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lundi 28 octobre 2013

Les Etats Unis ont choisi de tuer ma mère.

Un témoignage édifiant. Sans commentaire.

Momina Bibi était une sage-femme et une grand-mère du Waziristan âgée e 67 ans Pourtant, le président Obama nous dit que les drones visent des terroristes
par Rafiq ur Rehman, The Guardian (UK) 25 octobre 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri
 
                                        Habitants du Waziristan manifestant contre les frappes                                          de drones devant le parlement pakistanais à Islamabad

La dernière fois que j'ai vu ma mère, Momina Bibi, c'était le soir d'avant l'Aïd al-Adha. Elle préparait les vêtements de mes enfants et leur montrait comment on prépare le sewaiyaan, un dessert traditionnel à base de lait. Elle disait toujours: la joie de l'Aïd est l'excitation qu'il procure aux enfants.

Sewaiyaan est un dessert traditionnel du sous-continent indien
 
L'année dernière, elle n'a pas pu vivre cette expérience. Le lendemain, le 24 octobre 2012, elle était morte, tuée par le feu tiré par un drone américain alors qu'elle s'affairait à son jardin.
Personne ne m'a jamais dit pourquoi ma mère avait été visée ce jour là. La presse a rapporté que l'attaque visait une voiture, mais il n'y a pas de route à côté de chez ma mère. Certains ont dit que l'attaque visait une maison. Mais les missiles ont touché un terrain voisin, pas une maison. Une seule personne avait été tuée – une femme âgée de 67 ans et neuf fois grand-mère.
Mes trois enfants – Zubair, 13 ans, Nabila, 9 ans et Asma, 3 ans – jouaient non loin quand leur grand-mère a été tuée. Tous ont été blessés et emmenés d'urgence à l'hôpital. Ces enfants étaient-ils les «militants» dont parlaient les dépêches d'agences de presse? Ou peut-être, étaient-ce les enfants de mon frère? Eux aussi étaient sur place. Ils sont âgés de 3ans, 7 ans, 12 ans, 14 ans, 15 ans et 17 ans. Les quatre plus grands venaient juste de rentrer de l'école, peu de temps avant que les missiles frappent. 

Mais les Etats Unis et leurs citoyens ne savent probablement pas ça. Personne ne nous a jamais demandé qui avait été tué ou blessé ce jour là. Ni les Etats Unis, ni mon propre gouvernement. Personne n'est venu pour enquêter et personne n'a été tenu pour responsable. Dit simplement, personne ne semble s'en soucier.

Je m'en soucie par contre, moi. Tout comme ma famille et mon village. Nous voulons comprendre pourquoi une grand-mère âgée de 67 ans représentait une menace pour un des pays les plus puissants au monde. Nous voulons comprendre comment neuf enfants, certains jouant dans les champs, certains venant juste de rentrer de l'école, pouvaient d'une manière quelconque avoir menacé la sécurité de ceux qui vivent séparés de nous par un continent et un océan.

Plus important, nous voulons comprendre pourquoi le président Obama, quand il est interrogé sur qui sont ceux que tuent les drones, répond qu'ils tuent des terroristes. Ma mère n'était pas une terroriste. Aucun membre de ma famille n'est un terroriste.
Ma mère était sage-femme, la seule sage-femme de notre village. Elle a mis au monde des centaines de bébés dans notre village et ses alentours. Maintenant, les familles n'ont plus personne pour les aider.

Et mon père? C'est un directeur d'école à la retraite. Il a consacré sa vie à l'éducation des enfants, quelque chose bien plus nécessaire pour mon village que des bombes. Les bombes ne créent que de la haine dans le coeur de notre peuple. Et cette haine et cette colère génèrent plus de terrorisme. Mais l'éducation – l'éducation peut aider un pays à prospérer.
Je suis aussi un enseignant. J'enseignais à l'école primaire du village le jour où ma mère a été tuée. Je suis rentré à la maison pour trouver tout autre chose que les joies de l'Aïd, mais mes enfants à l'hôpital et un cercueil qui ne contenait que des restes de ma mère.

