jeudi 8 juillet 2010

A moi l'argent de la shoah


Certains devront trouver d'autres ressources pour aller en vacances ou changer de voiture. En effet, un organisme allemand qui s'occupe d'indemniser des "survivants de l'holocauste" (juifs par définition) a découvert récemment l'existence d'une fraude aux indemnisations dont le montant reste inconnu mais se chiffre en million de dollars. Peut-être 7 millions nous dit-on.
Si on comprend bien l'article de The Jewish Week, l'organisme allemand ne verse pas directement les fonds dont il dispose aux bénéficiaires mais transite par un autre organisme (juif) non gouvernemental nommé Claims Conference. C'est la Claims Conference qui semble instruire les dossiers, vérifier que le demandeur est bien juif (condition première) et éligible en termes de lieu de résidence à l'époque du Reich nazi, de préjudice subi.
Comme l'organisme allemand est basé aux Etats Unis, de même que la Claims Conference, c'est le FBI qui mène l'enquête suite à la plainte déposée par la Claims Conference justement.
A mon avis, l'enquête débouchera sur quelques surprises compte tenu de la moralité douteuse de bon nombre de ceux qui encadrent la dite Claims Conference. C'est d'ailleurs vers une piste interne à la Claims Conference que s'orientent les investigations de la police.
Déjà, en 2006, certaines mauvaises langues demandaient: "Où est passé l'argent de la shoah?"
Le site web de la Claims Conference ne pipe en tout cas pas mot sur cette affaire (aucun journal non spécifiquement juif non plus).
 
 
par Stewart Ain, The Jewish Week (USA) 5 juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri
 
Le FBI a élargi son enquête sur des demandes d'indemnisations présumées frauduleuses pour la période de l'holocauste qui auraient escroqué des millions de dollars au gouvernement allemand, a appris The Jewish Week.
 
La fraude a été découverte en décembre à New York par la Conference on Jewish Material Claims Against Germany, qui traite au nom du gouvernement allemand des demandes d'indemnisations pour des survivants de l'holocauste. Elle a immédiatement contacté les autorités fédérales, dont le FBI. La fraude concernait au départ des demandes d'indemnisation soumises au Hardship Fund mais s'étend maintenant à l'Article 2 Fund, un dispositif de pensions de retraite qui a été victime d'une fraude portant sur peut-être 7 millions de dollars sur les dix dernières années. Les deux enquêtes sont en cours et les pensions Article 2 de plus de 200 personnes ont été suspendues mardi dernier. Ces personnes ont eu connaissance par courriel certifié que les autorités étaient informées qu'elles étaient soupçonnées de fraude et qu'elles devaient restituer tout l'argent qu'elles avaient reçu ou déposer un recours dans les 90 jours.
 
Le Hardship Fund a été fondé en 1980 pour indemniser les Juifs qui avaient été forcés de fuir vers l'est pendant l'holocauste et étaient restés dans les pays du bloc soviétique après la guerre, les privant des réparations allemandes. Trois des dix employés chargés d'instruire les réclamations auprès du fond ont été licenciés en février, et la Claims Conference a indiqué qu'à l'époque on ignorait s'ils étaient complices de la fraude.
 
La Claims Conference dit qu'on considère que la fraude a impliqué au moins 100 demandeurs, chacun ayant reçu un paiement unique d'environ 3 500 dollars. Elle dit que toutes les demandes d'indemnisation concernaient des hommes et des femmes qui affirmaient avoir vécu dans l'ex Union Soviétique pendant la deuxième guerre mondiale et qui résident maintenant à Brooklyn.
 
Roman Kent, trésorier de la Claims Conference, a affirmé lundi qu'aucune arrestation n'avait encore été effectuée mais que l'enquête du FBI se poursuivait, "il est devenu de plus en plus évident qu'il [le montant de l'argent impliqué] pourrait être supérieur à celui estime initialement."
 
"Je n'ai pas de chiffres définitifs," a déclaré Kent au sujet de la somme escroquée. "Nous coopérons pleinement avec le FBI et d'autres services. Ils savent quoi faire et ce qu'il faut chercher, ils veulent trouver les véritables coupables."
 
En février, Gregory Schneider, le vice président exécutif de la Claims Conference, insistait pour dire que "pas un sou n'avait été pris aux survivants de l'holocauste."
 
"Ceci est l'œuvre de personnes très sophistiquées ou d'une organisation dont le but est d'escroquer," a-t-il dit. "Et le fait que ça ait trait avec les survivants de l'holocauste le rend encore plus dégoûtant."
 
Schneider a indiqué aussi avoir ordonné que pendant l'enquête, ni le bureau de New York, ni les autres bureaux de traitement des demandes en Allemagne et en Israël ne payent les indemnités du Hardship Fund en décembre, janvier et février. En conséquence, 4 500 indemnités n'ont pas été payées.
 
