vendredi 30 juillet 2010

A Gaza, il y a aussi des artistes

Les sionistes ont su se gagner "l'amitié" des puissants de ce monde, se garantissant ainsi l'impunité pour tous leurs agissements et crimes. La cause palestinienne de son côté se contente d'avoir un soutien de plus en plus large auprès des opinions publiques. Certes, ce ne sont pas les opinions publiques qui votent à l'ONU et , surtout, qui disposent de ce fameux droit de veto dont les sionistes bénéficient presque à  volonté.
Il n'empêche que les gouvernements ne pourront pas continuellement faire comme si l'entité sioniste était un pays normal, se comportant normalement. Tout doucement, en s'empêtrant parfois dans des contradictions, les gouvernants commencent cependant à se mettre à l'unisson de leurs opinions ainsi qu'en témoignent les récents propos du premier ministre Britannique David Cameron sur la situation à Gaza.
Cet élan de l'opinion en faveur de la cause palestinienne est accompagné et stimulé par des organisations solidaires qui font un travail remarquable ainsi qu'on peut le voir avec cette association anglaise nommée Friends of Yibna qui vient de donner le coup d'envoi d'une exposition d'oeuvres d'artistes palestiniens qui doit tourner sur l'ensemble du territoire britannique. Il s'agit d'une première dans tous les sens du terme.
Si la présence de deux rabbins (de Naturei karta, apparemment) à l'inauguration de la première exposition à Islington est nettement signalée dans l'article que je vous propose, il ne doit échapper à personne non plus que l'organisatrice même de l'exposition, Yael Kahn est sans doute juive elle aussi.



Des rabbins arborent des badges "Palestine libre" à l'exposition des artistes peintres de Gaza
par Peter GRUNER, Islington Tribune (UK) 31 juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri


Deux rabbins hassidiques arborant des badges "Palestine libre" figuraient parmi les visiteurs à l'inauguration lundi à Islington d'une remarquable exposition de peintures sorties clandestinement de Gaza ravagée par la duerre

Eleazer Hochhauser et Abraham Rosenberger, membres d'une communauté juive orthodoxe de Stamford Hill, ont rejoint Jeremy Corbin, député travailliste d'Islington Nord et la présidente du conseil municipal Catherine West pour l'événement qui a attiré un nombreux public. L'exposition se tiendra jusqu'à la fin du mois dans le hall du conseil municipal d'Islington, juste à côté de la mairie dans Upper Street.

Le rabbin Hochauser a déclaré: "C'est une exposition très émouvante. Les peintures sont vives et décrivent la manière terrible dont les Palestiniens de Gaza sont traités par les Israéliens. Nous voulons montrer notre solidarité avec les Palestiniens en ce moment difficile.

"Les sionistes Israéliens peuvent croire qu'ils parlent au nom du peuple juif dans le monde entier. Ils ne parlent certainement pas en notre nom."

Plus de quarante expositions sont programmées pour la première fois en Grande Bretagne par un nouveau ollectif de 10 artistes Palestiniens, en majorité des femmes, qui traitent de la guerre.

Les oeuvres décrivent les bombardements israéliens sur Gaza l'an dernie qui ont causé la mort de 1 400 personnes, dont 400 enfants. Certaines des toiles, qui montrent les visages hagards et épouvantés de Palestiniens, ont dû être sorties clandestinement de cette région assiégée.

Autre invitée à cet événement, Alex Harrisson a évoqué comment elle s'est associée à la récente Flottille pour la Liberté de Gaza avec l'objectif de faire sortir d'autres oeuvres d'art palestiniennes. Les bateaux avaient été interceptés en haute mer et neux participants Turcs avaient été tués par les forces israéliennes.

"J'aimerais beaucoup rencontrer ces artistes mais, malgré plusieurs tentatives, je n'ai jamais pu entrer dans Gaza," a-t-elle ajouté. "Mais les peintures montrent la résilience et la résistance de l'esprit humain."

La conseillère West a dit être fière qu'Islington soit la première municipalité à offrir un espace à l'exposition avant son départ pour une tournée nationale.

"Cela reflète les préoccupations de beaucoup de nos concitoyens par rapport à Gaza," a-t-elle dit. "Je crois que l'art a un potentiel énorme pour aider à résoudre nombre de nos difficultés politiques."

