lundi 20 février 2012

Le problème posé par les réfugiés Syriens est qu'ils ne sont pas assez... nombreux!


Les guerres comme les troubles intérieurs ont généralement comme conséquences un afflux de réfugiés dans les pays voisins de celui qui en est le théâtre; donnant presque invariablement le spectacle d’hommes, de femmes et d’enfants, dans des véhicules ou à pied qui se pressent aux postes frontières.

Par exemple, peu après le début des troubles en Libye l’an dernier, c’étaient quelque 50 000 personnes qui avaient quitté la Libye pour se réfugier en Tunisie. En mai 2011, c’étaient plus de 400 000 personnes qui avaient fui le pays, en août 2011 c’était le cas de plus de 800 000 personnes, soit plus de 10 % de la population. On se rappellera que ces gens fuyaient en majorité les bombardements de l’OTAN (censés les protéger du méchant Kadhafi) et les exactions des prétendus rebelles.

On nous dit que la Syrie est à feu et à sang, que l’armée et la police de ce pays tirent quasiment à vue sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un opposant pacifique au gouvernement.
La Syrie est beaucoup plus peuplée que la Libye puisqu’elle compte 23 millions d’habitants, avec une densité de population de 120 habitants au km2 (à titre de comparaison Libye 3,13, France 97). Compte tenu du caractère effroyable de la répression que subit la population d’après l’opposition syrienne, au moins aussi violente que celle qu’aurait exercée en son temps le colonel Kadhafi en Libye, nous devrions avoir à peu près 2,3 millions de réfugiés Syriens dans les pays voisins.

 Alors faisons les comptes :

- en Jordanie, nous aurions … 3 000 réfugiés Syriens
- au Liban, mi-janvier 2012 on comptait 5238 réfugiés venus de Syrie
- en Turquie ; les chiffres font du yoyo puisqu’on est passé de 16 624 réfugiés au début de la crise à 6 833 en août 2012 (suite à des retours volontaires au pays) et que leur nombre tendrait à remonter actuellement pour se situer vers 10 000 selon le journal espagnol El Mundo.

Le journal belge Le Vif titrait en juin 2011 : « Déjà 10 000 réfugiés Syriens en Turquie. » Il pourrait réutiliser son titre légèrement modifié : «Toujours 10 000 réfugiés Syriens en Turquie.»

Nous sommes donc loin de l’exode caractéristique d’un pays à feu et à sang et ce n’est pas un hasard si on a beaucoup de mal à trouver des chiffres dans les dépêches d’actualités.

Mais la propagande étant rarement à court d’imagination, le ministre Turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu a trouvé une explication à ce nombre finalement réduit de réfugiés. Et cette explication tient bien sûr là aussi à la rouerie malveillante des autorités de Damas car pour le chef de la diplomatie turque,  toujours selon El Mundo qui cite le journal turc Hurriyet :
le régime d’Assad a miné les frontières de la Syrie avec le Liban et la Jordanie
Il s’agit là d’une affirmation et non d’une hypothèse. Mais Davutoglu, qui n’a pas peur du ridicule et qui semble mieux savoir ce qui se passe à la frontière syro-jordanienne qu’à la frontière syro-turque ajoute :
et il a pu en faire autant à la frontière avec la Turquie.
Je serais à la place des Turcs, je me ferais du mouron d'avoir un ministre de ce genre.


samedi 18 février 2012

Le plan contre la Syrie date de 1957


Le plan contre la Syrie qui est mis à exécution en ce moment a été défini dans son principe en 1957. Son application tient bien entendu compte des circonstances, notamment du fameux "printemps arabe" ou du fait que les puissances occidentales se sentent aujourd’hui obligées d’invoquer des considérations humanitaires, ce qui n’était pas le cas à une époque pas si lointaine. Et que M. Sarkozy se sent l'âme d'un révolutionnaire (on aura tout vu).

Que ceux qui joignent leurs voix aux régimes occidentaux qui réclament da tête de Bachar al-Assad se demandent une seconde depuis quand les Etats occidentaux veulent du bien aux Arabes ?
Ah oui, peut-être depuis Lawrence d’Arabie et la révolte arabe qui aboutira d’un côté à l’émancipation de certains pays arabes de la domination ottomane et de l’autre aux accords Sykes-Picot qui se traduiront par le mandat français sur la Syrie (Syrie + Liban) et le mandat britannique sur la Palestine avec le résultat que nous connaissons.