Ce chiffre a augmenté depuis parce que Kent ct Julius Berman, président de la Claims Conference, ont indiqué que seules des indemnisations triées sur le volet ont été payées depuis.
 
"Nous n'avons réglé que les indemnités dont sous étions sûrs," a-t-il dit, ajoutant qu'il n'en connaissait pas le nombre.
 
Kent a déclaré que le gouvernement allemand avait été informé de la fraude.
 
La Claims Conference a assisté à un accroissement des demandes auprès du hardship Fund après un important et récent élargissement du programme pour inclure les Juifs qui se trouvaient à Leningrad à n'importe quel moment pendant les 900 jours de siège de la ville par les nazis - de septembre 1941 ) janvier 1944. L'Allemagne a payé 7 000 indemnités en 2008 et 18 000 l'an dernier. Après le reportage de Jewish Week en février sur l'enquête fédérale pour fraude, le nombre de nouvelles demandes a diminué de manière appréciable.
 
Il n'y a pas de date limite pour déposer une demande d'indemnisation, et ceux qui dont une demande précédente a été rejetée parce qu'ils ne satisfaisaient pas à tous les critères du gouvernement allemand peuvent faire une deuxième demande.
 
Pour moi personnellement, en tant que survivant et personne qui fait partie de la Claims Conference, je trouve vraiment dégoûtant que quiconque essaye de faire main basse sur l'argent prévu pour les survivants," affirme Kent. "C'est désagréable et je dirai que, pour notre part, nous coopérons pleinement avec les autorités fédérales. Plus tôt ce sera terminé et qu'on aura découvert les personnes derrière ça, mieux ce sera pour tout le monde; nous n'avons pas encore de certitude sur où ça va se terminer."


 

samedi 3 juillet 2010

V2 ou V-22, une question d'époque

Les sionistes et leur gouvernement aiment la technologie. Surtout américaine. Ils l'achètent aux frais du contribuable américain, où la pillent via leurs agents qui travaillent dans les centres de recherche appliquée aux Etats Unis. Puis, achetée ou volée, ils la revendent aux Chinois voire aux Russes dans des machines qui font la fierté de l'ingénierie sioniste.

En parlant de technologie, le Yediot s'extasie sur les capacités d'un avion militaire américain, qui a la particularité de pouvoir voler aussi bien comme un hélicoptère que comme un avion, au gré des besoins opérationnels.


D'où ce titre enthousiaste du Yediot:


 
J'imagine qu'Hitler avait dû dire quelque chose du même genre pour les fusées V2. En fait oui, il avait parlé d'arme miracle.

Comme Hitler en son temps, les sionistes croient que la guerre est essentiellement une question de technologie. Une erreur que commettent toujours ceux qui se prévalent du droit du plus fort.

Les nazis ont tué ma famille, mais ils disent que je ne suis pas Juif

Ce "ils", ce ne sont bien entendu pas les nazis mais le Beth Din ou tribunal rabbinique de Londres.
La singulière conception "moderne" du judaïsme en fait un mélange de "race," de nationalité et de religion. De sorte que pour pouvoir se dire juif, il faut obligatoirement avoir une ascendance maternelle juive. Quand je dis ascendance maternelle juive, cela ne signifie pas avoir une mère juive et croyante voire pratiquante. Non, il suffit d'avoir une mère dont la mère elle-même était juive. Une transmission de la religion qui s'opère à peu près de la même manière que les caractéristiques biologiques ou la nationalité puisque la filiation est un critère parmi d'autres qui permet d'établir juridiquement une nationalité.
On peut certes se convertir au judaïsme, c'est vrai. Mais c'est, passez moi l'expression, un véritable chemin de croix sans garantie de résultat et les conversions sont souvent sujettes à contestation de la part de tel ou tel grand rabbin ou tribunal rabbinique. C'est ainsi, rappelons-le que de nombreuses personnes ont vu leur conversion purement et simplement annulée. Ou encore qu'un enfant dont la mère était une convertie au judaïsme mariée à un juif s'était vu refuser l'admission dans une école juive en Angleterre, amenant la justice britannique à conclure que le judaïsme était une race. A contrario, vous avez ceux qui sont Juifs à l'insu de leur plein gré parce qu'ils ont une mère « juive », une mère « juive » pouvant être une catholique issue elle-même d'une mère « juive » catholique, c'est-à-dire d'une grand-mère convertie à une autre religion. C'est précisément cette conception racialo-nationale que défend le sionisme.
 