L'exposition est organisée par Islington Friends of Yibna, une organisation d'aide et d'amitié avec un camp de réfugiés de ce nom à Rafah, près de la frontière avec l'Egypte.

M. Corbyn, le mécène de l'organisation, explique que malgré les bombardements de l'an dernier, les pénuries et la pauvreté généralisée, l'art parvient à survivre.

Il ajoute: "Ces peintures montrent souvent des images dérangeantes de la vie sous occupation. En mettant en place cette exposition, nous montrons de la solidarité envers les Palestiniens."

Yael Kahn, présidente de Friends of Yibna qui a organisé l'exposition, explique espérer qu'elle rappellera à l'opinion les effroyables souffrances qu'ndure encore Gaza.

Est-elle assez juive pour se marier selon les critères de Moïse?

Chers amis sionistes, vous avez peut-être là une occasion unique de manifester votre solidarité. Car enfin, cette petite fille de Nahum Sokolow, un dirigeant sioniste qui a fait sa "montée" dans l'entité sioniste vient d'être sommée un peu brutalement de redescendre sur terre. En effet, alors qu'elle voulait épouser en justes noces un de ses coreligionnaires, voilà-t-y pas que le rabbinat lui conteste son appartenance au peuple élu.
Et pourquoi? Parce qu'elle ne fait pas shabbat? Parce qu'elle ne respecte pas la casherout?
Point du tout. C'est seulement qu'elle est incapable de prouver qu'elle est de sang juif depuis quatre générations en ligne maternelle. Il lui manque des papiers! Tout comme au sujet de Sa Majesté que j'évoquais dans un post précédent.
Comme elle dit, elle est pourtant assez juive pour subir la haine du monde entier ou presque. Pauvre petite malheureuse qui croyait avoir enfin trouvé la tranquillité d'esprit dans l'Etat réservé au peuple élu! Il va falloir qu'elle aille se marier à Chypre, chez les Goyim qu'elle a pourtant fuis!
J'ai peut-être un petit truc pour vous aider à l'aider. Ce truc, c'est iGENEA qui propose des analyses ADN pour savoir si on est juif. Dommage, mais le rabais pour le test « starter combiné » s'arrête le 31 juillet. Dommage, moi qui pensais m'offrir aussi ce petit cadeau. Après tout, j'appartiens peut-être, à l'insu de mon plein gré, au peuple élu.
 
Après s'être entendue dire qu'elle devait prouver le caractère juif de son ascendance maternelle sur quatre générations, Hillary Rubin s'interroge sur sa décision de s'installer en Israël
par Raphael Ahren, Haaretz (Sionistan) 30 juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri
 
Hillary Rubin pensait vivre le rêve de ses ancêtres quand elle prit la décision de s'installer en Israël en 2006. Elle dit maintenant qu'elle est obligée de quitter le pays pour réaliser son propre rêve - se marier.

"Le sionisme fait partie de ma famille," déclare cette native de Detroit qui ajoute que l'oncle de son grand-père était le dirigeant sioniste Nahum Sokolow.

Mais après avoir déposé une demande pour se marier et s'être entendue dire qu'elle devait prouver le caractère juif de son lignage maternel sur quatre générations, elle se demande si elle a pris la bonne décision d'immigrer dans un Etat juif qui doute de sa judéité.
 
"Je suis furieuse contre ce pays en ce moment," a déclaré cette semaine l'étudiante en relations internationales âgée de 29 ans à Anglo File. "Je suis l'arrière petite nièce d'un éminent sioniste et je continue à soutenir ce pays, mais ça m'a vraiment frustrée et j'arrive complètement à comprendre pourquoi beaucoup de mes amis Anglos [juifs originaires de pays anglophones] quittent ce pays."
 
Rubin, qui a été élevée dans une famille juive conservatrice, a présenté des lettres de quatre rabbins conservateurs et d'un rabbin hassidique qui attestent qu'elle est juive. Mais le rabbinat de Herzliya affirme que les lettres ne suffisent pas et lui ont demandé de présenter des ketubot, ou contrats de mariage religieux, ainsi que des actes de naissance ou de décès de sa mère, sa grand-mère, son arrière grand-mère et son arrière arrière grand-mère.

