mercredi 18 avril 2012

Les accords signés avec Tel Aviv n'engagent que le cosignataire


Un étudiant de l’école religieuse de Bnei Brak dans l’entité sioniste vient d’être arrêté dans un aéroport européen. Pour trafic de drogue probablement, car s’il est impossible de savoir dans quel pays a eu lieu l’arrestation, les rares informations disponibles comparent l’affaire à un cas voisin qui consistait en une tentative d’introduction de drogue au Japon en 2008.

Cette affaire serait « moins grave», sans doute parce qu’un seul étudiant est concerné, contre trois au Japon qui les a jugés et condamnés à de la prison.

Il parait d’ailleurs que les jeunes hommes subissent un «sort terrible» dans les prisons japonaises. Raison pour laquelle les autorités sionistes aiguillonnées par les religieux ont fait des pieds et des mains pour qu’un des condamnés, Yosef Bondo, mineur au moment des faits, puisse purger ses cinq ans de prison dans l’Etat juif.

Le respect de cette durée de détention avait semble-t-il fait l’objet d’un accord entre ministères de la justice. Il s’avère cependant que Yosef Bondo a bénéficié d’une grâce et été dispensé de sa dernière année de prison au grand dam des autorités japonaises.

Le Japon a donc lui aussi fini par apprendre qu’un accord signé avec l’Etat juif n’engage pas ce dernier, mais seulement le cosignataire.


Arutz Sheba (Sionistan) 17 avril 2012

Un étudiant de la yeshiva de Bnei Brak a été arrêté en Europe pendant la Pâque [juive] et reste en prison, selon l’organe de presse religieux ultra-orthodoxe Kikar Ashabat. Les responsables (askanim) de la communauté religieuse ultra-orthodoxe travaillent à sa remise en liberté.

Le jeune homme a été interpellé dans un aéroport, ce qui éveille l’inquiétude d’une possible répétition d’une affaire d’il y a quelques années quand des élèves d’une yeshiva avaient été arrêtés au Japon pour trafic de drogue ; les étudiants impliqués dans cette affaire avaient affirmé ignorer que de la drogue se trouvait dans leurs bagages. Un homme qui œuvre à la libération de l’étudiant est cité comme ayant dit que l’affaire actuelle était sérieuse, « mais pas du même niveau que l’affaire japonaise. »

Le tueur d'Oslo, Anders Behring Breivik croule sous le courrier de ses sympathisants

On aurait bien aimé faire passer Anders Behring Breivik pour fou, de sorte à éviter un procès qui va permettre d’aborder son idéologie.
Car si son idéologie est peut-être folle, Anders Behring Breivik n’est par contre probablement pas fou. En tout cas, il n’est pas plus fou que d’autres auteurs d’attentats qu’on ne se gêne pas pour juger ou pour tuer sans ménagement.

Vous voyez parfaitement de qui je veux parler !

Anders Behring Breivik a parfaitement développé dans un long texte sa vision des problèmes qui se posent, selon lui, à la Norvège et plus largement à l’Occident.

Non seulement il s’abreuve à de bonnes sources, parmi lesquelles figure un philosophe Français qui a pignon sur rue (Eh non, ce n’est pas Bernard-Botul-Henri Lévy) mais son idéologie est plus largement partagée qu’on ne le pense généralement, même si ce n’est pas forcément dans la variante ultra-extrémiste qui le caractérise.

Une partie de ceux qui partagent ses opinions ont d’ailleurs trouvé le courage de lui écrire dans la maison d’arrêt où il est actuellement détenu.
Figurez-vous que s’il ne croule pas sous le poids de la culpabilité, il croule par contre sous celui du courrier de ses admirateurs !


Anders Behring Breivik reçoit de nombreuses lettres chaque jour
Elles proviennent de plus de vingt pays et lui déclarent leur soutien
Agence Efe | Copenhague, El Mundo (Espagne) 18 avril 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

L’extrémiste de droite Anders Behring Breivik, jugé à Oslo pour les attentats du 22 juillet dernier en Norvège qui avaient causé la mort de 77 personnes, entretient des contacts par voie postale avec des partisans et des sympathisants politiques du monde entier.
«Ce sont des lettres qui sont des déclarations de soutien sans équivoque avec les mêmes points de vue politiques que l’inculpé. Ce sont des complices au niveau politique, qui se servent du même vocabulaire et de la même terminologie que lui », a observé le psychiatre Terje Tørrissen dans le deuxième rapport d’expertise psychologique sur Breivik, selon un article paru aujourd’hui dans le journal norvégien ‘VG’.

Dans le rapport dont seules les conclusions ont été rendues publiques, mais dont ‘VG’ en reproduit aujourd’hui des extraits, Tørrissen note que certains de ceux qui écrivent à Breivik « disent qu’il les a inspirés et qu’ils sont devenus plus extrémistes à cause des actes de l’inculpé.»

