. Lisez plutôt.

Le vice président de la Knesset exhorte : Coupez l'électricté aux malades dialysés de Gaza

par Ali Abunimah, Electronic Intifada 11 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri



« Le sang des patients dialysés à Gaza n'est pas plus rouge que celui de nos soldats qui vont, à Dieu ne plaise, devoir entrer [à Gaza], » a déclaré Moshe Feiglin, le vice-président du parlement isrélien mercredi.
«J'en appelle donc au premier ministre que nous soutenons tous e, cette heure difficile, avant d'envoyer les soldats de l'armée israélienne à Gaza, nous devrions tout simplement leur couper l'électricité, » a-t-il ajouté.

Feiglin a fait ce plaidoyer en faveur de crimes de guerre – qu'on peut entendre sur la vidéo ci-dessus – pendant une session dont il a expulsé trois députés palestiniens pour avoir critiqué le bombardement à grande échelle de Gaza par Israël, qui a coûté la vie à plus d'une centaine de Palestiniens depuis lundi.

Membre du Likoud, le parti du premier ministre israélien, Feiglin milite depuis longtemps dans des organisations juives extrémistes qui veulent remplacer la mosquée al Aqasa à Jérusalem occupée ppar un « troisième Temple » juif.

Au cours de la même session, un autre membre du parlement a déclaré que les missiles israéliens étaient bons pour les Palestiniens de Gaza. Ces propos sont en phase avec l'atmosphère intense d'excitation à la haine [raciale] à laquelle a participé la députée Ayelet Shaked qui a appelé sur Facebook au génocide du peuple palestinien.

Les députés arabes réduits au silence

Les près de 1,7 million de citoyens palestiniens d'Israël ont le droit de voter et d'être élus à la Knesset [parlement], un fait que les apologistes d'Israël mettent souvent en avant pour soutenir qu'Israël est une démocratie exemplaire.

Mais comme le montrent des passages dans la vidéo ci-dessus, montés et sous-titrés par Ronnie Barkan, un militant de Boycott from Within, la liberté d'expression trouve vite ses limites.

Lorsque le député Ibrahim Sarsour du parti Liste Arabe Unie a condamné l'attaque d'Israël sur Gaza, Feiglin a ordenné au service de sécurité de lui faire quitter l'estrade par la force et de l'expulser de l'assemblée.

"Ceux qui considèrent les soldats israéliens comme des assassins ne resteront pas ici une seconde de plus," laffirme Feiglin.

La vidéo montre Ahmed Tibi du Mouvement arabe pour le changement condamnant l'incitation à la haine par les dirigeants israéliens et les rabbins qui a abouti le 2 Juillet dernier à enlèvement et à l'assassinat de l'adolescent palestinien Muhammad Abu Khudair . Dans un chahut constant, il lit les noms des enfants palestiniens tués dans le bombardement de Gaza.
"L'armée israélienne commet des crimes de guerre", accuse Tibi.

Feiglin appelle Tibi "le représentant des martyrs" et déclare, "il n'y a pas de crimes de guerre."

Le membre de la Knesset Masud Ghanayim conteste l'interdiction ordonnée par Feiglin.
"Vous avez massacré, vous avez tué! Et dans la bande de Gaza, encore maintenant, vous assassinez,» dit-il au parlement.

"Et l'armée est une armée d'assassins, et vous pouvez bien me jeter hors de la salle," dit-il.
Plus tard, sur sa page Facebook , Feiglin s'est vanté d'avoir fait taire la critique.

«Plus tôt dans la journée à la Knesset, je expulsé 3 députés arabes de l'assemblée pour avoir traité d'assassins nos soldats de Tsahal,» écrit-il. "Tant que je suis en charge des travaux, personne ne s'en tirera avec des mensonges."