S’il y a des gens qui ne tirent aucune leçon de l’histoire, c’st bien nous malheureusement.

L’article que je vous propose a été publié en … 2003 !

Des documents montrent que la Maison Blanche et le 10 Downing Street avaient comploté un projet d’invasion motive par le pétrole
Par Ben Fenton, The Guardian (UK) 27 septembre 2003 traduit de l’anglais par Djazaïri

Près de 50 ans avant l’invasion de l’Irak, la Grande Bretagne et les Etats Unis avaient secrètement envisagé un « changement de régime » dans un autre pays arabe qu’ils accusaient de répandre la terreur et de menacer l’approvisionnement pétrolier de l’Occident, en élaborant un plan d’invasion de la Syrie et d’assassinat de ses hauts dirigeants.

Des documents découverts récemment montrent comment en 1957, Harold Mcmillan et le président Dwight Eisenhower avaient approuvé un plan du MI6 et de la CIA consistant à mettre en scène de pseudo incidents frontaliers comme prétexte pour une invasion de la Syrie par ses voisins pro-occidentaux, puis pour « éliminer » le triumvirat le triumvirat le plus influent à Damas.

Les plans, discutés avec une franchise effroyable ont été découverts dans les archives privées de Duncan Sandys, le ministre de la défense sous Mcmillan, par Matthew Jones, un maître de conférences en histoire à Royal Holloway, université de Londres.

Même si les historiens savent que les services secrets avaient cherché à renverser le régime syrien à l’automne 1957, c’est la première fois qu’un document est découvert qui montre que l’assassinat des trois plus hauts dirigeants était au Cœur du projet. Le document mis au point par un groupe de travail de haut niveau et top secret qui s’était réuni à Washington en 1957 ne laissait aucun doute à Mcmillan et le président Eisenhower quant à la nécessité d’assassiner les principaux dirigeants à Damas.

On lit dans une partie du “plan préféré" : « Afin de faciliter l’action des forces de libération, de réduire les possibilités pour l’armée syrienne d’organiser et de diriger ses actions militaires, de limiter au minimum pertes et destructions, et pour obtenir le résultat souhaité dans le laps de temps le plus court possible, un effort particulier doit être fait pour éliminer certaines personnes qui sont aux postes clefs. Leur élimination devrait être réalisée dès le début de l’insurrection et de l’intervention et à la lumière des circonstances du moment.»

Le document approuvé par Londres et Washington désignait trois hommes : Abd al-Hamid Sarraj, chef du renseignement militaire syrien; Afif al-Bizri, chef d’état major, et Khalid Bakdash, dirigeant du Parti Communiste Syrien.

Pour un premier ministre dont l’accession au pouvoir s’était largement faite sur le dos de la désastreuse et grotesque expédition de Suez juste une année avant, M. Mcmillan était remarquablement belliqueux. Il décrivait [ce plan] dans son journal comme «un rapport des plus formidables.»  Le secret avait été très grand, Mcmillan avait ordonné même les chefs de l’état major britannique n’en soient pas informés à cause de leur tendance à «bavarder.»

L’inquiétude au sujet des positions de plus en plus antioccidentales et pro soviétiques de la Syrie était devenue forte à Downing Street et à la Maison Blanche depuis la déposition en 1954 du régime militaire conservateur du colonel Adib Chichakli par une alliance du parti Baath avec des politiciens du parti communiste et leurs alliés dans l’armée syrienne.

A la pointe de l’appel au passage à l’action, se trouvait le chef de la CIA pour le Moyen Orient, Kermit Roosevelt, petit fils de l’ancien président Theodore Roosevelt. Il avait identifié le colonel Sarraj, le général al-Bizri et M. Bakdash comme l’incarnation du pouvoir réel derrière un président de façade. Le triumvirat s’était encore plus rapproché de l’orbite de Nikita Khroutchev après la désastreuse tentative franco-britannique, en collusion avec Israël, d’annuler la nationalisation du canal de Suez.