Les autorités judicaires de Ila, à l’ouest d’Oslo et où le fondamentaliste chrétien est en détention préventive depuis neuf mois, ont confirmé que Breivik reçoit de nombreuses lettres chaque jour.

Breivik a assuré aux psychiatres qu’il garde le contact avec des partisans dans plus de vingt pays et que le volume du courrier qui lui parvient chaque jour est tel qu’il ne peut pas tout lire en une journée.

 ‘VG’ reproduit également une interview et la photo d’un jeune Etatsunien de 23 ans prénommé Kevin, étudiant à l’Assumption College de l’université catholique du Massachussetts et dont le «rêve» est de connaître Breivik.

«Ce que Breivik a fait à Utoeya – l’île où il a massacré de jeunes militants travaillistes – a montré qu’il est un patriote nationaliste rationnel qui veut protéger les gens contre l’Islam, le multiculturalisme et le marxisme, » affirme le jeune homme.

Les autorités ont levé en janvier l’interdiction pour l’extrémiste de droite de recevoir du courrier.

Breivik avait fait sauter une fourgonnette pleine d’explosifs le 22 juillet dernier dans le complexe gouvernemental d’Oslo avant de se rendre juste après à Utoeya où il a commis un massacre dans lequel 69 personnes trouvèrent la mort, en majorité des jeunes de moins de vingt ans qui participaient à un camp des jeunesses Travaillistes.

L’objectif des attentats était de punir le Parti Travailliste au pouvoir en Norvège, pour son appui au « multiculturalisme » et pour avoir permis «l’invasion» islamique qui «menace» la survie du peuple norvégien, selon les déclarations de Breivik à son procès qui en est maintenant à sa troisième journée et où Breivik a fait une fois de plus ce matin sont ‘salut templier’.

mardi 17 avril 2012

Julio Rodriguez, arrêté à Tel Aviv puis arrêté en Allemagne!

La presse couvre largement la mission Bienvenue en Palestine avec l’interpellation puis l’expulsion de militants venus d’un peu partout pour se rendre en Palestine en passant par l’aéroport de Tel Aviv.

Vos media parlent notamment de ce militant Danois brutalisé par un terroriste sioniste, un lieutenant-colonel pas moins !

Ils vous parlent aussi de la complicité des compagnies aériennes européennes qui ont annulé les billets de militants dont les documents de voyage étaient en règle. Les compagnies aériennes ont procédé de la sorte en l’absence de toute décision judicaire dûment certifiée conforme par le pays de départ !

Le Figaro se distingue en se faisant le relais de la hasbara sioniste et nous  fait savoir qu’une croix gammée a été retrouvée sur un mur du centre de rétention de l’aéroport de Tel Aviv, « cadeau laissé par les militants de la paix. »

Mais il y a une chose dont la presse n’a peut-être pas parlé, c’est  de l'ampleur de la complicité des autorités policières de certains pays avec les autorités sionistes.
Ainsi, nous apprend le journal espagnol El Pais, un responsable du parti politique espagnol Izquierda Unida (Gauche Unie) qui participait à la mission Bienvenue en Palestine a non seulement été arrêté dans l’entité sioniste puis expulsé mais il a en outre été arrêté par la police à son arrivée à l’aéroport allemand de Dusseldorf !


Rodriguez est arrivé à l’aéroport de Dusseldorf après avoir été expulsé par Israël
Le représentant d’IU participait à la mission Bienvenue en Palestine
Agence EFE, El Pais (Espagne) 17 avril 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri


Julio Rodriguez d'Izquierda Unida
Le président de l’ONG Paz Ahora (Paix maintenant) et représentant de Izquierda Unida (IU), Julio Rodriguez se retrouve détenu à l’aéroport de Dusseldorf en Allemagne après son expulsion hier soir par le gouvernement israélien. Rodriguez a été arrêté par la police israélienne pour avoir essayé de se rendre dans les territoires palestiniens.

Rodriguez, qui représente IU dans la mission internationale Bienvenue en Palestine, a appelé par téléphone hier soir et a indiqué que des policiers Allemands étaient montés dans l’avion pour l’arrêter, selon les informations données par sa formation politique. Il a expliqué que pendant sa détention des heures précédentes en Israël, il avait été conduit dans une prison de Tel Aviv distante de l’aéroport, contrairement aux informations fournies par le gouvernement israélien qui a déclaré que Rodriguez était resté toute la nuit au centre de détention de l’aéroport Ben Gourion.