Il a également publié sa propre vidéo des expulsions (cliquez sur le bouton "cc" pour voir les légendes en anglais):



Les missiles sont bons pour Gaza

Elazar Stern, un ancien général et membre du parti Hatnuah [le Mouvement] de la ministre de la justice Tzipi Livni répond que « dire que les soldats israéliens sont des meutriers est de l'incitation [à la haine, à la violence]. »

Stern nie le fait bien documenté qu'Israël tire de missiles sur des maisons où se trouvent des familles.
« Nous ne tirons que quand nous savons qu'une mère a pour destin de pleurer, » dit-il. « Je vous dis que si une mère doit pleurer, je préfère que ce soit la mère de celui qui essaye de me tuer et pas la mienne. »

Pourtant, Stern insiste sur le caractère d'acte bienveillant du bombardement de Gaza par Israël.
« Quand nous tirons sur une maison à Gaza, c'est aussi afin que les Gazaouis puissent avoir une vie meilleure, » dit-il.
« Je vous dis que les missiles que nous tirons dans Gaza n'ont pas seulement pour but de sauver des vies à Tel Aviv et à Ashkelon mais aussi de sauver des vies à Gaza, » ajoute-t-il.

77 % des personnes tuées à Gaza par les bombardements israéliens qui ont commencé lundi sont des civils, selon l'ONU.
21 des tués sont des enfants et le bilan des pertes en vies humaines continue à augmenter.


jeudi 10 juillet 2014

Gaza, la violence et le mensonge signent l'échec stratégique du régime sioniste

Les tueurs sionistes de déchaînent en ce moment contre la bande de Gaza assiégée. A côté des morts et des destructions causés par l'aviation et les soldats sionistes, l'opinion publique a droit aux mensonges habituels servis par une presse qui redouble d'ingéniosité pour garder un vernis de pseudo- neutralité, si ce n'est d'objectivité.
Les politiques se comportent d'une façon guère plus digne ainsi qu'on a pu le constater à la lecture du communiqué de l'Elysée qui donne la position officielle de François Hollande sur les événements en cours en Palestine occupée :
Le Président de la République a eu ce soir un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin NETANYAHOU. Il lui a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Il lui a rappelé que la France condamne fermement ces agressions. Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces.
Le Président de la République (anciennement française, note de Djazaïri) rappelle la nécessité de prévenir l’escalade des violences.
Après ses indécentes déclarations d'amour au régime sioniste et aux ordures qui la gouvernent, on ne saurait être surpris.
François Hollande chante son amour pour Sion
François Hollande chante son amour pour Sion
Pourtant, l'agression décidée par le régime sioniste contre Gaza repose sur un mensonge [comme l'Etat prétendu juif lui-même, soit dit en passant]. C'est ce qu'explique fort bien à mon sens Daoud Kuttab dans les colonnes du Jordan Times. Kuttab met en effet en relation l'accès de violence du régime sioniste avec des développements politiques significatifs dans la région : l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah d'une part, et la crise au niveau de la coalition qui gouverne à Tel Aviv avec la surenchère belliciste d'Avigdor Lieberman et ses menaces de rompre son alliance avec le Likoud, menace qu'il vient effectivement de mettre à exécution.
Daoud Kuttab
Daoud Kuttab
Un autre aspect plus lié à l'escalade militaire qu'au déclenchement des opérations elles-mêmes tient au fait que l'Egypte n'est plus disposée à assurer l'intermédiation entre le Hams et le gang sioniste du fait, selon Kuttab, que les autorités sionistes ont failli à leur engagement de ne pas recapturer des Palestiniens qui avaient été libérés dans le cadre de l'échange avec Gilad Shalit, une des ondiitions pour lesquelles l'Egypte avait apporté sa garantie.
Sans doute, mais il n'est pas sûr non plus que le régime militaire égyptien ait vraiment envie de venir en aide à un parti, le Hamas, qui fait partie de la mouvance des Frères Musulmans et qui était très proche de Mohamed Morsi, le président égyptien membre de la confrérie et qui a été renversé par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, l'actuel raïs égyptien.
In fine, Daoud Kuttab nous dit que le régime sioniste se retrouve dans une impasse stratégique que ses accès violents ne sauraient dissimuler aux observateurs avertis.  Sur ce sujet, on lira ou relira utilement cet article de 2012 signé John Mearsheimer sur l'échec stratégique des autorités sionistes.
En voyant ce genre de carte (parue dans un média de San Diego aux USA, on a l'impression que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes
Sur ce genre de carte,(parue dans un média de San Diego aux USA,  on a presque l'impression à première vue  que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes

par Daoud Kuttab, Jordan Times (Jordanie) 09 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Lorsque trois Israéliens ont disparu il y a trois semaines, et avant l'ombre d'une preuve, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a décidé de son propre chef d'en imputer la responsabilité au mouvement islamiste Hamas. Lui et ses acolytes politiques et militaires ont persévéré dans cette fabrication en arrêtant des centaines de militants du Hamas et des parlementaires élus pro-Hamas et en bombardant les bureaux du Hamas à Gaza. Des Palestiniens libérés dans l'échange de prisonniers avec Gilad Shalit, qui était garanti par les Egyptiens, ont également été raflés dans le but de faire pression sur le Hamas.
Priés de présenter des preuves, les Israéliens ont donné les noms de deux militants du Hamas pour le simple fait qu'ils n'étaient pas chez eux quand des soldats israéliens sont venus pour les arrêter. La théorie voulait alors que la disparition de Marwan Qawasmeh et Amer Abu Aisha n'était rien d'autre qu'une preuve flagrante que ces militants du Hamas étaient certainement les auteurs de l'enlèvement des Israéliens. Sans s'embarrasser d'autres pruves, Israël a démoli les maisons des deux Palestiniens disparus. En outre, les services d'action psychologique israéliens ont lancé une campagne médiatique (en se servant de journalistes amis) pour diffamer le clan Qawamesh fort de 10 000 membres, fabriquant toute une histoire sur une « famille hors-la-loi. »
L'accusation contre le Hamas avait à l'évidence de'autres motifs qu'Israël n'a pas tardé à faire connaître. Le but de l'accusation et de l'arrestation des deux membres du Hamas était rien moins que de faire pression sur le président palestinien Mahmoud Abbas pour qu'il abroge l'accord de réconciliation avec la direction du Hamas basée à Gaza.
Le problème avec les mensonges et les fabrications est que la vérité vient parfois interférer. Israël lui-même a depuis annoncé l'arrestation de Palestiniens de Hébron qu'il accuse d'être derrière l'enlèvement des trois Israéliens et ce ne sont pas les deux noms du Hamas exhibés aux médias comme étant derrière cet acte pour lequel leurs maisons ont été détruites. Par ailleurs, Israël a concédé que si certains éléments locaux du Hamas à Hébron pourraient se révéler être derrière les enlèvements, il n'y a aucune preuve de l'implication de la direction du Hamas à Gaza ou hors de Gazza. Le refus de Khaled Mishaal, le chef du Hamas, de condamner le triple enlèvement était une raison suffisante, du point de vue israélien, pour maintenir la pression sur le mouvement islamiste.
La guerre est souvent créée à la fois dans l'espace public et à huis clos. Ayant créé une énorme campagne d'opinion contre le Hamas, quoique sur la base de fausses accusations, le débat sur la guerre a ensuite été transféré au conseil de guerre. La discussion dans le cabinet israélien restreint qui décide sur les grandes questions de sécurité est vite devenue politicienne. La guerre des mots entre Netanyahou et son ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman se révèle être un cas typique de surenchère. Lieberman, dont la parti Yisrael Beiteinu forme une coalition avec le Likoud cherchait apparemment une bonne raison d'abandonner ce partenariat. Accusant le premier ministre israélien d'être trop mou avec le Hamas à Gaza, Lieberman a mis fin à la coalition Likoud – Beiteinu tout en continuant à critiquer publiquement Netanyahou pour son refus de prendre une position forte sur le Hamas et pour ne pas avoir stoppé les tirs de projectiles depuis Gaza sur le sud d'Israël.
Le problème avec la guerre en cours contre Gaza, c'est que les Israéliens ont perdu leurs canaux de communication avec les dirigeants du Hamas. Récemment encore, Israël n'avait as été mécontent de voir les Egyptiens intercéder et si nécessaire garantir tout accord de cessez-le-feu. C'était pendant la présidence de Mohamed Morsi et ce cessez-le-feu avait dans l'ensemble tenu jusque récemment. Mais les Egyptiens ne sont plus en mesure d'apporter une aide parce que les Israéliens ont trahi leur engagement de pas ré-arrêter des Palestiniens qui avaient été libérés dans l'échange contre Shalit. Les Israéliens ne peuvent pas non plus recourir aux bons offices d'Abbas, étant deonné qu'ils ne veulent pas qu'il renforce son accord le Hamas mais qu'il l'abroge. Toute intercession réusssie par Ramallah pour stopper la guerre contre Gaza viendra rétablir le capital politique d'Abbas et cimenter la'accord de réconciliation [entre le Hamas et le Fatah, NdT]. Il est évident que le gouvernement israélien ne veut ni de l'un, ni de l'autre. Il veut un Abbas faible et la dissolution de l'accord entre le Fatah et le Hamas.
Cette guerre est basée sur un mensonge et l'opinion publique le saura certainement tôt ou tard. De la même manière qu'Israël a été confondu pour son mensonge du fait qu'il savait dès le premier jour que les autostoppeurs israéliens avaient été tués. Le mensonge au sujet du Hamas sera révélé tôt ou tard. La seule question est combien de Palestiniens et d'Israéliens devront souffrir pendant tous le temps où ce mensonge sera considéré comme une vérité.