"On m'a fait bien comprendre que sans ketubot et sans actes de naissance depuis quatre générations, il faudra que j'aille au Beit Din [tribunal rabbinique]," a déclaré cette semaine Rubin à Anglo File. "Je lui ai dit et redit [au rabbinat] que mes grands parents étaient des survivants de l'holocauste [c'est pourquoi leurs ketubot ont disparu] et il [le rabbinat] m'a dit que ce n'était pas son problème."
 
Le rabbinat de Herzliya a répondu qu'il observait strictement les critères "de Moïse et d'Israël" pour déterminer la religion de quelqu'un.
 
Le mariage civil n'existe pas en Israël, ce qui contraint les couples à passer soit par un rabbinat local, soit à se marier à l'étranger. Le grand rabbinat a récemment adopté des règles nouvelles qui envoient directement les candidats au mariage dont les parents ne se sont pas mariés en Israël vers un tribunal rabbinique local pour déterminer s'ils sont réellement juifs.
 
Les nouvelles procédures ne précisent pas quels documents sont requis pour déterminer de façon concluante la judéité d'une personne. Il est probable que les attestations de Rubin ne se sont pas avérées suffisantes pour ces procédures, selon un rabbin qui connaît le fonctionnement du système.
 
Rubin craint qu'un tribunal rabbinique puisse la déclarer non juive et elle a donc décidé de se marier sans la bénédiction du rabbinat. Au lieu de quoi, Rubin et Craig Glaser, son fiancé originaire de Johannesburg, se marieront dans deux semaines au cours d'une cérémonie conservatrice dans un moshav e la région de Sharon. Dans la mesure où les mariages du judaïsme conservateur ne sont pas reconnus par l'Etat, ils prévoient d'aller un où deux jours à Chypre pour se marier civilement.- une option à laquelle recourent de nombreux couples Israéliens, incapables de satisfaire, ou ne le voulant pas, aux exigences du rabbinat.

En fait, le tribunal rabbinique ne déclare pas une personne non juive sans avoir la preuve de son appartenance à une autre religion, mais Rubin courrait quand même le risque de se retrouver dans la situation de ne pas être officiellement juive selon les critères de l'Etat si elle devait se tourner vers eux.
 
"A ce stade, je n'ai plus du tout envie de jouer selon leurs règles. Je veux combattre ce qu'ils font," déclare Rubin qui observe le Sabbat et la cacherout.
 
Quand Anglo File a appelé le service des mariages au rabbinat cette semaine, un homme qui affirmait en être le directeur mais a refusé de donner son nom, a dit se souvenir du cas. Il a expliqué que le couple a été adressé au tribunal rabbinique de Tel Aviv pour vérification de leur judéité et qu'en l'attente, il ne pouvait pas leur permettre de se marier. Quand il a appris qu'ils avaient décidé de se marier à Chypre pour éviter le tribunal rabbinique, il a dit nonchalamment: "Tant mieux pour eux. Nous marions seulement les gens conformément à la loi de Moïse et d'Israël."
 
Rubin et son fiancé - dont les papiers ont été acceptés par le rabbinat comme preuve valable de sa judéité - n'ont même pas essayé de convaincre le tribunal rabbinique qu'elle est juive. "Je ne peux pas leur fournir les documents qu'ils demandent. Je suis la petite fille de quatre survivants de l'holocauste, Les documents que les grands parents ont pu avoir venant de leurs familles, nous ne les avons plus... Qui possède un acte de décès de quelqu'un qui a été tué dans une chambre à gaz? Ces choses sont frustrantes parce que mes grands parents ont été persécutés parce qu'ils étaient juifs, et ici on me dit que je ne suis pas exactement juive."
 
Elle est également inquiète du risque de ne pas être déclarée juive parce que ses parents sont divorcés et qu'elle ne peut plus produire leur ketuba. Les faits que le divorce de ses parents a été prononcé par un rabbin conservateur et que sa mère s'est depuis remariée avec un catholique amèneront encore plus les rabbins à lui refuser leur approbation officielle, dit-elle.
 
Le jeune couple pense que les conséquences de passer par le tribunal rabbinique seront "bien pires" que s'il n'y va pas du tout.
 