Le militant est arrivé à l’aéroport de Dusseldof un peu après 19h. Il avait été arrêté par les autorités israéliennes dimanche dernier dans la matinée à son arrivée à l’aéroport de Tel Aviv, en même temps que l’Espagnole Teresa Salas et 60 autres participants à la campagne Bienvenue en Palestine 2012.
Selon des sources au ministère des affaires étrangères, Rodriguez avait d’abord refusé d’être expulsé tant qu’il n’aurait pas rencontré les autorités consulaires espagnoles et, après avoir rencontré Victoria Rodriguez, consul d’Espagne à tel Aviv, il a accepté d’être expulsé.

Le soutien de Juan Goytisolo à Günter Grass


Günter Grass est âgé et n’a plus grand-chose à attendre de la vie. C’est pour cette raison qu’il s’est permis d’écrire ce poème qui lui a valu les foudres de toute la valetaille au service du sionisme.

Pourtant son poème se voulait simplement une mise en garde sur les conséquences d’une attaque «préventive» de l’entité sioniste contre l’Iran en même temps qu'une réaction à la vente à l'armée sioniste par son pays d'un sixième sous-marin capable de transporter des charges nucléaires. Le risque d'attaque préventive n'est pas une invention de M. Grass puisque les responsables sionistes ne cessent de crier sur les toits qu'ils ont le droit d'attaquer l'Iran pour, disent-ils, empêcher ce pays de se procurer l'arme atomique (l'Iran étant signataire du Traité de Non Prolifération, ce qui n'est pas le cas de l'Etat juif).

Les conséquences évoquées par le poème sont d’abord celles en termes de victimes et de destructions pour le peuple iranien dont Günter Grass semble être un des rares occidentaux à se préoccuper.
Et les conséquences ensuite pour la paix mondiale.

A aucun moment l’écrivain Allemand ne met en question le droit à l’existence ou à la sécurité de l’Etat prétendu juif.

Son délit, ce qui fait de lui aux yeux de certains un antisémite, c’est qu’il ose demander qu’on applique aux installations nucléaires de l’Etat juif, les mêmes contrôles que ceux mis en place ou qu’on prétend mettre en place pour celles de l’Iran.

Oui, il a osé le faire : mettre sur le même plan que les Nations ce qu’il aurait dû considérer comme une « Lumière parmi les Nations ».

Poutant si on se limite aux « Nations », force est de constater que la « Lumière » est particulièrement agressive et belliqueuse, jugez-en : elle a rayé de la carte la nation palestinienne après avoir entre autres fait sauter l’hôtel King David à Jérusalem et assassiné le Comte Bernadotte, représentant de l’ONU en Palestine, participé en 1956 à une opération de grand banditisme contre l’Egypte aux côtés de la Grande Bretagne et de la France, occupé militairement en 1967 la Cisjordanie, le Golan et le Sinaï, abattu un avion de ligne libyen, envahi le Liban en 1982, bombardé le siège de l’OLP à Tunis, bombardé un site nucléaire irakien, agressé le Liban à nouveau en 2006, Gaza fin 2008, début 2009… La liste n'est ni exhaustive ni close.

A moins d’être miro ou domestiqué par le sionisme, on voit bien où est la menace !

Le grand écrivain Français Bernard-Botul-Henri Lévy vient d’écrire quelque chose d'à la fois fourbe et pédant sur la «première mort» de Günter Grass. Un tel titre n’est pas anodin, il signifie bien entendu que celui qui est désigné par le lobby sioniste comme un ennemi (nécessairement antisémite) est «mort» symboliquement, c’est-à-dire qu’il n’a plus droit de cité et que, s’il est écrivain, il aura du mal à se faire publier et, si par hasard il était quand même publié, il aurait aussi du mal à faire diffuser ou promouvoir son livre.

Günter Grass ne risque rien de ce côté-là : trop vieux. Tout ce qu’il ratera peut-être ce sont des obsèques  avec un hommage unanime de tout le Gotha politique et intellectuel de son pays.

En attendant, Günter Grass vient de recevoir un soutien de grande qualité (autre chose que le Botul Henri-Lévy) de la part de l’écrivain Espagnol Juan Goytisolo, excusez du peu !

Juan Goytisolo

Agence EFE, La Informacion (Espagne) 17 avril 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

L’écrivain Espagnol Juan Goytisolo a défendu aujourd’hui son collègue  Allemand Günter Grass à qui il a dédié son prix Spiros Vergos  de la liberté d’expression qui lui a été décerné par le « Festival des Ecrivains de Prague ».

« Il a absolument le droit au respect de ses opinions. Il m’a semblé juste de le lui dédier, bien qu’il aille à contre-courant, » a déclaré l’écrivain Barcelonais qui s’était exilé volontairement au Maroc dans les années 1960 à cause de des divergences avec le régime franquiste.

Le célèbre auteur de «Pièces d’identité,» qui a reçu récemment le prix Formentor (2012), le Prix International Don quichotte de la Manche (2010) et le prix National des Lettres (2008) a fait cette déclaration lors d’une réunion informelle à l’Institut Cervantes de Prague.