dimanche 6 juillet 2014

La preuve par 300 prépuces: le sionisme est extrémiste par essence

Certains imaginent qu'il existe un sionisme modéré (j'ai moi-même dû employer cet oxymore) mais c'est en réalité une illusion qui est en train de se dissiper sous nos yeux.
On constate par exemple que ceux que d'aucuns considéraient comme des sionistes modérés, les travaillistes, sont aujourd'hui à la marge de l'échiquier politique sioniste.

De toute façon, si les travaillistes ont certainement longtemps été modérés avec les travailleurs juifs ashkénazes, ils ne se sont guère distingués de leurs concurrents de droite en matière de bellicisme et de colonisation. Shimon Peres, le résidu travailliste qui préside l'entité sioniste pour quelques jours encore, incarne parfaitement ce propos.
Le sionisme, c'est comme le nazisme, il n'en existe pas de version modérée sauf dans la tête de quelques esprits qui ont des problèmes avec la logique. Et la logique du sionisme est implacable qui affleure avant de submerger les naïfs de tous bords par son déchaînement de violence verbale et meurtrière.

L'affaire des trois jeunes auto-stoppeurs sionistes assassinés en Cisjordanie donne l'opportunité au sionisme de se monter sous son jour le plus cru, le même que celui qui l'a amené à expulser des centaines de milliers de Palestiniens de leur patrie, à se doter de l'arme atomique, à agresser à plusieurs reprises des nations arabes, à assassiner des Palestiniens, leaders politiques, militants armés et surtout simples civils, à se murer lui-même dans un ghetto etc.

Pourtant on ne sait pas qui a tué les trois auto-stoppeurs juifs. Ils ont en effet été pris en stop dans un secteur de Cisjordanie contrôlé par l'armée sioniste ; les autorités sionistes ont ensuite tour à tour accusé de ce kidnapping l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), le Hamas et l'Autorité Palestinienne .

Le Hamas a démenti avoir enlevé les jeunes auto-stoppeurs, un démenti d'autant plus crédible que 1) le Hamas n'a aucune marge de manœuvre en Cisjordanie où il est traqué aussi bien par l'armée sioniste que par la police de Mahmoud Abbas et 2) que si le Hamas avait capturé ces jeunes gens, il l'aurait fait savoir pour obtenir un échange de prisonniers.
Par ailleurs, on peut se demander s'il est judicieux de faire de l'auto-stop dans une zone où on est établi en qualité de colon, c'est-à-dire en tant que participant à un crime de guerre.
Je disais donc qu'il n'y a pas de sionisme modéré et c'est ce que viennent de découvrir avec stupeur d'anciens membres d'un mouvement de jeunesse sioniste religieux réputé modéré.

Le chef de World Bnei Akiva appelle à faire payer le prix du 'sang pour [le meurtre] des adolescents israéliens'

Le rabbin Noam Perel, secrétaire général du mouvement mondial de jeunesse depuis 2012 exhorte le gouvernement à faire de l'armée isrélienne une armée de vengeurs 'qui ne s'arrêteront pas à 300 prépuces de Philistins
par Or Kashti, Haaretz (Sionistan)l. 2 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Le secrétaire général de World Bnei Akiva, le rabbin Noam Perel, a appelé à venger 'enlèvement et l'assassinat de trois adolescents israéliens dont les cadavres ont été retrouvés lundi.