"C'est comme si un jour, vous vous réveillez et vous n'êtes plus juive dans l'Etat juif mais qu'hors d'Israël vous restez suffisamment juive pour être détestée par la plupart des gens," explique Rubin.
"C'est une sensation bizarre. Il est déjà assez difficile de saisir l'idée que votre judaïsme puisse n'être pas valable mais s'entendre ensuite dire que vous n'êtes pas réellement juive selon l'Etat juif - c'est de l'ostracisme.

lundi 26 juillet 2010

Un juif nommé Adolf Hitler

Juste une observation par rapport au contenu de cet article. La Roumanie de Ion Antonescu figurait effectivement parmi les alliés de l'Allemagne nazie et à ce titre, elle a participé à la persécution des juifs. Il convient d'observer cependant que cette persécution excluait les juifs disposant de la nationalité roumaine.
Notez  sur la pierre tombale: Hittler et non Hitler. Il s'agit de variantes du même patronyme.

Bucarest se souvient de l'histoire d'un juif nommé Adolf Hitler
El Periodico (Espagne) 24 juillet 2010 traduit de l'espagnol par Djazaïri



Bucarest - "Ici reposent les restes d'ADOLF HITLER. Décédé le 26 octobre 1892 à l'âge de 60 ans. Priez pour son âme," peut-on lire en roumain et en hébreu sur une tombe du cimetière juif Filantropia de Bucarest en Roumanie. Le chroniqueur de la communauté juive roumaine, Marius Mircu, retrace dans son livre "Filantropia, un cimetière plein de vie", l'histoire de ce chapelier qui a eu la malchance de partager les mêmes nom et prénom que l'Adolf Hitler allemand qui bouleversera l'Europe dans les années 1940 avec la seconde guerre mondiale et sa politique nazie d'extermination.
Mircu a eu la surprise découvrir la tombe du Hitler roumain et, intrigué par la coïncidence digne de l'humour noir le plus irrévérencieux, a fait des recherches dans les archives de la ville. Il a appris ainsi que l'Adolf Hitler de Bucarest avait un atelier et un magasin de chapeaux dans la rue Royale.

Le chapelier Hitler est décédé avant que le nazisme ne s'abatte sur le continent européen, mais avoir le même nom que Hitler pertutbera la paix de sa mémoire pendant des décennies.

Tombe détruite

En pleine seconde guerre mondiale, un employé du cimetière remarqua par hasard l'inscription sur la tombe d'Hitler. A l'époque, la Roumanie de Ion Antonescu était alliée avec l'Allemagne et participait à la politique de persécution des juifs impulsée par le Führer. La communauté juive fut ainsi dépouillée de ses droits civilques et brutalement assassinée.

Dans ce climat de terreur, raconte Mircu, cette découverte provoqua une grande nervosité chez ceux qui connaissaient l'existence de cerre tombe, qui se hâtèrent de supprimer le texte en roumain avec le nom d'Hitler par crainte que les autorités pro nazies le considèrent comme une provocation.

La restauration

Il aura fallu quarante ans pour que le souvenir du Hitler juif puisse avoir de nouveau l'honneur d'être vu de tous. "La réparation dut effectuée en 1987, sur l'initiative du grand rabbin Moses Rozen," raconte l'ingénieur juif Iosif Colnareanu qui a travaillé avec l'équipe qui a reconstruit le monument. "Ce fut un acte de justice parce que cet homme n'était en rien coupable d'avoir le nom qu'il avait," se souvient-il.

"le monument (funéraire) a été reconstruit exactement tel qu'il était, mais dans un style plus commun dans les années 1980. L'épitaphe a été cependant repectée fidèlement., explique l'ingénieur qui a coordonné les travaux.

Le rabbin pas casher, la magnanimité de Bill Clinton , l'élection d'Hillary et, et....

Il y a un peu de tout dans cet article: du politique avec le couple Bill et Hillary Clinton, du religieux avec un rabbin hassidique, du sionisme avec l'entité sioniste, de l'holocauste avec un survivant de l'holocauste et des actes délictueux qui réunissent le tout dans une escroquerie qui avait permis de soutirer des dizaines de millions de dollars à l'Etat fédéral.
Le rabin Avrum Friesel aura finalement rendu des comptes à la justice de son pays après des années de cavale qui avaient commencé dans l'entité sioniste. Le problème, c'est que quand c'est l'Etat fédéral qui est victime, même l'entité sioniste n'est plus un refuge aussi sûr qu'autrefois. Friesel a donc dû se replier à Londres d'où il a été finalement extradé vers les Etats Unis.
Ce que Friesel aurait dû savoir, c'est qu'en réalité il aurait mieux fait de ne pas quitter les Etats Unis, ce qui lui aurait permis de bénéficier, comme ses complices, d'une aimable dispense de peine accordée par M. Bill Clinton au dernier jour de son mandat pour remercier la communauté d'appartenance des condamnés d'avoir voté comme un seul homme pour ... Mme Clinton aux sénatoriales. Qui a sollicité qui, l'article ne le dit pas.
En fuite, Friesel a donc été jugé postérieurement à cette largesse de M. Clinton tout comme le cerveau de l'escroquerie, un certain Chaim Berger, survivant de l'holocauste de son état, qui avait lui aussi eu la malencontreuse idée de fuir vers l'entité sioniste où il sera arrêté en 1998 avant d'en être extradé trois ans après, trop tard pour bénéficier du geste magnanime de Bill Clinton.