Rafiq-ur-Rehman

Notre famille n'a plus été la même après la frappe du drone. Notre maison s'est transformée en enfer. Les petits enfants pleurent dans la nuit et ne parviennent pas à dormir. Ils pleurent jusqu'au petit matin.

Certains de mes enfants ont dû subir plusieurs interventions chirurgicales. Cela nous a coûté un argent que nous n'avons plus étant donné que les missiles ont tué tout notre bétail. Nous avons été obligés d'emprunter à des amis; un argent que nous ne pouvons pas rembourser. Nous utilisons donc l'argent pour payer un médecin, un médecin qui retire du corps des enfants les cadeaux métalliques que les Etats Unis nous ont donnés ce jour là.

Les frappes de drones ne se comparent pas à des batailles où des personnes innocentes sont accidentellement tuées. Les frappes de drones visent les gens avant de les tuer. Les Etats Unis décident de tuer quelqu'un, une personne qu'elles ne connaissent que par une vidéo. Une personne à qui on ne laisse pas une chance de dire – je ne suis pas un terroriste. Les Etats Unis ont choisi de tuer ma mère.

Plusieurs parlementaires Américains m'ont invité à venir à Washington DC pour faire connaître mon histoire aux membres du Congrès. J'espère qu'après avoir raconté mon histoire, l'Amérique finira par comprendre le véritable impact de son programme de drones et qui se trouve à l'autre bout de la frappe par un drone.

Je veux que les Américains sachent au sujet de ma mère. Et j'espère que, peut-être, j'obtiendrai une réponse à cette simple question: pourquoi?




vendredi 30 mars 2012

L'Iran, clef de la stratégie de développement de l'Inde

Les Etats Unis, ainsi que l’Union Européenne, déploient une vaste stratégie d’étranglement économique de l’Iran pour sommer ce pays, non pas de stopper le développement d’un programme nucléaire militaire, mais d’accepter de placer son programme nucléaire sous la tutelle de l’Occident.
Ce qui reviendrait pour l’Iran à accepter une autre autorité que la sienne sur son territoire.
Des républiques bananières peuvent certes accepter ce genre de choses, mais pas l’Iran
Dans cette stratégie d’étranglement, les Etats Unis se distinguent par leur posture agressive puisqu’ils menacent de sanctions les entreprises et même les Etats qui ne respecteraient pas leurs exigences dont celle de l’arrêt des importations de pétrole iranien.
Certains pays ont obtempéré ou obtenu des dérogations à condition de montrer leur obéissance en réduisant ou en s’engageant à réduire leurs importations.
Mais ce genre de choses est beaucoup plus difficile à obtenir de la part de pays comme ceux qui appartiennent au groupe du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

Si on s’arrête sur le cas de l’Inde, non seulement les entreprises de ce pays se montrent particulièrement enthousiastes devant les perspectives offertes par le marché iranien, avec règlement au moins partiel en roupie, la monnaie indienne (un petit coup de canif au dollar), mais le gouvernement indien considère l’Iran comme un partenaire absolument stratégique sur un long terme qui verrait l’économie de l’Inde rayonner sur toute l’Asie Centrale.
Et justement, vu l’obstacle constitué par le frère ennemi pakistanais, l’Iran avec ses ports, ses routes et ses voies ferrées est la porte d’entrée idéale vers l’Asie Centrale et, plus tard, vers la Russie et l’Europe orientale.
D’où une opposition de l’Inde aux manœuvres américaine qui se fonde sur une prise en considération de ses intérêts en tant que nation en plein développement et en recherche de partenaires régionaux.
C’est la vision à long terme de l’Inde conte celle à court terme des Etats Unis (pressés de satisfaire les quatre volontés du gang de Tel Aviv).