« Toute une nation et des siècles d'histoire exigent la vengeance, » a écrit Perel sur sa page Facebook après la découverte des corps.

« Le gouvernement israélien se rassemble pour une réunion de vengeance qui n'est pas une réunion de deuil. Le maître est devenu fou en voyant les corps de ses fils. Un gouvernement qui transforme une armée de chercheurs en armée de vengeurs, une armée qui ne s'arrêtera pas à 300 prépuces de Philistins, » a écrit Perel dans une allusion au récit biblique de David qui tua 200 Philistins et donna leurs prépuces au roi Saül pour prix des épousailles avec sa fille.
«Le prix de la honte sera payé avec le sang de l'ennemi, pas avec nos larmes, » conclut Perel.
Perel a posté le même message sur la page du groupe Facebook des émissaires de World Bnei Akiva.
A force de sucer des kikis, Noam Perel est devenu un spécialiste du prépuce
A force de sucer des kikis, Noam Perel est devenu un spécialiste du prépuce
Les réactions au post de Perel sur son profil Facebook ont été généralement négatives, beaucoup d'intervenants faisaint part de leur déception de voir le leader d'un mouvement de jeunesse auquel ils avaient appartenu adopter de telles opinions.

« J'ai honte du mouvement au sein duquel j'ai grandi. Je souffre que vous m'ayez fait avoir honte du judaïsme, parce que vous parlez en son nom, » lit-on dans un commentaire.

D'autres qualifient Perel de « fou » et de « judéo-nazi », un commentateur comparant le rabbin à Adolf Eichmann. Certains commentaires ridiculisent l'appel implicite de Perel à circoncire en masse les Palestiniens, l'un d'entre eux alertant le rabbin sur le fait que la plupart des Palestiniens sont musulmans et sont déjà circoncis.
Philistin offrant son prépuce à l'envahisseur
Philistin offrant son prépuce à l'envahisseur
Perel a depuis retiré le post et a expliqué dans un nouveau post qu'il avait été mal compris.
Perel, 44 ans, est secrétaire général de World Bnei Akiva depuis 2012. Mouvement de jeunes sioniste-religieux, World Bnei Akiva a plus de 150 représentations dans des dizaines de pays du monde entier. Selon le site web du mouvement, Bnei Akiva se consacre à la lutte contre « le mariage mixte et l'assimilation sociale » en encourageant l'immigration en Israël, en «approfondissant l'identité juive » et en « renforçant et en connectant la nation juive à l'étranger aux valeurs du sionisme religieux et à l'Etat d'Israël. »

Le rabbin Perel est aussi le fondateur de la yeshiva [école religieuse] de la colonie de Susiya près d'Hébron dont il a assuré la direction pendant de nombreuses années.

Mardi soir, après les funérailles des trois adolescents, Perel a écrit : « Nous sommes rentrés des funérailles des nôtres qui ont été assassinés avec des idées nouvelles et claires. Nous ne nous contenterons plus de montagnes de discours... »

Le leader de l'opposition et président du parti travailliste Isaac Herzog a appelé le ministre Bennett à condamner les propos de Perel. « C'est une grave incitation [au meurtre] qu'un membre important de Habayit Hayehudi [le Foyer Juif, parti ultra-nationaliste présidé par Naftali Bennett qui est aussi ministre dans le gouvernement Netanyahou] ne doit absolument pas faire dans l'Etat d'Israël, » a déclaré Herzog qui a ajouté que si Bennett ne dénonçait pas officiellement [les propos de Perel], il exhortera le premier ministre à le limoger.

Des diaines de groupes sur les médias sociaux ont été lncés ces deux derniers jours pour appler à venger les assassinats des adolescents après la découverte des corps. L'un d'entre eux, un groupe Facebook nommé « Le peuple d'Israël exige la vengeance » a déjà obtenu 35 000 « j'aime ».