L'avis de recherche du FBI recommandait de ne pas tenter d'appréhender soi-même le rabbin Friesel qui doit être considéré comme "armé et dangereux"

Avrum Friesel

Le rabbin pas casher prend 27 mois pour avoir escroqué le gouvernement
par Bruce GOLDING, New York Post, 26 juillet 2010 traduit de l'anglais par Dkazaïri

Un rabbin qu'il faut bien qualifier de pas casher a été condamné ce matin à 27 moisde taule pour une fraude diabolique pour laquelle quatre de ses escrocs de complices ont pu retrouver la liberté après avoir vu leurs peines de prison commuées par Clinton qui était président à l'époque.

Le rabbin Avrum Friesel - qui a passé plus de onze années en cavale en Israël et en Grande Bretagne - a déclaré être "profondément honteux" d'avoir enfreint la loi civile américaine, ce qui signifie qu'il a aussi enfreint la loi religieuse juive.

"Je suis vraiment désolé pour les choses que j'ai faites qui n'étaient pas casher," a déclaré Friesel, 57 ans, devant la tribunal fédéral de Manhattan.

Le professeur de religion à la barbe grisonnante s'est ensuite tourné pour sourire à la vingtaine de personnes venues le soutenir, vêtues de kippas en velours noir et du costume noir traditionnel hassidique.

Après son extradition de Londres l'an dernier, Friesel a plaidé coupable de participation à une combine pour escroquer plusieurs programmes gouvernementaux de dizaines de millions de dollars dans les années 1980.

L'escroquerie - montée par des dirigeants du village hassidique de New Square dans le comté de Rockland - avait permis d'obtenir frauduleusement plus de 10 millions de dollars de bourses Pell pour des étudiants non éligibles d'un séminaire de Brooklyn, et aussi d'escroquer l'administration d'aide aux petites entreprises (Small Business Administration) et le programme fédéral Section 8 d'aide au logement.

La juge Barbara Jones s'est écartée des normes du code pénal qui prévoient jusqu'à 41 mois de prison eu égard au rôle relativement mineur de Friesel dans l'escroquerie et à ses antécédents de travail auprès d'enfants handicapés.

Elle lui a aussi ordonné de payer plus de 11 millions de dollars au titre de la restitution [de l'argent escroqué].

Seulement 26 000 dollars sur le total de l'argent volé ont été remboursés, a déclaré le procureur Daniel Levy.

Quatre co inculpés avaient été condamnés en 1999 mais avaient vu leurs condamnations commuées par le président Clinton au dernier jour de son mandat en 2001, peu de temps après que son épouse Hillary Rodham Clinton ait raflé presque toutes les voix à New Square lors de son élection au Sénat des Etats Unis.

Une enquête subséquente du bureau du procureur de Manahattan n'avait décelé aucune malversation.

Le cerveau derrière cette escroquerie - Chaim Berger, un survivant de l'holocauste et fondateur de New Square - est mort en 2004 alors qu'il purgeait une peine de six ans de détention.

Un septième inculpé, Nathan Adler, reste en fuite.

Mais qui veut vendre des armes en Somalie?