Donc, les nazis ont assassiné la famille de Joseph Marks, le principal protagoniste de l'article que je vous propose, parce qu'elle était juive, mais le Beth Din de Londres considère que cet homme de 80 ans n'est pas juif. Dommage qu'il l'ait appris si tard, sa famille aurait peut-être pu échapper à la barbarie nazie.
Joseph Marks n'est pas considéré comme juif parce qu'il n'a pas les papiers jugés adéquats pour prouver que sa mère, décédée dans l'entité sioniste, était elle-même juive. Peu importe s'il a été éduqué dans la connaissance de l'hébreu, du yiddish et de la religion juive: il lui manque ces foutus papiers... d'état civil.
Il lui reste cependant un petit espoir car les fins limiers du Beth Din (un généalogiste et un documentaliste) ont entrepris des recherches pour retrouver ces bouts de papier. Sûr que les frais lui seront facturés. Ce n'est pas exactement pour ça qu'il voulait payer, mais simplement pour s'inscrire dans une agence matrimoniale juive pour trouver une compagne (juive) pour ses vieux jours.

Incidemment, on comprend que ce n'est pas la première fois que son incapacité à prouver administrativement son appartenance au peuple élu lui a joué un tour. En effet, il semble que cette judéité non prouvable par l'état civil est ce qui l'a empêché de voir aboutir ses démarches en vue d'obtenir une indemnisation pour les biens de sa famille saisis par les nazis. De là à conclure que si on n'est pas juif on n'a pas droit à indemnisation, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas faute d'éléments à ce sujet.

 
Un vrai lo(o)ser ce Joseph Marks.

 
par Jessica Elgot, Jewish Chronicle (UK) 1er juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

 
Un homme âgé de 80 ans a vu sa qualité de juif remise en cause par le Beth Din (tribunal rabbinique sauf erreur de ma part) après avoir essayé de s'inscrire dans une agence matrimoniale.

Il y a deux ans, Marilyn, l'épouse non juive de Joseph Marks est morte d'un cancer des ovaires. M. Marks, un ancien producteur de films qui réside à Shepperton dans le Middlesex avait tenté de s'inscrire à Connect, une agence matrimoniale juive indépendante affiliée au Jewish Marriage Council.
 
En avril, on lui a demandé de rencontrer Dayan Menachem Gelley au Beth Din de Londres. Il l'ignorait -comme il s'en apercevra par la suite - que Connect n'hésite pas à s'adresser au Beth Din pour enquêter sur la qualité de juif d'un candidat au mariage avant de l'accepter.

M. Marks a déclaré: "J'ai consacré beaucoup de temps à chercher à obtenir des indemnisations pour ma famille qui a été assassinée par les nazis à Treblinka. Je suis allé là-bas [au Beth Din] en comprenant qu'il allait m'aider dans mes démarches d'indemnisation.

Nous nous sommes assis dans une salle de réunion vide, et après avoir compulsé mes papiers, Dayan Gelley m'a demandé où j'habitais, commentant ma réponse en disant qu'il n'y avait pas beaucoup de Juifs à Shepperton. J'ai relevé qu'il y avait trois synagogues là-bas.
 
"Il a produit un certificat de décès de ma mère. Il a affirmé qu'il était non valide, en dépit du fait qu'il était signé de la main d'un magistrat très estimé en Israël où ma mère est enterrée. Il a dit: 'Nous ne le reconnaissons pas.'
 
"Il m'a toisé et a dit: 'Je ne crois pas que vous êtes juif. Et je ne pense pas que votre mère l'était non plus.'"
 
M. Marks dit n'avoir pas été en mesure de produire la ketubah car ses parents avaient fait un "mariage à la hâte" dans un service d'état civil à Stepney.
 
Il ajoute: "Ma femme a fait des efforts désespérés pour se convertir mais elle se heurtait sans cesse à un mur et ça avait fini par l'irriter. Je l'ai dit à Dayan Gelley qui a souri et a dit: 'Oui, nous rendons les choses très difficile pour les gens, n'est-ce pas?' Je suis fou de colère. C'est on ne peut plus insultant. Je n'arrive pas à croire qu'un homme dont le rang est supérieur à celui d'un rabbin puisse faire ça à quelqu'un, et parler comme ça à quelqu'un. Pourquoi ces hommes adoptent-ils une telle attitude?"

M. Marks a consacré une bonne partie de sa vie à essayer d'obtenir une indemnisation pour ce que les nazis ont volé à sa famille.
 
Il rappelle qu'il est allé en Pologne quelques semaines seulement avant l'invasion nazie. Il dit: "Ma mère, Brucha, voulait rester avec sa famille. Mais je suis tombé malade, alors nous sommes rentrés à Londres le jour de la déclaration de guerre. En 1942, nous avons été contactés par la Croix Rouge qui nous a informés que toute la famille avait été exterminée."
 