La création du Pakistan a coupé l’Inde des vieilles routes commerciales vers l’Asie Centrale et au-delà. L’Inde voit l’Iran comme un moyen de se reconnecter à  ces routes. malgré les sanctions américaines.
par Rebecca Byerly, The Christian Science Monitor (USA) 29 mars 2012           

Alors que les USA isolent l’Iran en poussant les autres pays à réduire leurs achats de pétrole et d’autres marchandises auprès de la République Islamique, l’Inde est en train de construire de nouvelles relations commerciales là-bas, considérant que c’est par l’Iran que passe le chemin pour construire l’influence dont elle a besoin en Afghanistan et en Asie Centrale.

Avant la partition, le sous-continent indien avait des relations politiques et commerciales avec l’Asie Centrale et, par delà, avec la Russie et l’Europe. La création du Pakistan a coupé l’accès de l’Inde à la région et l’Inde voit depuis longtemps l’Iran comme une modalité de contournement.

Le gouvernement indien accueille cette semaine 14 pays pour une conférence visant à bâtir un nouveau réseau de transport, le Corridor International Nord-Sud qui passera par les ports, les routes et les chemins de fer iraniens. Le projet vise à relier l’Inde à certaines parties de l’Europe en moitié moins de temps qu’avec les routes commerciales actuelles qui passent par le canal de Suez en Egypte.

La conférence sur le transport intervient trois semaines après le retour d’Iran d’une délégation commercial soutenue par le gouvernement et l’annonce de nouvelles possibilités d’échanges commerciaux. Et la semaine dernière, des groupements d’exportateurs indiens ont déclaré que l’Iran avait fait de nouveaux achats d’aliments pour bétail et était en demande de blé, de sucre et de thé – le tout au moment même où les Etats Unis incitent l’Inde à réduire ses relations avec l’Iran.

Le rapprochement de l’Inde avec l’Iran crée un dilemme pour les USA. Alors que Washington s’est fait le champion de l’ascension de l’Inde en tant que puissance régionale et a salué son aide en Afghanistan, le programme nucléaire iranien demeure une priorité parmi ses préoccupations ne matière de politique étrangère.
La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré au Congrès lors d’une audition parlementaire en février que les Etats Unis avaient des discussions «très  intenses et très franches» avec l’Iran et d’autres pays comme la Chine et la Turquie pour qu’ils arrêtent leurs importations de pétrole iranien.

Mais les responsables Indiens sont restés réticents. Compte tenu de la position géopolitique de l’Inde vis-à-vis le l’Iran, de ses intérêts économiques et sécuritaires en Afghanistan, et de ses relations commerciales tumultueuses avec un Pakistan doté de l’arme atomique, l’Inde voit l’Iran comme un partenaire à long terme essentiel.

«Les Etats Unis ne considèrent que les avantages à court terme, explique le général Dipankar Banerjee, chercheur à l’Institute of Peace and Conflict Studies. «Nous comprenons l’intérêt qu’ont les Etats Unis à faire en sorte que l’Iran renonce à l’arme atomique, mais nous devons tenir compte des intérêts stratégiques de l’Inde qui consistent à avoir la sécurité et les échanges commerciaux dans la région après le retrait des forces américaines d’Afghanistan en 2014.»

Aves des réserves minérales inexploitées estimées à 300 milliards de dollars en Afghanistan, une route commerciale stable à travers ce pays apporterait les ressources nécessaires au développement économique de l’Inde. Banerjee pense qu’elle aiderait aussi à stabiliser l’économie afghane et ferait tampon contre la radicalisation.

En dehors du commerce, l’Inde a signé à un accord pour former les forces de sécurité afghanes en Inde et a fourni deux milliards de dollars d’aide au développement depuis la chute des Talibans. L’Inde a récemment utilisé pour la première fois  le port de Chabahar au sud-est de l’Iran qu’elle a contribué à aménager il y a une dizaine d’années – pour le transit de 100 000 tonnes de blé vers l’Afghanistan dans le cadre de l’aide humanitaire apportée à ce pays ravagé par la guerre.