En 1957, malgré l’opposition américaine à l’opération de Suez, le président Eisenhower avait considéré ne pas pouvoir ignorer plus longtemps le risqué de voir la Syrie devenir pour Moscou un foyer d’expansion du communisme dans tout le Moyen Orient. Lui et Mcmillan craignaient que la Syrie déstabilise ses voisins pro-occidentaux en exportant le terrorisme et en encourageant les dissidences internes.  Plus important encore, la Syrie avait aussi le contrôle d’une des principales routes du pétrole au Moyen orient, l’oléoduc qui reliait les champs pétroliers de l’Irak pro-occidental à la Turquie.

Le “plan préféré” ajoute: “Dès qu’une décision politique sera prise de déclencher des troubles intérieurs en Syrie, la CIA est prête et le SIS [MI6] tentera de monter des incidents comme de petites opérations de sabotage et des coups de main en Syrie dans le cadre d’une collaboration avec certains individus.

“Les deux services [CIA et MI6] devront se consulter, le cas échéant, pour éviter tout doublon ou interférence avec les activités de l’autre… Les incidents ne devraient pas être concentrés à Damas, l’opération ne devrait pas avoir une ampleur exagérée ; et dans la mesure du possible, il faudrait veiller à éviter que les dirigeants les plus importants du régime syrien prennent des mesures supplémentaires pour leur protection personnelle.»

Sabotages

Le rapport indique que dès que le niveau nécessaire de peur aura été créé, des incidents et des heurts frontaliers seraient mis en scène pour donner un prétexte pour une intervention militaire irakienne et jordanienne. Il faut « faire apparaître la Syrie comme à l’origine de complots, de sabotages et d’actes de violence dirigés contre des gouvernements voisins, » explique le rapport. « La CIA et le SIS devraient se servir de leurs moyens dans les domaines psychologique et action pour faire monter la tension.» Ce qui voulait dire des opérations en Jordanie, en Irak et au Liban sous la forme de « sabotages, conspirations internes et diverses activités musclées » qu’on reprocherait à Damas.

Le plan appelait à financer un “Comité de la Syrie Libre,” et à armer les « factions politiques avec des moyens paramilitaires ou d’autres moyens de faire émerger des forces» à l’intérieur de la Syrie. La CIA et le MI6 susciteraient des soulèvements internes, par exemple chez les Druzes au sud, aideraient à la libération des prisonniers politiques détenus dans la prison de Mezze et mettraient en mouvement les Frères Musulmans à Damas.

Les auteurs du plan envisageaient de remplacer le régime du parti Baath/Communiste par un autre qui serait fermement antisoviétique, mais ils concédaient qu’il ne serait pas populaire et « aurait besoin de s’appuyer d’abord sur des mesures répressives et l’exercice arbitraire du pouvoir.»

Le plan n’a jamais servi, principalement parce que les voisins arabes de la Syrie n’ont pas pu être persuadés de passer à l’action et qu’une attaque qui serait venue de la seule Turquie était considérée comme inacceptable. L’année suivante, les Baathistes se tournèrent contre leurs anciens alliés communistes et firent adhérer la Syrie à une fédération avec l’Egypte du colonel Nasser qui durera jusqu’n 1963.

L'histoire non dite de la "rébellion " libyenne


Un intéressant article qui revient sur la prétendue «révolution» libyenne ». On apprend d’ailleurs qu’un des objectifs des prétendus révolutionnaires était justement d’éliminer ceux qu’ils désignaient comme révolutionnaires. Non, non ils n’avaient pas d’idées suicidaires mais selon leurs propres termes, les révolutionnaires étaient les membres des structures politiques du régime de Mouammar Kadhafi.
Volià pour le qualificatif de révolutionnaire.

L’auteur arrive en fin de compte à des conclusions voisines de celles que formule Thierry Meyssan, c’est-à-dire que les gouvernements occidentaux se sont alliés de facto et en toute connaissance de cause avec des «djihadistes» du genre Oussama ben Laden qu’ils prétendaient combattre. La différence étant que la National Review et John Rosenthal sont des conservateurs Américains, c’est-à-dire qu’ils se situent dans la ligne classique du parti Républicain. Le plus grand des paradoxes étant que des "djihadistes" ont été portés au pouvoir avec l’aide en matière de relations publiques d’un de ces mêmes «intellectuels» qui dénonce le fascisme vert.