"Mes parents étaient des membres fondateurs des synagogues d'Highams Park et de Chingford en 1930. C'étaient des Juifs pratiquants qui m'ont appris à parler l'hébreu et le yiddish.
"Le tribunal rabbinique a rejeté mon acte de naissance, le certificat de mariage de mes parents et le certificat de décès de ma mère. Je ne peux pas remonter plus loin, et ça fait des années que j'essaye à cause de mes démarches pour une indemnisation.
 
"Toute trace de ma famille maternelle a été effacée en Pologne et quand notre maison de Chingford a été bombardée pendant la guerre, tous les papiers de ma mère ont été réduits en cendres."
 
Dayan Gelley a déclaré: "Nous ne pouvons pas accepter sa parole à la place de documents qui existent si nous ne pouvons trouver aucune preuve de leur existence.
 
"Nous avons un généalogiste et un archiviste qui continuent à chercher. Nous serons très heureux de pouvoir aider ce monsieur quand nous trouverons quelque chose.

"C'est la même chose pour tout le monde, quel que soit l'âge. Ca n'a rien à voir avec le fait d'avoir des enfants; on ne peut pas marier une juif à un non juif, quel que soit leur âge."

vendredi 2 juillet 2010

Trafic d'armes vers Tel Aviv: un verdict anglais qui fera date

La presse anglaise en parle, la presse sioniste aussi (en français sur ce lien), un magistrat britannique vient de rendre un jugement qui fera date.
Les inculpés qui comparaissaient devant ce juge sont en effet des militants qui s'étaient introduits dans une usine d'armement près de Brighton et appartenant à une société qui fait commerce avec l'entité sioniste. Les militants s'en étaient pris aux installations de cette usine, causant pour 180 000 £ de dégâts (environ 218 000 €).

Les accusés se sont défendus en expliquant qu'ils avaient agi de la sorte pour empêcher la commission de crimes de guerre par les autorités sionistes. Ils ont soutenu que:
Edo MBM enfreignait la règlementation sur les exportations en fabriquant et en vendant à l'armée israélienne des équipements qui seraient utilisés dans les territoires occupés.
Territoires occupés, on le sait, illégalement par l'entité sioniste.

Si le site de presse sioniste impute l'entière responsabilité de ce verdict au juge George Bathurst-Norman (certainement un antisémite), elle ne souffle mot de la présence d'un jury dont les délibérations ont été traduites en verdict par le magistrat.

Au lieu de quoi, elle nous offre une réaction typiquement sioniste de l'ambassadeur de l'entité à Londres:
"si ce juge, au lieu de se trouver sur les plages ensoleillées de Brighton, s’était trouvé dans la Maison pour tous de Sdérot, il aurait émis un verdict radicalement différent."
Il est vrai que le juge a ajouté sa touche humaniste personnelle dans les attendus de son verdict:
«Si vous essayez de vous représenter ce que l’enfer peut être sur terre, et que vous pensez à ce que les habitants de Gaza ont enduré pendant cette période, vous serez loin d’exagérer».
Le procès n'est cependant pas terminé et seuls cinq des huit militants inculpés ont été acquittés. 
Ces gens de bien sont:  Robert Nicholls , Tom Woodhead , Harvey Tadman et Ornella Saibene, tous de Bristol, et Simon Levin de Brighton (les cinq acquittés) et Rosa Bellamy, Simon Levin, et Chris Osmond, de Brighton (en attente de jugement.

mercredi 30 juin 2010

Halte aux bébés terroristes!

La démocratie, avec l'élection au suffrage universel de représentants du peuple souverain est assurément une bonne chose. A la seule condition qu'elle ne soit pas pervertie par un fonctionnement où l'argent et les trafics d'influence permettent à la médiocrité de s'installer. Dans le cas de cet élu au Congrès des Etats Unis dont il est question dans l'article que je vous propose, parler de médiocrité est un euphémisme car il s'agit plus de bêtise et d'ignominie.
Louie Gohmert, cet élu du Texas, n'est qu'un exemple parmi d'autres de ces élus de l'argent qui jouent les gros bras devant les faibles, de leur pays ou de l'étranger, et font des courbettes à ceux qui leur permettent de donner une dimension "politique" à leur bêtise.
Car il faut lire, voir et entendre, pour le croire, un élu de dimension nationale tenant des propos que n'aurait pas désavoués le Führer en personne; et au sein de la Chambre des Représentants à Washington par dessus le marché.
Gohmert est un de ces fondamentalistes (protestants) qui pullulent dans le parti Républicain. Eclairé par sa foi religieuse, il avait notamment déclaré que "La base fondamentale de note Déclaration des Droits provient des enseignements qui nous viennent de l'Exode et de Saint Matthieu, d'Isaïe et de Saint Paul. Je ne pense pas qu'on insiste assez là dessus ces temps ci." Des affirmations bien difficiles à prouver comme l'écrit ironiquement l'Irregular Times.