Cependant, le développement économique et la stabilisation de l’Afghanistan dépendent de bien d’autres choses que l’implication de l’Inde et des difficultés créées par les sanctions US contre l’Iran.

«Les sanctions contre l’Iran sont un facteur de complication dans la stratégie économique indienne à l’égard de l’Afghanistan. Mais elles ne son pas, même en faisant preuve de beaucoup d’imagination, le seul facteur de complication,» affirme Ellen Laipson, présidente et directrice du Stimson Center, un centre d’étude des politiques publiques sis à Washington.

mercredi 21 mars 2012

Le tueur de Toulouse et Montauban est-il un freelance du djihadisme?

Inutile de vous dire que j'ai été surpris et atterré de découvrir que l'assassin de Toulouse et Montauban était un jeune homme d'origine algérienne, Mohamed Merah. J'aurais bien entendu préféré que ce soit un fasciste où, mieux, que les crimes qui ont secoué ces deux villes et le pays n'aient jamais été commis.

Je ne reviens cependant pas sur mes deux précédents posts concernant ces affaires car, même si ce n'est pas agréable à entendre, la haine et la sensibilité aux discours de haine ne sont l'apanage d'aucune nationalité, appartenance religieuse ou autre.

La pédagogie de la fraternité reste donc plus que jamais d'actualité.

Il convient cependant de revenir sur l'auteur présumé des meurtres de Montauban et de Toulouse et de se pencher sur certains points.

J'écoutais en effet  tout à l'heure sur I-télé, le procureur de la république François Molins conclure dans l'hilarité son exposé sur le cheminement de l'enquête.
Le procureur a évoqué un certain nombre d'aspects étranges puisqu'il parlait d'auto-radicalisation d'un apprenti djihadiste qui s'était rendu à deux reprises aux confins de l'Afghanistan sans passer par les filières connues.

Un freelance du djihad en quelque sorte.

Mohamed Merah était connu à la fois des services de police et des services de renseignements, ce qui ne l'a pourtant pas empêché d'amasser armes et munitions sans être pour autant inquiété. Le procureur a expliqué sans rire cette fois que les services avaient du mal à localiser ses lieux de résidence.

Parce que ce délinquant connu, vivant d'allocations, parvenait semble-t-il assez facilement à changer de domicile, à s'offrir des séjours au Pakistan (il est vrai que son dernier billet de retour lui avait été offert par l'armée des Etats Unis) et à s'offrir une motocyclette.

Nous avons là en fait le profil du parfait membre du lumpen prolétariat manipulable à souhait par des officines dotées d'un certain savoir-faire.

Un électron libre qui était en réalité totalement sous contrôle.

Selon les forces de police, parmi les armes dont dispose encore le tueur, se trouveraient un fusil Kalashnikov et un Uzi.
Le pistolet mitrailleur Uzi est, comme vous le savez peut-être, une arme fabriquée dans l'entité sioniste et elle figure, ou a figuré, dans l'équipement standard de certaines unités terroristes sionistes.

Bizarre, non?

Non, ce n'est pas bizarre, en tout cas pas plus que la crise libyenne qui a vu Bernard-Botul-Henri Lévy plaider avec passion pour une alliance des "démocraties" occidentales avec ces fameux djihadistes salafistes qu'on désigne généralement sous le nom d'al Qaïda.

Le même Bernard-Botul qui encourage une telle alliance en Syrie.

On notera que les djihadistes salafistes en Libye n'avaient absolument pas rejeté la pétition d'amitié de M. Lévy alors que le sionisme militant du philosophe chevelu est parfaitement connu et qu'il ne s'en est jamais caché.

On observera aussi que les prétendus djihadistes d'al Qaïda n'ont jamais mené aucune action, sinon verbale, contre le régime sioniste.