Il faisait ainsi allusion au prix Vergos qu’il a reçu dimanche dans la capitale tchèque.

Goytisolo, dont l’œuvre a été interdite en Espagne de 1962 à 1976, s’est répandu en éloges sur le poème polémique intitulé "Was gesagt werden muss" («Ce qui doit être dit») que l’auteur Allemand a publié début avril ; et qui a suscité une avalanche de controverses et de critiques.

 « Je suis toujours allé à contre-courant, » a-t-il ajouté dans son apologie de Grass, prix Nobel de littérature 1999 qui, dans le poème en question paru le 4 avril, il s’en est pris à une possible «attaque préventive» contre l’Iran par Israël, pays qui a réagi en interdisant l’entrée sur son territoire de l’auteur du roman «Le tambour».

Pour Goytisolo, c’est une « persécution » qui s’exerce contre l’octogénaire Grass et c’est pour cette raison que l’Espagnol a souhaité se solidariser avec son collègue écrivain.

Goytisolo a reçu le prix tchèque créé en l’honneur du poète Grec Spiros Vergos au moment de l’inauguration du Festival des Ecrivains de Prague, une rencontre internationale de romanciers, poètes et éditeurs qui se tient chaque année  dans la capitale tchèque.


(Agencia EFE)

Les Alevis de Turquie contre la politique syrienne de leur gouvernement


Je vous disais dans un post précédent que l’aventurisme en Syrie n’était pas sans risque pour les équilibres internes de la Turquie.

Soner Cagaptay donne à ce sujet un point de vue plus informé que le mien. S’il relève les problèmes posés par la présence d’une communauté arabo-turque forte de 1,5 millions d’âmes, dont un tiers d’Alaouites, qui se concentrent dans les régions limitrophes de la Syrie, il insiste beaucoup sur les Alevis.

A la différence des Alaouites ; les Alevis sont de souche turque et constitueraient entre 10 et 15 % de la population turque, c’est—dire qu’ils seraient au minimum 7,5 millions, ce qui fait quand même du monde.
Or, nous explique Soner Cagaptay, les Alevis sont une communauté très attachée à l’héritage kémaliste et se méfient du parti AKP au pouvoir qui comporte, selon eux, une tendance sunnite sectaire dont ils ont eu à souffrir par le passé.

De ce fait, les Alevis seraient très réticents devant les orientations de la politique du gouvernement actuel en Syrie dont ils craignent qu’elle traduise surtout un combat sectaire ou plus simplement qu’elle encourage un tel combat en Syrie.

D’autant que les Alevis perçoivent les Alaouites comme une minorité sœur, ce que l’auteur de l’article conteste au motif qu’Alevis et Alaouites ne sont liés ni ethniquement (les premiers sont des Turcs et les deuxièmes des Arabes), ni religieusement.
Le premier argument ne fait guère sens dans la mesure où ce qui définit Alevis et Alaouites n’est pas leur ethnicité, mais bien leur appartenance confessionnelle. Le deuxième est à peine moins problématique puisque le mot « alevi » n’est pas autre chose que le mot arabe «alaoui» prononcé à la turque, le ou de l’arabe étant transformé en v comme dans le prénom Vahid [par exemple Vahid Halilhodžić] au lieu de [Abdel] Ouahid.

Et de fait, si Alevis Turcs et Alaouites Syriens n’ont pas exactement la même conception religieuse, ils s’inscrivent tous deux dans une tradition qui les apparente au chiisme et ils sont certainement plus proches les uns des autres qu’ils ne le sont du chiisme iranien par exemple.

Mais le fond du problème n’est cependant pas religieux, mais purement politique et c’est bien ainsi que le comprennent les Alevis et le principal parti d’opposition en Turquie.

Pour finir, notez la conclusion étrange du rédacteur de l’article qui pense pouvoir résoudre les contradictions internes à la Turquie en aggravant l’interventionnisme de son pays en Syrie par sa proposition d’une démarche qui signifierait tout simplement une guerre totale entre la Turquie et la Syrie !

par Soner Cagaptay, New Republic (USA) 14 avril 2012 traduit de l’arabe par Djazaïri

Si le conflit en Syrie devait évoluer en affrontements Sunnites contre Alaouites, les Alevis Turcs pourraient se retrouver en position de s’opposer activement à toute intervention organisée par leur gouvernement.
Les observateurs de la crise humanitaire qui s’aggrave en Syrie sont de plus en plus préoccupés par la perspective de voir le conflit dériver vers une lute sectaire, et à juste raison: le régime Assad jouit d’un soutien massif auprès de la minorité alaouite de Syrie, tandis que la majorité sunnite du pays est à la pointe de la rébellion contre Assad. Mais le conflit porte un autre risque. Il pourrait exciter des tensions sectaires en Turquie qui pourraient, à leur tour, compliquer toute intervention internationale contre le régime Assad.