 Cela va sans dire, Louie Gohmert est un fervent partisan de l'entité sioniste. C'est ainsi qu'il a récemment, devant le Congrès des Etats Unis soutenu la récente agression des terroristes sionistes contre la flottille humanitaire qui se dirigeait vers Gaza, poussant l'identification avec le régime sioniste jusqu'à comparer les commandos sionistes se livrant à une opération de brigandage en pleine mer, aux personnels des douanes des Etats Unis.
Voilà où en est réduite la démocratie en Amérique chère à Tocqueville.

 
par Walid Zafar, Political Correction (USA) 25 juin 2010

 
S'exprimant dans l'enceinte de la chambre des Représentants, le député Louie Gohmert (Républicain, Texas) a continué ses attaques contre le sens commun en posant l'affirmation normalement insensée que des terroristes recrutaient des femmes enceintes pour qu'elle donnent naissance à des enfants aux Etats Unis qui, dans quelques dizaines d'années, attaqueront les Etats Unis et "détruiront notre style de vie." Gohmert a tenu ces propos alors qu'il discutait de la sécurité frontalière et de la nouvelle et controversée législation sur l'immigration en Arizona.
 
Gohmert: J'ai parlé à un agent du FBI en retraite qui dit qu'une des choses sur quoi ils [le FBI] travaillent, ce sont des cellules terroristes à l'étranger qui ont trouvé le moyen de se jouer de notre système [de sécurité]. Et il semble qu'ils auraient des jeunes femmes qui tombent enceintes et viennent aux Etats Unis pour y avoir leur bébé. Elles n'auraient même pas à payer quoi que ce soit pour le bébé. Et puis elles repartiraient là où ils [les bébés] pourraient être élevés et bichonnés pour être de futurs terroristes. Et puis un jour, vingt... trente ans après, ils peuvent être envoyés ici pour participer à la destruction de notre style de vie. 'Parce qu'ils se sont rendus compte à quel point nous sommes stupides dans ce pays pour permettre à nos ennemis de se jouer de notre système, nuire à notre économie, se trouver en position de détruire notre mode de vie.

Regardez:

 
Les services de sécurité ont averti depuis longtemps que des éléments criminels (dont des suspects de terrorisme) exploitent nos frontières poreuses pour réussir à entrer aux Etats Unis. Mais l'affirmation de Gohmert est une nouveauté qui repose seulement sur une conversation hypothétique avec un agent du FBI à la retraite. Aucune information de presse ni alerte à la sécurité nationale ne semble étayer cette conclusion. Nous avons contacté le bureau de Gohmert pour avoir des éclaircissements mais n'avons pas obtenu de réponse.
 
Il est probable que Gohmert se sert d'un scénario entièrement concocté pour fomenter la peur et véhiculer le message - particulièrement populaire auprès des éléments indigénistes - selon lequel la citoyenneté par le droit du sol garantie par le quatrième amendement représente une menace existentielle pour la sécurité nationale. L'allusion à la menace terroriste n'est pas une nouveauté chez Gohmert. Par exemple, il avait suggéré en novembre dernier que les Démocrates voulaient un autre attentat terroriste à New York comme moyen de faire avancer leur loi sur l'emploi. Pendant le débat sur la santé, il avait fait une déclaration étrange selon laquelle les Démocrates avaient plus de volonté pour négocier avec les terroristes qu'avec les Républicains.

 
Cette information est visible aussi sue les liens suivants : Gawker, New York Daily News, Kold News

mardi 29 juin 2010

Sionisme et antisémitisme, judaïsme et sionisme


Les sionistes ont deux points communs avec les antisémites: le premier est l'assimilation du sionisme au judaïsme. Ce qui sépare principalement sionistes et antisémites, c'est que ces derniers affublent le judaïsme et ses adhérents de toutes sortes d'autres turpitudes inscrites dans ce qu'ils considèrent comme la "race" juive. Cette conception du judaïsme comme autre chose qu'une religion est justement l'autre point commun entre sionistes et antisémites.
S'il est évident que le judaïsme entretient une relation avec le sionisme, il serait erroné de concevoir cette relation comme nécessaire et elle n'est qu'une des virtualités  à laquelle des circonstances politiques particulières, celles des 19ème et 20ème siècles européens, ont permis de prendre corps.
Ce caractère non nécessaire et contingent du lien entre judaïsme et sionisme est clairement démontré par le caractère récent de l'époque qui a vu naître et se développer le sionisme politique. Il est également démontré par le scepticisme voire la franche hostilité rencontrée initialement par le sionisme dans de nombreuses communautés juives. L'opposition juive au sionisme se manifeste dès les origines de ce mouvement politique à visée étatique, traduisant ainsi le sentiment de nombreux Juifs surtout en Occident, au point d'en freiner l'implantation.