Je dirai que cet article nous en dit surtout un peu plus sur le moment où a commencé à se nouer cette alliance, soit la période où bon nombre de chefs de cette nébuleuse sont tombées entre les mais des services secrets occidentaux qui ont compris qu’il était possible de travailler avec eux dans l’intérêt commun.

Par John Rosenthal, National Review (USA) 17 février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

C’est aujourd’hui l’anniversaire official de la “révolution du 17 février,” la rébellion libyenne contre le pouvoir de Mouammar Kadhafi qui – avec une aide massive d el’OTAN- a fini par aboutir à la chute du régime et à la mort de Kadhafi. Même si la rébellion a été d’emblée présentée par les media occidentaux comme un « mouvement de contestation », il ressort clairement des preuves filmées comme des témoignages de première main que les « manifestations » ont été extrêmement violentes dès le début. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir des colonnes de « manifestants » armés – comme certains media les ont qualifiés de manière incongrue – se mettre en marche en direction de Tripoli.

Dans pratiquement chaque ville où des troubles ont éclaté, des postes de police et d’autres édifices et installations publics ont été attaqués et incendiés. De telles attaques avaient été signalées à Benghazi, Derna, Tobrouk, el Beïda et Zawiyah entre autres. A Derna, selon le témoignage d’Amer Saad, un « militant » pro-rébellion, les forces fidèles à Kadhafi avaient été enfermées dans des cellules d’un poste de police local et le bâtiment avait été incendié. 

La violence des “manifestations” n’est guère surprenante compte tenu de ce que nous savons maintenant du rôle du Groupe Islamique Libyen de Combat (GILC) lié à al Qaïda dans la rébellion. Au moins trois militants liés à al Qaïda qui avaient à un moment ou à un autre été détenus par les Etats Unis ont joué un rôle de premier plan dans le soulèvement contre Kadhafi. Après la chute de Tripoli, l’un d’entre eux, le chef historique du GILC, Abdelhakim Belhadj deviendra gouverneur militaire de la capitale libyenne (dans la presse occidentale, Belhadj est souvent confondu avec Abdelhakim al-Hasadi qui est un autre militant lié à al Qaïda qui a joué un rôle très important dans les premières phases de la rébellion en Libye orientale).

En outre, des faits peu connus mentionnés dans un dossier judiciaire britannique indiquent qu’il n’y a rien eu de spontané dans la violence. Vers le milieu de la dernière décennie, le GILC avait en fait élaboré un plan pour déstabiliser le régime de Kadhafi au moyen des mêmes nombreuses tactiques qui seront employées dès le début de la rébellion en février 2011. Le plan avait été découvert dans un CD saisi par la police britannique au cours d’une perquisition effectuée en février 2005 au domicile d’un réfugié politique Libyen à Birmingham.  Dans une décision de justice de 2009, l’individu est simplement identifié par les initiales « AV ». (voir Secretary of State for the Home Department contre AV,  30 avril 2009.)

Les attendus de la décision observant que AV était un membre du conseil de la chouhra [consultation] du GILC et que son nom avait été ajouté le 7 février 2006 à la liste de l’ONU des personnes et entités liées à al Qaïda.
Ces indications ainsi que d’autres précisions biographiques désignent clairement « AV » comme étant en réalité Abderrahmane al-Faqih. Selon la décision judiciaire britannique et d’après les informations recueillies par le Conseil de Sécurité de l’ONU, al-Faqih/ "AV" avait été condamné par contumace par un tribunal marocain pour complicité dans l’attentat suicide de Casablanca en mai 2003 qui avait coûté la vie à plus de 30 civils et blessé beaucoup d’autres.