La principale pierre d’achoppement est le groupe Alevi, une ramification syncrétique et très sécularisée de l’islam qui existe en Turquie et qui s’est souvent définie comme une minorité persécutée par la majorité sunnite du pays.
Si le conflit en Syrie devait voir les Sunnites se dresser contre les Alaouites, les Alevis Turcs pourraient bien se trouver en empathie avec la minorité alaouite de Syrie et, par extension, avec le régime Assad. Plus encore : ils pourraient s’opposer activement à toute intervention organisée par leur propre gouvernement.

Leur attitude est enracinée en partie dans l’histoire politique de la Turquie. Le Parti de la Justice et du développement (AKP) au pouvoir, s’il s’est éloigné de ses racines islamistes dures pour se rapprocher de la plupart des secteurs de la société turque, n’a néanmoins pas réussi à obtenir beaucoup de soutien auprès des Alevis qui constituent 10 à 15 % des 75 millions de citoyens Turcs. A la différence de l’AKP, les Alaouites tendent à s’aligner que la vision laïque du fondateur de la Turquie, Kemal Ataturk, et sont favorables à une stricte séparation de la religion et de la politique. Et un conflit sectaire pendant les années 1970, qui avait vu des attaques sunnites contre des communautés alevis, a laissé en héritage un sentiment de méfiance entre Alevis et Sunnites.

Les relations se sont améliorées récemment, mais si Ankara devait intervenir en Syrie contre le régime Assad, certains dans la communauté Alevi pourraient être enclins à y voir une nouvelle « attaque sunnite » contre une minorité sœur. Cette probabilité est encore renforcée par le fait que nombreux Alevis sont convaincus d’être semblables aux Alaouites, alors qu’ils n’ont pas liés ethniquement ou religieusement (les Alaouites sont des Arabes et les Alevis sont des Turcs). Il n’est pas rare de rencontrer des Alevis qui, par manque d’éducation religieuse, considèrent qu’Alaouite est simplement un autre nom pour Alevi).

Il existe déjà des signes de divergence entre la position de l’AKP sur la Syrie et la façon dont les Alevis Turcs perçoivent le conflit. Dans un entretien accordé le 9 avril au Wall Street Journal, Selahattin Ozel, président de la fédération des associations Alevis en Turquie, a déclaré, «En tant qu’Alevis Turcs, nous ne soutenons pas un régime inhumain et antidémocratique [en Syrie], mais nous ne comprenons pas pourquoi le premier ministre [Turc] est devenu soudain l’ennemi du gouvernement syrien.»

La plupart des Alevis Turcs sont favorable au Parti Populaire républicain (CHP) d’opposition, qui a critiqué la politique de l’AKP qui consiste à entrer en confrontation avec le régime Assad. Il se trouve que l’actuel leader du CHP, Kemal Kilicdaroglu, est un Alevi et que, dans sa critique à l’égard de la position sur la Syrie de ce dernier, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a fait des insinuations de sectarisme. « N’oubliez pas que la religion d’une certaine personne, » a déclaré Erdogan à ce sujet, « est la religion de son ami.»

Il y a par ailleurs un autre motif d’inquiétudes pour Ankara quant à un risque de débordement des tensions sectaires: plus de 500 000 Arabes Alaouites vivent en Turquie – majoritairement dans la province de Hatay dont la ville principale est Antakya [Antioche] – et près d’un million d’Arabes Sunnites vivent dans le sud de la Turquie. Si le conflit en Syrie devient plus sectaire, il pourrait avoir un écho par delà la frontière chez les Arabes de Turquie, aussi bien Sunnites qu’Alaouites.

J’ai visité récemment Antakya où la Turquie a créé des camps pour héberger les réfugiés qui fuient la répression en Syrie. Sur place, j’ai pu voir une manifestation d’Arabes Alaouites Turcs qui scandaient des slogans hostiles à l’AKP et favorables à Assad. Les commerçants Aalouites de cette ville vendent et exposent fièrement des accessoires pro-Assad. Dans le même temps, la communauté Arabe Sunnite d’Antakya s’active à organiser l’aide au soulèvement anti-Assad et acheminer en contrebande  des fournitures en Syrie.