Les choses ont certes changé, surtout grâce ou à cause de la seconde guerre mondiale et à la politique de l'Allemagne nazie envers les Juifs. Cependant l'opposition au sionisme reste encore présente dans le judaïsme. On a souvent parlé des Juifs ultra orthodoxes de Naturei Karta, mais cette organisation n'est pas la seule à affirmer une opposition au sionisme d'un point de vue religieux. C'est également le cas des Juifs de Satmar, d'autres ultra orthodoxes qui sont tout de même autre chose qu'un groupuscule marginal.

Le New York Times nous présente de son côté une autre mouvance juive antisioniste incarnée par l'American Council for Judaïsm. Une présentation qui donne l'occasion à ce journal de rappeler que l'opposition au sionisme était quelque chose de tout à fait commun dans les organisations juives d'Outre Atlantique, jusqu'aux années 1940 qui ont vu le sionisme l'emporter.

Si Samuel G. Freedman nous parle de ce Council tout à fait anecdotique sur le plan de ses effectifs d'adhérents, c'est simplement à titre de témoin d'une époque de l'histoire idéologique juive très différente de celle que nous connaissons aujourd'hui. Et aussi, parce que comme le perçoivent les observateurs, si des Juifs ne se sont jamais intéressés vraiment à l'entité sioniste, les agressions commises par l'entité sioniste, dont la récente attaque contre la flottille pour Gaza, amènent de plus en plus de juifs aux USA à s'interroger voire à se détourner du sionisme. L'histoire ne se répète pas, dit-on, et si le Council for American Judaïsm n'a pas forcément un bel avenir en tant qu'organisation, tout ou partie des idées qu'il incarne sont de plus en plus d'actualité.

 
par SAMUEL G. FREEDMAN, New York Times (USA) 25 juin 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Un jour, il y a près de vingt ans, Stephen Naman se préparait à assister le rabbin de son temple du juif réformé à transférer la congrégation dans de nouveaux locaux. M. Naman n'avait qu'une seule requête: Le rabbin pouvait-il cesser de disposer le drapeau israélien sur l'autel?

 "Nous n'allons pas à la synagogue pour prier un drapeau," se souvient avoir dit M. Naman, 63 ans, lors d'une récente interview par téléphone.

Ce rabbin avait accepté la requête. Donc, après avoir été muté six ou sept ans plus tard en Caroline du Nord et avoir rejoint un temple là-bas, M. Naman avait demandé au rabbin de retirer le drapeau israélien. Cette fois, la réaction fut plus prévisible.
"Le rabbin dit que ce serait terrible," raconte M. Naman, un cadre en retraite d'une société de papeterie qui réside maintenant près de Jacksonville en Floride, "et qu'il serait gêné d'être le rabbin d'une telle congrégation."

Aussi choquante que puisse paraître l'insistance de M. Naman à séparer Israël du judaïsme, elle correspond en réalité à une tendance cohérente à l'intérieur du débat juif. Qu'on l'appelle antisionisme ou non sionisme - tous ces termes sont contestés et chargés- la volonté de séparer l'Etat juif de l'identité juive a des racines séculaires.
 
Ces 68 dernières années, cette position a été la plate forme officielle de l'organisation dont M. Naman est le président, l'American Council for Judaïsm. Et si l'instauration de l'Etat d'Israël et sa centralité pour les Juifs Américains a marginalisé cette organisation des décennies durant, les vives critiques d'Israël qui se développent en ce moment chez nombre de Juifs Américains ont donné un caractère significatif, voire prophétique, à l'organisation de M. Naman.
 
Ce n'est pas que les adhésions affluent à l'American Council. La liste de diffusion électronique de l'organisation atteint à peine le millier de contacts, et son site web a reçu seulement 10 000 visiteurs uniques l'an dernier. Son budget n'est que de 55 000 dollars. Comme M. Naman l'admet, l'histoire d'opposition au sionisme de son organisation la rend "radio active" même pour des organisations juives américaines progressistes comme J Street et Peace Now.

Pourtant, les arguments que l'American Council for Judaïsm a soulevé avec constance contre le sionisme et Israël sont revenus au premier plan ces dix dernières années, avec l'effondrement du processus de paix d'Oslo, les guerres d'Israël au Liban et à Gaza et, plus récemment, l'attaque meurtrière contre une flottille qui tentait de briser le blocus naval sur le régime du Hamas. Il n'est pas nécessaire d'être d'accord avec toutes les positions de l'American Council pour reconnaître que, pour une certaine faction [sic] des Juifs Américains, elles sont redevenues au goût du jour.

"Mon sentiment est qu'ils pensent que les événements démontrent qu'ils avaient toujours eu raison," explique par téléphone Jonathan D. Sama, historien à l'université Brandeis et auteur d'un livre important, "American Judaïsm." "Tout ce qu'ils avaient prophétisé- la double loyauté, la malfaisance du nationalisme - est devenu réalité.