Encore une histoire que peu de journaux se sont empressés de rapporter. Elle n'a a peu près intéressé que la presse locale du coin d'où est originaire Joseph O'Toole, le comparse Américain et, bien entendu, la presse sioniste qui semble tout près de s'offusquer de ce qui ressemble à un kidnapping, même s'il s'agit plus en réalité d'une souricière.
Le "héros" juif de cette affaire est un certain Chanoch Miller, un ancien ingénieur et officier de l'armée de l'air sioniste. Comme beaucoup d'ex militaires sionistes, il s'est recyclé dans le négoce. Non, pas le négoce de betteraves ou de tissu car ce serait gâcher du talent et des années d'études, mais le négoce d'armes.
Chanoch Miller vient en effet de se faire coincer par les autorités des Etats Unis alors qu'il était sur le point de livrer 700 fusils d'assaut Kalashnikov en Somalie. Des fusils achetés en Bosnie.


Et si Miller et O'Toole n'avaient pas été arrêtés?
Eh bien, comme l'écrit le blogueur Canadien Xymphora:
"si les Américains devaient intervenir en Somalie, ils découvriraient ces fusils dont on ferait certainement remonter l'origine vers une organisation terroriste islamique de Bosnie (qui pourrait alors être attaquée pour hébergement d'une organisation terroriste islamique), justifiant ainsi l'invasion américaine dans le cadre de la 'guerre contre le terrorisme.'

Inside Intel/ Un homme, un plan, un quasi kidnapping, Panama
Comment le marchand d'armes israélien Chanoch Miller esr-il tombé dans le piège tendu par des agents Américains en Amérique Centrale pour finir dans une prison de Floride?
par Yossi Melman, Haaretz (Sionistan) 15 juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Les preuves pour le procès du marchand d'armes Chanoch Miller, qui se trouve dans une prison de Floride du Sud, indiquent des des agents de la police des frontières des Etats Unis l'ont forcé à se rendre aux USA contre son gré. En d'autres termes, il a été pratiquement kidnappé.

Miller est en attente de son jugement et est inculpé d'avoir conspiré pour exporter des armes des USA vers la Somalie, de blanchiment d'argent et d'avoir enfreint l'embargo du Conseil de Sécurité de l'ONU qui prohibe la vente d'armes à cet Etat africain déliquescent.

Des informations sur son arrestation et les charges retenues contre lui ont déjà été publiées dans la presse israélienne, mais de nouveaux détails sur l'incident ont été connus récemment.

Le partenaire de Miller dans cette vente d'armes, Joseph O'Toole, un colonel en retraite de l'US Air Force qui réside à San Diego, a été arrêté presque en même temps.

Miller a témoigné avoir fait des affaires avec O'Toole  pendant plus de quinze ans. O'Toole a tout un passé d'implication dans de sombres affaires de ventes d'armes. A la fin des années 1980, il avait été jugé (l'affaire sera classée en 1991) pour son rôle dans la vente d'armes aux Contras (rebelles anti sandinistes) au Nicaragua, dans ce qui sera connu comme l'affaire Iran-Contra.

En échange d'une commission de 4 000 dollars, O'Toole a introduit Miller auprès d'une troisième personne qui était supposée arranger la location d'avions afin de transporter, pour commencer, environ 2 000 fusils d'assaut Kalashnikov de Bosnie vers la Somalie du nord.
Les trois comparses prévoyaient d'organiser une centaine de vols vers la Somalie.

Malheureusement pour Miller, le "troisième homme" était un informateur de la police de l'air et des frontières des Etats Unis et il suivait des instructions des agents pour tendre un piège aux deux hommes.

Blake Schnitker, l'agent du département des enquêtes criminelles du Pentagone, qui a supervisé l'enquête, a été entedu le 2 juillet lors d'une audience du tribunal.

Schnitker a reconnu que Miller a voyagé du Panama vers les USA contre son gré, et sans savoir qu'un piège lui avait été tendu.

Sa déposition et l'acte d'inculpation montrent qu'à travers O'Toole, et ensuite directement, Miller a échangé des courriels avec l'informateur dont les autorités n'ont pas révélé l'identité. L'informateur avait dit à Miller qu'il disposait de 200 fusils Kalashnikov dans son entrepôt en Floride et de 500 autres dans un entrepôt au Panama.

Miller lui avait demandé d'expédier 200 fusils au panama et, de là bas, expédier par avion la totalité des 700 fusils en Somalie. En échange, Miller avait viré 116 000 dollars de son compte ches Israel Discount Bank vers le compte de l'informateur, qui était sous supervision et contrôle des autorités judiciaires américaines.