Compte tenu de tous ces éléments, il semble vraiment possible que la perspective d’une agitation sectaire dans le pays puisse lier les mains de la Turquie dans sa définition d’une politique à l’égard de la Syrie. Ceci dit, c’est un problème qu’Ankara peut encore éviter. A cet effet, il serait essentiel que la Turquie soit capable d’apaiser les inquiétudes de ceux pour qui l’approche du gouvernement en Syrie vise à servir des intérêts sectaires étroits. Pour commencer, le gouvernement devrait arrêter sa propre rhétorique qui joue sur le sectarisme, et tendre expressément la main au CHP et aux Turcs Alevis, pour les informer de la nature humanitaire de sa politique syrienne. Ankara devrait aussi envisager de se tourner vers les Alaouites Syriens pour leur signifier clairement que de hauts responsables Alaouites du régime qui feraient défection auraient la possibilité de trouver refuge en Turquie.
Il y autre chose que la Turquie peut faire. La Turquie a débattu de la mise en place d’un corridor humanitaire qui permettrait à la communauté internationale d’apporter de l’aide aux civils en Syrie. Ankara devrait plaider avec force pour ouvrir le premier corridor de la Turquie vers le cœur de la Syrie alaouite ou dans la ville multiethnique de Lattaquié. Ce qui signalerait l’intention de la Turquie de protéger tous les Syriens. Un tel corridor ne serait pas seulement un pont entre Ankara et les Alaouites, mais peut-être aussi entre les Sunnites Turcs et les Alevis. Et in pourrait permettre de réduire l’opposition interne à une intervention.

Soner Cagaptay est directeur du Turkish Research Program au Washington Institute.

lundi 16 avril 2012

'Rendez nous notre révolution': un article important sur la Syrie


 Je vous le livre tel quel, pas le temps de faire un commentaire, je vous laisse ce soin.
Mais à mon avis, quelle que soit la position qu’on peut avoir sur la Syrie, c’est un article important, où du moins qui sort de l’ordinaire qu’on lit habituellement dans la presse occidentale.

De nombreux militants qui avaient lance le soulèvement en Syrie il y a plus d’un an ont le sentiment que leur démarche pacifique pour le changement a été détournée par les rebelles de l’Armée Syrienne Libre. Ils se réunissent aujourd’hui au Caire.
par Gert van Langendonck, Sarah Lynch, Christian Science Monitor (USA), 16 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le militant Syrien Mohamed Alloush a fui son pays pour le Liban, mais ce n’est pas le régime du président Bachar al-Assad qui l’a poussé à partir. Ce sont les rebelles de l’Armée Syrienne Libre qui l’ont expulsé de sa ville natale d’Homs.

“En septembre de l’année dernière, j’ai été arrêté une nouvelle fois par les autorités pour avoir organisé des manifestations, » explique M. Alloush assis à la terrasse d’un café à Beyrouth. «Après qu’elles m’eurent libéré, je suis allé vers un groupe d’hommes que je savais appartenir à l’Armée Syrienne Libre. Je suis allé vers eux et je leur ai crié : « Vous les gars, vous avez volé notre révolution ! Vous êtes aussi mauvais que les shahiba,» la milice pro-régime en Syrie.

Les rebelles ont séquestré Alloush pendant quatre jours, puis lui ont dit de qu’on ne voulait plus le voir à Homs.

Alloush appartient au mouvement de jeunes révolutionnaires qui ont lance la contestation contre le régime d’Assad en mars de l’an dernier au lendemain de soulèvements semblables en Tunisie et en Egypte. Ils se sentent marginalisés par la tournure violente que le conflit a prise en Syrie depuis que l’Armée Syrienne Libre (ASL) s’est constituée l’été dernier. Organisation armée formée majoritairement d’anciens soldats qui ont déserté l’armée gouvernementale, des informations indiquent qu’elle collabore aussi avec des djihadistes sunnites et nombre de ses brigades ont adopté un ton de plus en plus sectaire.

« Notre révolution nous a été volée par des gens qui ont leur propre programme, » explique un chanteur qui parle sous le pseudonyme ‘Safinas’ parce qu’il vit toujours à Damas. « Nous ne sommes pas un peuple violent. Nous voulons revenir à la vraie révolution. C’était quelque chose de propre quand ça a commencé, mais c’est devenu autre chose maintenant. Je suis contre lé régime, mais je suis aussi contre les rebelles en armes.»

Plus de 200 militants Syriens [pour un processus] pacifique se sont réunis au Caire jusqu’à demain pour une conférence dont l’objectif est d’unifier les révolutionnaires autour d’un objectif commun : revenir aux manifestations non violentes de l’été dernier. S’ils reconnaissent que l’ASL a créé une dynamique significative, avec l’appel du Qatar et de l’Arabie Saoudite à la communauté internationale pour qu’elle arme les rebelles, ils voient une possibilité de retournement de la dynamique en faveur des militants non violents si le cessez-le-feu négocié par Kofi Annan pour l’ONU est respecté.