"Je serais surpris si beaucoup de gens passaient à l'ACJ en tant qu'organisation à cause de sa réputation," poursuit-il. "Mais il est certain que si l'holocauste a mis en avant les problèmes de la vie juive dans la diaspora, ces dernières années ont mis en lumière le fait que le sionisme n'est pas une panacée."

M. Naman a grandi dans une famille du Texas profondément impliquée dans l'organisation et, en conséquence, a vécu toutes les évolutions du pendule politique.
 
"Nous étions ostracisés et calomniés," dit-il. "Mais nous sentions alors, et nous sentons encore aujourd'hui, que nos positions sont crédibles. Elles ont été justifiées et confortées par ce qui s'est passé."

Sur ce point, et c'est un euphémisme, il y a désaccord. Si les sionistes Américains qui s'opposent à l'occupation de la Cisjordanie sont flétris de critiques par la partie conservatrice de la communauté juive américaine, qui a tendu à dominer les principales organisations communautaires et de lobbying, les ennemis convaincus du sionisme de l'American Council suscitent la rage et l'indignation.
 
Cependant, le rejet de Sion remonte à la Torah elle même, avec son récit des Hébreux se rebellant contre Moïse pendant le trajet vers la terre Promise et réclamant de rentrer en Egypte. Avant la création du mouvement sioniste moderne par Théodore Herzl au début du 20ème siècle, l'injonction biblique au retour en Israël était généralement perçue dans un sens théologique plutôt que comme une instruction concrète.

Avant l'holocauste, la plupart des dirigeants juifs orthodoxes rejetaient le sionisme, affirmant que l'exil était une punition divine et qu'Israël ne pourrait être restaurée qu'avec l'évènement du messie. Le mouvement réformé soutenait que le judaïsme était une religion, pas une nationalité.
 
"Ce pays est notre Palestine," déclarait un rabbin réformé à Charleston (Caroline du sud) en 1841, "cette ville est notre Jérusalem, cette maison de Dieu notre temple." La plateforme de 1885 du mouvement réformé renvoyait le "retour en Palestine" au niveau d'e celui des reliques comme le sacrifice animal.
 
C'est seulement quand les dirigeants de la Réforme, à la veille de la seconde guerre mondiale, révisèrent leur position que la faction antisioniste fit scission, pour finalement former l'American Council for Judaïsm en 1942. Son discours était à la fois idéaliste et méprisant - une formation proposée en 1952 présentait le sionisme comme raciste, auto-ségrégé et anti-américain - et il fut une époque où l'American Council se flattait d'avoir des dirigeants comme Lessing J. Rosenwald, héritier de la fortune Sears, et 14 000 adhérents.

Si les guerres de 1967 et 1973 poussèrent le Council vers l'obsolescence, les guerres controversées d'Israël depuis l'an 2000 l'ont fait sortir de la tombe. On peut entendre des échos de ses positions chez Tony Judt, l'historien qui a lancé un appel à un Etat binational en Palestine; chez Tony Kushner, dont le scénario pour le film "Munich" présentait l'Amérique comme la véritable patrie d'un Israélien; chez Michael Chabon, dont le roman "The Yiddish Policeman's Union" parodiait le sionisme; et dans le désengagement vis-à-vis d'Israël qui se fait jour chez une partie des jeunes Juifs non orthodoxes, tel Peter Beinart remarqué récemment pour un essai dans The New York Review of Books.

La vérité des chiffres, qui ne fait donc pas débat, est que seule une infime proportion des Juifs Américains a rejeté l'exil ici pour émigrer en Israël.
 
"Je pense que nous représentons une majorité silencieuse," déclare Allan C. Brownfeld, membre de longue date du Council et rédacteur en chef de ses publications, Issues et Special Interest Report. "Nous sommes Américains par la nationalité et Juifs par la religion. Et si nous souhaitons le bien d'Israël, nous ne la voyons pas comme notre patrie."

vendredi 25 juin 2010

Les excuses du gang sioniste au gouvernement de Malte (à propos de Bianca Zammit)