Le lumpen prolétariat a toujours servi de masse de manoeuvre aux puissants dans leur volonté de contrecarrer la volonté d'émancipation des dominés. Rien n'a vraiment changé depuis Karl Marx et le lumpen prolétariat, petits délinquants ou toxicomanes, reste l'instrument disponible pour ceux qui ont de l'argent et un savoir faire dans la manipulation.

C'est sans doute le cas à Toulouse et à Montauban avec cet individu que des services ont eu tout loisir de tourner et de retourner, jusqu'à le mettre en condition de verser dans l'abjection.

En cela, il n'aura pas déçu ses maîtres.

samedi 7 mai 2011

Variations sur la mort d'Oussama ben Laden


Le Christian Science Monitor revient sur les variations qui ont affecté le récit sur l’exécution/assassinat d’Oussama ben Laden et recense les quatre aspects sur lesquels les autorités de Washington l’ont fait évoluer.
On notera au passage que certains aspects de cette opération frisent le comique ou le surréalisme selon la façon dont on préfère classer les œuvres de fiction.
A ceux qui crient à la théorie du complot (comme si les complots ou les conspirations n’existaient pas), on peut rappeler les menteries de Colin Powell devant les instances de l’ONU et devant les caméras du monde entier, n’hésitant pas à exhiber un flacon d’urine pour justifier une action militaire de l’ONU contre l’Irak. Powell n’obtiendra pas la résolution, mais l’Irak sera néanmoins ravagé par la soldatesque américaine et ses collaborateurs. Où encore celles toutes récentes de Susan Rice, ambassadrice des Etats Unis à l’ONU, plaquant ses propres fantasmes sexuels sur le comportement des troupes libyennes face à la rébellion contre le colonel Kadhafi.
Pourtant, nous sommes encore une fois sommés de croire le gouvernement US sur parole sous peine d’être accusé d’adepte des théories du complot ou même tout simplement d’anti-américanisme.
Et l’histoire bidonnée d’un valeureux commando yankee prenant tous les risques pour sauver le soldat Ryan la patrie n’est pourtant en rien une nouveauté. On s’en souvient peut-être, le sauvetage héroïque de la soldate Jessica Lynch prisonnière de l’ennemi en Irak après avoir combattu bravement. Les étudiants de l’Institut de Journalisme de Bordeaux ont beau écrire que la manipulation médiatique du sort de Jessica Lynch avait traumatisé la presse américaine, nous savons que c’est le genre de traumatisme dont beaucoup de journalistes se remettent facilement Comme on le voit dans l'article, ils en sont réduits à taquiner les responsables de l'armée quand ces derniers leur livrent une ouvelle version toujours plus "vraie" de ce qui s'est passé à Abbottabad. 

La seule vraie question est pourquoi maintenant et quelles seront les répercussions de l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden sur les orientations de la politique étrangère de Washington où le débat semble faire rage au sommet de l’Etat.

par Anna Mulrine, The Christian Science Monitor (USA) 7 mai 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

La détermination de ce qui s’est exactement passé dans le compound d’Oussama ben Laden aux toutes premières heures de l’attaque du commando US a amené à quelques brusques réaménagements du récit. Lors d’un briefing au Pentagone vendredi, des journalistes ont taquiné les officiels de l’armée, leur disant qu’ils étaient impatients d’entendre la cinquième nouvelle version de la manière dont s’est déroulée l’attaque du cerveau terroriste.
Voici les quatre dernières évolutions de l’intrigue dans l’histoire ben Laden