“Le plan de M. Annan est notre principal espoir à ce stade et nous essayons de faire en sorte que tout le monde s’y conforme,” déclare Haytham Khoury, un membre de la Plateforme Syrienne Démocratique qui participe à la conférence.
« Nous contactons d’autres organisation d’opposition, nous essayons de donner espoir aux gens à travers les media » pour faire passer l’idée que «c’est une étape positive pour épargner des vies et retourner à une révolution complètement pacifique.»

Le régime syrien a suspend les actions militaires à partir du 12 avril, mais des informations sur de nouveaux bombardements aujourd’hui soulignent la fragilité du cessez-le-feu dont le but est de mettre fin aux violences qui ont tué plus de 9 000 personnes depuis que le soulèvement a éclaté. Devant les difficultés rencontrées par la communauté internationale pour faire cesser la brutale répression par le gouvernement, certains Syriens voient l’ASL comme leur seule option pour obtenir la liberté.

“Franchement, nous ne comptons plus” sur la communauté international, déclare via Skype un militant à Damas qui se présente sous le pseudonyme Mar. «Vous nous avez laissés tomber. L’ASL est notre seul espoir de salut maintenant.»

Le gouvernement d’Assad a caractérisé le soulèvement comme étant largement l’œuvre de bandes armées et de terroristes. L’activité de l’ASL, qui a été accusée de violations des droits de l’homme dans sa lutte contre le régime, a compliqué ce qui avait commencé comme une révolution dans laquelle les masses exigeaient pacifiquement mais avec persistance des réformes politiques, comme les Egyptiens l’ont fait place Tahrir.

Certains disent que le régime d’Assad craint plus le changement politique que l’insurrection armée.

«Le régime craint plus les manifestants non violents que les islamistes armés. C’est pourquoi la plupart d’entre eux ont été obligés de quitter le pays ou sont en prison, » explique Yara Nseir, qui a été forcée de fuir la Syrie l’été dernier après avoir été emprisonnée 18 jours pour avoir distribué des tracts. « Ils [les dirigeants du pays] voulaient que ça devienne un soulèvement armé parce qu’ils peuvent alors dire au monde qu’ils combattent contre des terroristes. 

Le ministre Turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a tenu des propos très parlants lors d’une conférence de presse à Istanbul le 13 avril, quand on lui a demandé si « le régime syrien avait peur de sa propre [place] Tahrir.» Il a répondu, « C’est ce que nous pensions dès le tout premier jour. »

«Je leur ai dit en face qu’ils sont des criminels

Alloush, qui a fui au Liban pour échapper à l’ASL, était parmi les premiers militants qui ont organisé des manifestations contre lé régime à Homs quand le soulèvement a commencé en mars 2011.

“A l’époque le régime aurait pu armer des provocateurs pour qu’ils se mêlent aux manifestants afin d’avoir une excuse pour tirer sur nous. Eh bien, ils n’ont plus besoin de le faire : l’ASL leur a donné la parfaite excuse pour continuer à tuer des gens. »

En février, Alloush est rentré à Homs clandestinement. Il a fait le tour des mosquées de la ville pour persuader les imams de prêcher contre le recours à la violence. Quand l’ASL s’est aperçue qu’il était en ville, il a pris à nouveau la fuite vers le Liban voisin.

Un autre jeune militant Syrien, qui se présente sous le pseudonyme Yusuf Ashamy, s’est attiré également les foudres de l’ASL.

M. Ashamy se trouvait à Tripoli au nord Liban le mois dernier pour demander à l’ASL de l’aide pour acheminer une cargaison de produits médicaux pour des villes syriennes assiégées au moment où Human Rights Watch publiait un rapport sur de graves violations des droits de l’homme commises par les rebelles Syriens.

Dans une lettre ouverte aux chefs de l’opposition syrienne, Human Rights Watch citait « les preuves de plus en plus nombreuses d’enlèvements, de torture et d’exécutions commis par des membres de l’opposition syrienne armée. »
 «Je leur ai dit en face qu’ils sont des criminels s’ils font de telles choses, et qu’ils connaissent le sens du mot liberté, » déclare Ashamy.

Ashamy s’est entendu dire qu’il ferait mieux de ne plus se montrer à nouveau à Tripoli s’il voulait rester en vie.

“Ils ont tout gâché,” dit Ashamy en parlant de l’ASL. « Au début, nous étions tous des Syriens. Mais lors de mon dernier passage à Homs [fin 2011], j’ai trouvé que les gens sur place n’avaient aucune idée de ce qui se passait ailleurs dans le pays. Ils voient les choses comme une insurrection strictement sunnite, et on m’a accusé d’être un espion parce que j’ai des origines familiales druzes.»

Pourquoi le soulèvement a reflué

Récemment, certains militants ont créé une nouvelle organisation pour faire revivre les manifestations pacifiques des premiers jours de la révolution.