Bianca Zammit est une ressortissante maltaise membre de l'International Solidarity Movement dont une des fondatrices est la militante Neta Golan (une occasion pour moi de citer une personne de confession juive qui agit positivement, c'est-à-dire dans le sens du droit et de la justice. Il se peut que Mme Zammit soit juive également.
Bianca Zammit a été blessée en avril dernier par  des terroristes sionistes alors qu'elle accompagnait, caméra au poing, des paysans palestiniens qui se rendaient à leur champs, déclarés zone militaire interdite par le gang de Tel Aviv. Il faut savoir effectivement que les délinquants sionistes déterminent, selon leur bon vouloir, des zones interdites dans le territoire des autres.
Bianca Zammit a fait la une de l'actualité à Malte pour la bonne raison que cet Etat insulaire, membre de l'Union Européenne, accueillait Avigdor Lieberman, le chargé des relations extérieures de la bande sioniste. Et que M. Lieberman a dû publiquement présenter des excuses au gouvernement maltais pour la blessure infligée à la militante pro palestinienne. On peut lire dans l'article de Malta Today ci-dessous que M. Lieberman est "désolé", "parce que c'est toujours quelque chose de terrible quand des civils sont blessés."
Il est vrai que les civils, il préfère nettement les tuer. Ils ne se plaignent pas ensuite auprès de leurs gouvernements.
Lieberman a même sorti de son chapeau de prestidigitateur (souvenir du temps où il animait des night-clubs) une enquête diligentée par le procureur général qui siège à Tel Aviv. Il est resté par contre évasif sur l'éventualité de poursuites judiciaires, et pour cause puisqu'il n'y en aura pas, où alors bidonnées comme à chaque fois que la victime est Goy et à fortiori pro palestinienne. J'ai déjà l'argument du procureur: l'incident s'est déroulé dans un territoire qui n'est pas sous ma juridiction. Où encore, le soldat a confondu la caméra avec un fusil. Il pourra donner libre cours à son imagination.
Mais attention, car les autorités maltaises ne l'entendront peut-être pas de cette oreille.

On ne parle guère de Claudia Zammit dans la presse française sauf sur RTL qui fait cependant son titre sur une déclaration de Lieberman: "Il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza". L'agression dont a été victime Mme Zammit n'a pas vraiment eu l'heur de passionner RTL qui parle "d'un Maltais" dont on sait par la suite que c'est une femme, une Maltaise donc. Eh oui, priorité au ministre sioniste.
par Karl Stagno-Navarra, Malta Today (Malte) 25 juin 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman a fait lecture aujourd'hui d'excuses officielles pour l'incident au cours duquel Bianca Zammit, une ressortissante maltaise, a reçu une balle dans la jambe tirée par des soldats israéliens dans la bande de Gaza le 24 avril dernier.

C'était au cours d'une conférence de presse avec son homologue maltais Tonio Borg.

"L'enquête est entre les mains du procureur général à Tel Aviv et nous attendons ses conclusions. Je suis désolé et nous sommes désolés, parce que c'est toujours quelque chose de terrible quand des civils sont blessés."
 
Bianca Zammit avait été blessée sans raison aucune par des soldats israéliens alors qu'elle accompagnait des paysans palestiniens de Gaza dans leurs champs situés dans la zone dite "tampon" proclamée unilatéralement par Israël. Cette zone interdite ne repose sue aucune base légale et participe du blocus de la région par Israël. Zammit est membre de l'International Solidarity Movement.
 
A la question de savoir si les investigations du procureur général déboucheraient sur des poursuites contre des membres de l'armée, Lieberman a évité de s'engager. Tonio Borg a déclaré que le gouvernement maltais "continuerait à explorer toutes les voies."
 
Lieberman a été accueilli par une vague de protestations à l'extérieur de Castille animée par des membres de Moviment Graffiti qui ont déployé un grand drapeau palestinien et crié "terroriste" au ministre de droite.
 
Ses excuses d'hier contrastaient franchement avec la morgue de Gideon Meir, l'ambassadeur israélien à Malte, qui avait affirmé que Zammit était "utilisée" par les militants palestiniens, accusant l'ISM de mettre des étrangers en situation de danger à la frontière de sorte à ce que le Hamas et le Djihad Islamique puissent disposer des bombes et blesser des soldats israéliens... L'ISM a une politique anti-israélienne dans tout ce qu'il dit et fait."
 
En dépit des affirmations de Meir sur le lien entre l'ISM et le Hamas et le Djihad Islamique, des journalistes à Gaza disent que c'est le contraire qui est vrai. "L'ISM n'a aucun lien avec des factions armées palestiniennes," affirme Neta Golan, elle-même israélienne juive et co fondatrice de l'ISM. "L'affirmation selon laquelle l'ISM reçoit des ordres d'organisations armées est le fruit de l'imagination de l'ambassadeur, et nous le mettons au défi d'en donner des preuves," a déclaré Golan.

Les dites "zones militaires fermées" sont en effet des zones déclarées telles unilatéralement par Israël sur le sol palestinien, essentiellement agricole, sans aucun fondement dans le droit international. Golan affirme que les zones déclarées interdites par Israël sont aussi une manière de réprimer par la force la résistance non violente. "Chaque fois qu'il y a une manifestation palestinienne pacifique dans un endroit, il devient 'zone militaire fermée,' a-t-elle dit.