1. Les derniers instants de ben Laden
Les informations divulguées par la Maison Blanche en cette fin de semaine visaient à mettre un terme à la question de savoir si M. ben Laden était armé, et s’il a combattu.
Ces questions s’étaient faites de plus en plus insistantes après que la maison Blanche ait donné des informations nettement contradictoires  - et en premier lieu que ben Laden s’était servi d’une de ses épouses comme bouclier humain. Cette version avait été ensuite démentie par un autre officiel de la Maison Blanche.
Selon les derniers éléments communiqués par l’administration, ben Laden a été trouvé au troisième étage de son compound, devant la porte d’entrée de sa chambre. Quand il s’est retourné et à commencé à reculer, il a été atteint de deux balles, une à la tête, l’autre dans la poitrine. Le commando a par la suite découvert un fusil AK-47 et un pistolet dans la chambre de ben Laden, selon les informations.
“Il reculait,” a déclaré un official US au Washington Post ce qui, a-t-il ajouté, est considéré comme un acte de résistance  légitimant l’usage des armes par le commando US. « Va-t-il prendre une arme ? » a déclaré cet officiel. « On ne sait pas pourquoi il recule, [ou] ce qu’il fait quand il retourne à l’intérieur. »
Le raid a mobilisé 79 commandos US et un chien de l’armée, qui a pus servir à la détection d’explosifs – et qui a peut-être été équipé de lunettes de protection connues sous le nom de « doggles ». Le recours aux chiens est de plus en plus fréquent dans les dangereuses régions d’Afghanistan, où ils réussissent plus souvent à déceler les bombes cachées sous les routes que les matériels de haute technologie envoyés sur le terrain par le Pentagone, affirment des officiels de l’armée US.

2. La planque de la CIA

Malgré les efforts acharnés des agents du renseignement pour confirmer la présence de ben Laden dans le compound d’Abbottabad au Pakistan, au moins un des membres du commando Navy Seal a apparemment été surprise que les USA aient finalement mis la main sur leur homme.
Un micro émettant en direct porté par un Navy Seal sur place l’aurait enregistré disant “Damn, c’est lui,” quand il a rencontré ben Laden au troisième étage de son compound », a déclaré un haut responsable militaire au Monitor.
Des articles parus dans deux grands journaux indiquent l’étendue des moyens mis en œuvre par les agents de la CIA pour essayer de confirmer la présence de ben Laden, allant jusqu’à louer une maison voisine quelques mois plus tôt. La maison avait été truffée de matériel d’observation sophistiqué et de fenêtres à glaces sans tain, mais les agents de la CIA disent avoir été néanmoins incapables ne serait-ce que de prendre une photo de ben Laden ou de confirmer définitivement qu’il se trouvait dans le compound avant le raid du commando US.
“On peut le créditer de son aptitude à déjouer l’espionnage,” a déclaré au Washington Post un ancien agent de la CIA au sujet du refus obstiné de ben Laden de mettre un pied dehors.

3. Ben Laden continuait à comploter

Les officiels US ont commence à donner des détails dans la soirée de jeudi sur le trésor que sont les documents découverts dans le compound de ben Laden à Abbottabad. Ces documents indiquent que malgré l’extrême lenteur de ses voies de communications, ben Laden continuait à diriger les opérations globales de son organisation terroriste, y compris des projets d’attentats contre des objectifs vulnérables aux Etats Unis.
Un bloc-notes manuscrit saisi pendant le raid du commando US contenait les grandes lignes d’un plan d’al Qaïda pour faire dérailler un train sur un pont, peut-être à Noël, ou pendant le discours du président Obama sur l’état de l’Union, ou pour le 10ème anniversaire des attentats du 11 septembre, a déclaré un officiel au new York Times.
De son côté, al Qaïda a apparemment mis hors jeu les théories de la conspiration selon lesquelles ben Laden est toujours en vie. L’organisation terroriste a confirmé la mort de ben Laden – et a promis de le venger. « Nous disons avec force que le sang du combattant de la guerre sainte, le cheikh Oussama ben Laden, Dieu le bénisse, nous est précieux ainsi qu’à tous les Musulmans et n’aura pas été versé en vain. Nous resterons, si Dieu le veut, une malédiction qui poursuivra les Américains et leurs agents, qui les suivra à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs pays.
L’organisation a ajouté qu’un dernier message de ben Laden, dont elle dit qu’il a été enregistré la semaine dernière sera diffuse dans les prochains jours.