“Nous sommes encore nombreux à vouloir une révolution pacifique,” explique depuis Damas via Skype une militante qui se fait appeler Céline. «Mais depuis que c’est devenu un conflit armé, beaucoup de gens qui avaient de la sympathie pour notre cause ont abandonné.»

Organiser des manifestations est aussi devenu plus dangereux. « En ce moment, nous ne parlons qu’à des personnes que nous connaissons très bien, » explique Céline.

En conséquence, les manifestations sont devenues plus petites. Céline décrit une action récente.

«Nous étions d’accord pour nous réunir à un carrefour stratégique du centre de Damas. Certains d’entre nous ont fait brûler des pneus, tandis que d’autres scandaient des slogans. Le tout n’a pas duré plus de cinq minutes. Des passants voulaient nous rejoindre, mais nous étions déjà partis.»

Ce n’est peut-être pas grand chose, «mais c’est très important que nos voix soient entendues. Et nous faisons en sorte que nos manifestations soient filmées et que les vidéos soient envoyées aux media.»

On a besoin de leaders pour ‘cette période très sensible’

Le Conseil National Syrien (CNS), l’organisation qui chapeaute l’opposition, est suppose fournir un canal pour travailler à un changement politique. Mais même Mlle Nseir, qui est la porte parole du CNS en Syrie le considère comme trop aligné sur l’ASL pour offrir une réelle alternative à la rébellion armée.

« Le CNS prétend être représentatif du people syrien. C’est tout simplement faux,» explique Nseir. « Ils ne parlent que d’armer les rebelles. Ils ne parlent jamais de résistance non violente et ils ne parlent certainement pas au nom de la majorité silencieuse qui ne soutient ni le régime ni les rebelles en armes.»

Nseir a envisagé de démissionner du CNS comme d’autres l’ont fait,” mais on m’a persuade de rester et d’essayer de changer les choses de l’intérieur.”

Elle a mis ses espoirs dans la conférence du Caire. «Nous espérons nous mettre d’accord sur un message derrière lequel toute personne opposée à une plus grande militarisation du conflit pourra se rallier.»

“L’opposition: Elle doit résoudre le problème,” affirme Ali  Ali, un militant Syrien qui s’est fortement impliqué dans l’organisation du soulèvement du pays et qui réside actuellement au Caire où il assiste à la conférence.
“Les gens qui manifestent dans les rues ne doivent plus verser leur sang et ont besoin d’une véritable opposition  pour gérer cette période sensible, » dit-il, ajoutant que comme le régime, l’opposition a la responsabilité du sang qui coule tous les jours en Syrie » et de trouver un moyen de faire cesser la violence.

«Cette conférence est une arène pour débattre de toutes les idées et visions politiques, » explique le militant Syrien Orwa Al-Ahmed, qui réside actuellement à Dubaï. « La plupart des gens sont pour une initiative pacifique. Mais pour y arriver, il faut l’implication d’autres leaders et visions politiques.»

Les militants ne sont pas naïfs : ils savent qu’on ne peut pas revenir à la situation de l’été dernier, avant que le soulèvement devienne violent. Mais ils restent déterminés à œuvrer à des solutions pacifiques.

“Il n’y a pas de retour en arrière,” déclare Alloush. « L’ASL est une réalité et nous devons l’accepter. Mais cela ne signifie pas que nous devons les accepter comme leaders de cette révolution. Je connais ces gens, et je sais que beaucoup d’entre eux veulent transformer la Syrie en république islamique. S’ils en ont l’occasion. »

L’opposition syrienne a appelé à des manifestations de masse ce vendredi pour tester le plan de paix de M. Annan. Une des conditions du plan est que le régime autorise la liberté de réunion.

 «Nous avons une fenêtre étroite, mais le temps est contre nous, » affirme le militant Safinas. « Nous luttons contre deux régimes et deux armées maintenant.»

dimanche 15 avril 2012

Faisons du vélo en Palestine... si les terroristes sionistes le veulent bien!

Les amoureux de la petite reine peuvent aussi s’adonner à leur sport préféré en Palestine où la pratique de la randonnée cyclisme ajoute aux aspects sportifs et touristiques une touche militante.
L’association Bike Palestine est un exemple parmi d’autres, d’organisations qui cherchent à promouvoir le cyclisme et le soutien ou la découverte de la Palestine en pédalant.

L’idée que le cyclisme n’est pas réputé être une activité de tout repos, pas un sport de fainéant pour reprendre les termes de Jean-Marie Bigard, se vérifie absolument en Palestine occupée par les sauvages.

Les terroristes sionistes (communément appelés Tsahal par les zélateurs de Sion) viennent en effet tout juste de mettre manu militari un terme à la randonnée cycliste organisée par Bike Palestine autour de ce qui reste de la Palestine en Cisjordanie.

Ci-dessous quelques photos de l’intervention des terroristes sionistes contre de paisibles cyclistes près de Jéricho :





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