Qui plus est, le résumé des motifs de l’ONU pour l’inclusion d’al-Faqih dans la liste des sanctions contre al Qaïda note qu’il est «considéré comme étant relié au réseau terroriste en Irak qui était dirigé par Abou Moussab al-Zarkawi. » Les documents judiciaires britanniques montrent qu’al-Faqih avait implicitement admis ses liens avex al-Zarkawi et al Qaïda en Irak en affirmant avoir envoyé un message aux ravisseurs de Kenneth Bigley afin de les convaincre d’épargner la vie de Bigley (voir le § 17 de la décisien mise en lien ci-dessus). Bigley, un ingénieur Britannique, avait été décapité par l’organisation d’Abou Moussab al-Zarkawi en octobre 2004.

L’auteur du plan découvert dans le CD d’al-Faqih était le chef idéologique du GILC Abou al-Munthir, alias Sami al-Saadi. Comme le cher du CILC Belhadj, al-Munthir/al-Saadi avait été transféré dans une prison libyenne en 2004 après avoir été détenu par les services secrets américains en Asie du Sud-Est. Un certain Abou Munthir est incidemment cité dans les documents judiciaires britanniques comme étant un agent d’al Qaïda qui encourageait les jeunes Musulmans de Grande Bretagne à commettre des actes terroristes dans ce pays après l’invasion de l’Afghanistan. Des communications entre le gouvernement libyen et les services secrets occidentaux découvertes après la chute de Tripoli donnent à comprendre que l’Abou Mounthir en question n’était autre qu’al-Saadi (ces documents sont reproduits ici).

Entre autres documents trouvés sur le CD d’al-Faqih, se trouvait un manuel pour fabriquer des bombes et ce que le juge britannique Colin Mackay a décrit comme un «sinistre matériel anti-occidental.»

Selon la décision de justice de 2009, le plan du GILC:

Inclut un appel aux moudjahidin à s’entraîner au maniement des armes et à la préparation d’explosifs et à infliger des destructions et des dégâts aux « sièges des comités révolutionnaires, les locaux des services de renseignements et les lieux où se trouvent les révolutionnaires et les corrupteurs.»

Les références aux “révolutionnaires” et aux “comités révolutionnaires” concernent ce que Mouammar Kadhafi appelait la révolution Fateh. Les « comités révolutionnaires » étaient une composante permanente de la société libyenne du temps de Kadhafi : une forme d’institutionnalisation de la révolution Fateh.

Le plan du GILC appelait en outré à une “opération martyr” contre une cible importante comme le tyran Kadhafi, d’autres membres importants de la tyrannie ou des locaux des services de renseignements.” Il se trouve qu’un attentat suicide contre une caserne de l’armée à Benghazi le 20 février avait été signalée comme ayant joué un rôle essentiel dans le succès de la rébellion – l’auteur de l’attentat aurait rempli une voiture d’explosifs et fait exploser l’entré de la caserne.

Le simple fait que les rebelles se servent de la méthode caractéristique d’al Qaïda est en lui-même une preuve de la nature djihadiste de la rébellion. Des « opérations martyr » très semblables evec des véhicules bourrés d’explosifs ont été exécutées contre des installations militaires américaines en Afghanistan. Le fait que l’auteur présumé de l’attentat de Benghazi ait été salué comme un héros par la presse occidentale (voir ici ou ici par exemple) représente seulement un des aspects par lequel le conflit libyen a abouti à ce qu’on peut décrire comme une «banalisation» du djihad.

Il convient d’observer que sur la base de la possession par lui du plan du GILC, al-Faqih/ »AV » avait été déclaré coupable par un tribunal britannique pour recel d’un document visant à favoriser l’exécution ou la préparation d’actes terroristes en violation du Terrorism Act britannique de 2000. Une décision de 2007 confirmant la condamnation observe sans détour :

La législation ne donne pas d’exemption, ne fait pas d’exception, n’offre pas de défense, ni ne disculpe ce qu’on voudrait présenter comme du terrorisme pour une cause juste. Une telle notion est étrangère à la loi. Le terrorisme est le terrorisme quels que soient les motivations des auteurs.
Les forces britanniques se sont pourtant conjuguées aux forces françaises, américaines et d’autres puissances de l’OTAN pour intervenir en Libye en soutien d’une rébellion dont les méthodes avaient été reconnues comme étant de nature terroriste par le justice britannique.