4. Le Pakistan savait-il?

C’est l’opinion du sénateur Démocrate du Michigan Carl Levin, président de la Commission sénatoriale des forces armées, qui ouvre une enquête parlementaire sur ce que le gouvernement pakistanais savait au sujet de l’enclave suburbaine de ben Laden. Elle se situait juste en bas de la route où se trouve l’académie militaire pakistanaise.
“Je pense qu’à haut niveau – l’échelon supérieur des services de renseignements - , ils le savaient, » a déclaré le sénateur Levin à ABC News. « Je ne peux pas le prouver. Je pense simplement qu’il est contre-intuitif de ne pas le penser. »
Un haut responsable de l’armée pakistanaise a averti que toute autre opération commando américaine de ce genre dans le pays serait une violation de la souveraineté pakistanaise et nuirait aux relations entre les deux pays. Pour l’instant, l’armée des Etats Unis n’a pas reçu de demande de retrait d’un seul de ses « un peu moins de 300 » soldats actuellement dans le pays, a déclaré vendredi aux journalistes le colonel Dave Lapan, porte parole du Pentagone,
“Nous n’avons été alertés d’aucune nouvelle décision sur la taille de nos effectifs au Pakistan,” a-t-il dit, ajoutant que leur nombre est fluctuant.“

jeudi 5 mai 2011

Mort d'Oussama ben laden: une version alternative (avec plus d'action)


Pour ceux qui aiment les versions alternatives d’une même histoire, je vous propose la version pakistanaise de la mort d’Oussama ben Laden. 

Une version où on a manifestement plus le sens du show qu’à Washington (où le show était à la maison Blanche) et dans laquelle les GI’s n’ont guère plus que le rôle d’employés de pompes funèbres.

par Yang Lina, Xinhuanet (Chine) 2 mai 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Islamabad, 2 mai (Xinhua) – La télévision pakistanaise en ourdou Geo News a cité des officiels des services de renseignements pakistanais qui affirment que le terroriste le plus recherché au monde, Oussma ben Laden, avait été tué au cours d’une opération de recherches lancée par les forces pakistanaises après qu’un hélicoptère de l’armée pakistanaise a été abattu dans les premières heures du lundi à Abbottabad, une ville de montagne à quelque 60 kilomètres au nord d’islamabad, la capitale du Pakistan.

Vers 1h 20 du matin, heure locale, un hélicoptére pakistanais a été abattu par des inconnus dans le secteur de Sikandarabad à Abbottabad. Les forces pakistanaises ont lancé une opération de recherches dans le voisinage et se sont heurtés à un groupe d’inconnus armés. Un échange de tirs s’en est suivi des deux côtés.
A la fin de l’échange de tirs, les forces pakistanaises ont arrêté plusieurs femmes et enfants Arabes ainsi que d’autres personnes armées qui ont ensuite avoué aux forces pakistanaises s’être trouvées avec Oussama ben Laden quand l’échange de tirs a eu lieu et que ben Laden avait été tué dans la fusillade.

La presse locale a rapporté qu’une fois le corps de ben Laden récupéré, deux hélicoptères US se sont rendus sur place et ont emporté la dépouille mortelle de ben Laden.

Des premières informations faisaient état d’au moins une personne tuée et de deux autres blesses dans le crash. Au moins deux maisons nt été prises dans l’énorme incendie causé par le crash de l’hélicoptère.
Une équipe de secours s’est précipitée sur les lieux peu de temps après que le crash ait été signalé et les forces armées ont bouclé le secteur pour lancer une opération de recherché.
.
Des sources de Xinhua disent avoir essayé de se rendre dans la zone après l’incident, mais aucun journaliste n’a été admis à y pénétrer.
“Personne ne sait si ben Laden a été tué après ce crash d’hélicoptère », indiquent les sources.

mardi 3 mai 2011

On a retrouvé les enfants d'Oussama ben Laden


Je ne suis pas le seul à s’être demandé où se trouvaient les personnes qui ont survécu à l’assaut contre la maison qui hébergeait Oussama ben Laden à Abbottabad au Pakistan (à 800 mètres d’une caserne).