Sur demande de l'informateur, tous deux avaient arrangé une rencontre au panama. Miller était parti d'Israël pour le Canada puis pour le Brésil et enfin le Panama. Mais à son arrivé le 18 juin à l'aéroport de Panama, les douaniers sur place l'ont informé qu'il n'était pas autorisé à entrer sur le territoire. Dans sa déposition, Schnitker indiquait que tout avait été fait en coordination entre les autorités US et panaméennes.

A l'aéroport, se trouvaient deux agents de la police de l'air et des frontières US déjà en position, nommés Skidmore et Al Dangelis, qui suivaient Miller. Les documents du tribunal ne donnent pas le prénom de Skidmore.

Miller avait demandé à être renvoyé par avion en Israël, mais les autorités panaméennes l'ont informé qu'il pouvait seulement prendre un vol vers le pays dont il venait, le Brésil. Son passeport israélien fut confisqué et il a été retardé plusieurs heures à l'aéroport.

Ensuite, on lui a donné une carte d'embarquement délivrée par American Airlines, qui déssert le Brésil via Miami. Miller a signalé ne pas avoir de visa pour les Etats Unis mais les fonctionnaires panaméens l'ont rassuré en lui disant que tout irait bien.

Faute d'autre possibilité, Miller a accepté, ne se doutant toujours pas qu'il était suivi.

Skidmore et D'Angelis embarquèrent dans l'avion avc Miller. A leur atterrissage à l'aéroport international de Miami, ils arrêtèrent Miller et le transférèrent pour interrogatoire par des agents du Pentagone.

Dans son ordinateur portable, les agents Américains ont trouvé de nombreux documents, dont des documents vierges à en-tête du ministère de la défense du Tchad - des faux visant à berner les autorités et les amener à croire que les armes étaient destinées au Tchad et non à la Somalie.

Des éléments découverts dans l'ordinateur portable indiquaient que Miller préparait aussi l'envoi d'armes en Guinée. San avocat, Daniel Friedman, a demandé la libération sous caution de Miller, mais le procureur a objecté et l'a présenté comme  dangereux pour la sécurité publique. Le juge a décidé le maintien en détention.

Miller, 54 ans, a étudié l'ingénierie aéronautique à l'université technologique d'Haïfa dans le cadre du programme de formation supérieure des officiers, et a servi dans l'unité de conception aéronautique au siège de l'armée de l'air, dans ses locaux de Kirya à Tel Aviv. Il a été libéré de l'armée avec le grade de capitaine et, avec deux associés, il a créé Radom, une entreprise qui travaillait avec le ministère de la défense et l'armée de l'air, ainsi qu'à l'étranger pour notamment la modernisation des forces aériennes du Tchad.

Il y a trois ans, Miller a vendu sa participation dans Radom pour devenir un marchand d'armes indépendant. Il est marié et père de trois filles et un garçon. Une de ses filles s'est rendue en Floride pour être près  de lui et lui rendre visite en prison deux fois par semaine. Le consul Israélien à Miami, Mazal Saidiyan; l'a aussi rencontré à la prison mais, à part ça, il ne semble pas qu'Israël ait l'intention d'intervenir en sa faveur.

Miller risque jusqu'à 75 ans de prison et une amende de deux millions de dollars. Son avocat et sa famille ont refusé de s'exprimer sur le contenu de cet article.

vendredi 23 juillet 2010

Emily Henochowicz chante la Palestine

C'est encore par Philip Weiss que j'ai découvert cette petite perle: Emily Henochowicz, une jeune étudiante Américaine en arts visuels qui chante de manière vibrante la Palestine. Je vous propose de découvrir la vidéo et le texte en version anglaise et aussi traduit par mes soins. Mlle Henochowicz chante son texte a cappella et avec beaucoup d'émotion.

Emily a perdu son oeil gauche après avoir reçu en plein visage une grenade lacrymogène tirée par les terroristes sionistes alors qu'elle participait en Cisjordanie à une manifestation de protestation contre l'attaque de la flottille humanitaire pour Gaza.  Dans son malheur, Emily a  eu cependant beaucoup plus de chance que cet autre ange qu'était Rachel Corrie.

Emily Henochowicz blessée


 I miss you Palestine

In Palestine, oh I miss you Palestine.
En Palestine, Oh tu me manques Palestine.
 
And you know I think back to the memory of my grandparents in Poland
Et tu sais, je repense au souvenir de mes grands parents en Pologne

And I think of what they suffered through in Europe. It makes me sad
Et je pense à ce qu'ils ont souffert en Europe. Ca me rend triste.

I think they would be sad how all those Jews who died in the Holocaust would be so very sad
Je pense qu'ils seraient tristes, que tous ces Juifs qui ont péri dans l'holocauste seraient très tristes

If they knew that this is how their memory was being used
S'ils savaient que c'est ainsi qu'on se sert de leur mémoire

Oh-Oh, in Palestine
Oh-Oh, en Palestine

It's fascist what they're doing
Ce qu'ils font est fasciste
 
It is ethnic cleansing what they're doing
Ce qu'ils font est du nettoyage ethnique
 
It is just as bad as what had happened to them
C'est tout simplement aussi mal que ce qui leur est arrivé
 
Don't they see?
Ne voient-ils pas?

Don't they see?
Ne voient-ils pas?

If they don't want people to be anti-Semitic, then they better act like good Jews!
S'ils ne veulent pas que les gens soient antisémites, alors ils feraient mieux d'agir comme de bons Juifs!
 
They can't say that they are moral when this is what they do!
Ils ne doivent pas dire qu'ils sont moraux alors que c'est ce qu'ils font!
 
In Palestine
En Palestine

Whoa, in Palestine
Whoa, en palestine

mardi 20 juillet 2010

"Lula, le fils du Brésil", un film qui dérange aux Etats Unis

C'est un peu la même histoire que celle qui était arrivée au film de Mel Gibson sur la Passion du Christ: aucun censeur n'interdit officiellement mais le résultat est le même. 

Le tort de ce film? Montrer que, contrairement à ce qu'on veut faire croire à l'opinion aux Etats Unis, la communauté internationale n'est pas unanime dans sa volonté d'en découdre avec l'Iran. Que des pays comme la Turquie (72 millions d'habitants) ou le Brésil (192 750 millions d'habitants) entre autres discutent avec les autorités iraniennes comme le fait aussi l'inde qui de son côté affirme le caractère stratégique de sa relation avec l'Iran, indépendamment de ce qu'en pensent des pays comme les Etats Unis...

Les producteurs de la "Biopic" de Lula imputent les problèmes de distribution du film aux USA à son amitié pour l'Iran
Par correspondant au Brésil)-NOTICINE.com (Espagne) 20 juillet 2010 traduit de l'espagnol par Djazaïri 

"Lula, le fils du Brésil" ("Lula, o filho do Brasil"), de Fabio Barreto, qui en ce moment même est présenté au musée d'art moderne (MOMA) de New York ne va pas avoir une carrière bien longue aux Etats Unis. La productrice de la famille Barreto a déclaré à la presse que la compagnie qui avait acheté les droits de distribution dans ce pays de cette production coûteuse sur la vie de l'ancien syndicaliste et actuel président brésilien n'envisage pas de le distibuer... par la faute de Lula da Silva lui-même.
Le chef de l'Etat est parvenu récemment, avec la Turquie, à un accord aves l'Iran pour retraiter son uranium, ce qui déplait ai puissant "lobby" juif à Hollywood.

"Le distributeur est juif et nous a dit qu'il était impossible de montrer le film dans une salle où la majorité du public est juif," a déclaré à la presse la productrice Paula Barreto, soeur du réalisateur Fabio Barreto qui, conséquence d'un tragique accident de la circulation, se troube dans un coma irréversible depuis la fin de l'année dernière.
Le journal Folha de Sao Paulo, cité par l'agence ANSA, explique que les images de Lula da Silva célébrant le 17 mai l'accord de médiation nucléaire avec le président iranien, Mahmoud Ahmadinedjad, et le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à Téhéran "autaient trop associé le président brésilien au régime islamique qui promeut la destruction d'Israël."

La dynastie Barreto, une des plus prestigieuses et reconnues dans le monde, fera l'objet d'un hommage le mois prochain au 14ème festival de Lima, organisé par la Pontificia Universidad Católica pour sa contribution en matière de production, de réalisation, d'écriture et de performance cinématographiques. Participeront à l'évenement Bruno (réalisateur, scénariste), Luiz (producteur, directeur de la photographie), Lucy (productrice), Lisa (actrice), et Paula déjà citée (productrice). Fabio Barreto a quitté l'hôpital en février dernier mais il n'est malheureusement pas sorti du coma jusqu'à présent.