Georges Malbrunot s’est posé la même question pour le journal Le Figaro :


D’après lui,
Deux femmes… furent blessées et «un nombre indéterminé d’autres femmes et d’enfants» furent transférés dans un «lieu sûr». Les responsables américains n’ont fourni aucun détail sur leurs identités réelles. 
On en sait un peu plus sur ce lieu sûr grâce au journal espagnol El Periodico

Les hélicoptères des Etats Unis qui ont participé à l’opération contre le chef d’al Qaïda n’ont pas pu les emmener faute de place
Mardi 3 mai 2011

Plusieurs proches d’Oussama ben Laden, tué lundi au cours d’une opération de l’armée des Etats unis pour le capturer, sont détenus au Pakistan, selon des responsables de l’armée pakistanaise cités par l’agence Reuters.
Parmi eux, se trouvent une fille de 12 ou 13 ans, huit autres enfants et une de ses épouses. Ces membres de la famille, ainsi que l’a expliqué la source, seront interrogés et sans doute renvoyés d’où ils viennent, mais conformément à la loi pakistanaise, ils ne seront pas transférés aux Etats Unis
La femme et les enfants étaient restés sur le lieu des événements après qu’un hélicoptère de transport – probablement le MH-60 Sea Hawk – a dû abandonner en raison de problèmes mécaniques. Un autre hélicoptère avait pour mission de transporter des hommes faits prisonniers et les commandos qui ont réalisé l’opération.
Selon le gouvernement pakistanais, les détenus vont bien, et certains reçoivent des soins médicaux.

Le site belge d’information 7/7 nous rapporte une version pakistanaise des événements qui diffère sensiblement de celle que donnent les Etats Unis. En particulier, une épouse de Ben Laden aurait indiqué qu'ils avaient déménagé dans la résidence il y a quelques mois

On verra si les Etats Unis apportent des preuves de la présence de Ben Laden dans cette maison. Je pense que les artistes de la CIA ont eu amplement le temps de réviser leur Photoshop ou leur Paintshop Pro  et vont être en mesure de nous donner les « bonnes » photos cette fois du cadavre d’Oussama ben Laden.

Une affaire qui ressemble de plus en plus à une offensive des Etats unis contre le Pakistan dont les autorités sont maintenant accusées d’avoir protégé le dirigeant d’al Qaïda.

lundi 2 mai 2011

Après le certificat de naissance d'Obama, le certificat de décès d'Oussama!

Après avoir échoué à assassiner Mouammar Kadhafi, en réussissant cependant à tuer un de ses fils, Saif  al-Arab et trois de ses petits enfants, ile président des Etats Unis vient d'annoncer que ses forces armées ont tué Oussama ben Laden au cours d'une opération menée au Pakistan.
Et tenez vous bien le terroriste le plus recherché au monde se planquait à seulement quelques kilomètres de la capitale pakistanaise avec une vingtaine de collaborateurs ou parents. Pour continuer dans le foutage de gueule, on apprend que la maison où il se trouvait, une grande bâtisse qualifiée de "compound" pour faire plus guerrier, se trouve dans une zone résidentielle où logent surtout des officiers Pakistanais à la retraite.
Pour renforcer tous ces éléments de discrétion, la maison de Ben Laden n'était que hui fois plus grande que les autres!

Bon, si vous ne le saviez pas, le président US Barack H. Obama est déjà en pleine campagne électorale pour un deuxième mandat. Et après avoir dû produire son certificat de naissance comme preuve incontestable de sa citoyenneté mise encore en doute après plus de deux ans de mandat (!), voilà qu'il se croit obligé d'exhiber le certificat de décès d'Oussama ben Laden!