En ce moment, il est courant chez les observateurs occidentaux de déplorer le fait que le « printemps arabe » a été suivi d’un « hiver islamiste ». Mais quand on le replace dans un ensemble, avec toutes les autres preuves des racines islamistes de la rébellion libyenne, le plan du GILC laisse peu de place au doute : indépendamment ce qui s’est passé dans le reste du monde arabe, le soulèvement en Libye était la réalisation non d’aspirations démocratiques, mais des vieilles ambitions d’extrémistes islamistes. C’est un « printemps islamiste » qui a ouvert la voie de l’actuel « hiver islamiste. »

— John Rosenthal traite de politique européenne et de questions de sécurité transatlantiques. Vous pouvez suivre son travail sur http://www.trans-int.com/ou sur Facebook.

vendredi 17 février 2012

Les conséquences désastreuses pour l'Afrique de l'intervention occidentale en Libye


On nous parle de ce qui se passe en ce moment au Mali avec la lutte armée qui oppose le Mouvement de Libération de l’Azawad (Touareg) au pouvoir central.
Si dans un premier temps l’armée malienne a subi un coup sévère avec notamment une centaine de soldats qui auraient été purement et simplement massacrés, le gouvernement est passé à l’offensive et dit avoir infligé de lourdes pertes aux militants indépendantistes.

Dans le premier temps des affrontements, des soldats maliens n’ont semble-t-il dû leur salut qu’à la possibilité qui leur a été offerte de se réfugier dans l’Algérie voisine.
C’est dire que cette révolte Touareg est grosse d’importants risques de déstabilisation pour une région déjà fragilisée par les activités de bandes terroristes et de l’armée américaine qui ont porté un coup sévère au tourisme mais plus encore par les contrecoups de l’intervention occidentale en Libye. Oui, celle dont MM. Sarkozy et Cameron sont si fiers mais dont l’Afrique commence à payer le prix.

La guerre en Libye a en effet privé nombre de pays d’Afrique sub-saharienne d’un véritable poumon économique, entre les aides directes ou indirectes apportées par le gouvernement de Mouammar Kadhafi et l’argent envoyé aux familles par les centaines de milliers d’émigrés qui travaillaient en Libye.
C’est fini tout ça et il ne reste plus que de maigres ressources à partager et d’immenses étendues à parcourir pour des masses de réfugiés

On l’a vu, des soldats maliens ont dû se replier en Algérie et il est vrai que demain, l’Algérie, comme d’autres pays de cette région d’Afrique, risque de subir les conséquences de la destruction de la Libye. Et ces conséquences peuvent être extrêmement graves pour l’Algérie qui se mordra sans doute bientôt les doigts de ne pas avoir fait preuve de fermeté au moment de l’affaire libyenne.

Et franchement, quand j’apprends que l’Algérie vient de commander des blindés russes de dernière génération, je me demande sincèrement à quoi ils pourraient bien servir. A mon avis à rien du tout et sûrement pas à réprimer la population comme certains le prétendent de manière assez grotesque (pendant les années de guerre civile, les blindés lourds n’ont été utilisés que très ponctuellement voire pas du tout).

Denis Koné nous offre un très bon article dans lequel il met en cause directement la responsabilité de l’intervention occidentale en Libye dans la crise malienne. Un article qui explique mais qui se lit aussi comme un réquisitoire contre la passivité des gouvernements africains.

Par Denis Koné, Afrique en Ligne 16 février 2012


Sécurité au nord du Mali - L’Afrique et ses dirigeants ont vécu la crise libyenne comme un spectacle et dont les conséquences sont loin de se limiter de nos jours, à ce que nous vivons au Mali. Les dirigeants africains et leur organisation, l’Union africaine ont assisté passivement à la liquidation du régime du colonel Mouammar Kadhafi.

Pour le colonel Mouammar Kadhafi, la page s’est définitivement refermée le 20 octobre dernier. Tué ce jour-là, il en finissait définitivement avec les contradictions et les soucis de son existence de révolutionnaire ; mais pour bien d’autres États africains dont le Mali et les autres pays de l’espace Uémoa, les difficultés n’ont commencé que ce jour-là.

Il en est ainsi de la rébellion touarègue à laquelle nous assistons. Des experts en tout genre cherchent à trouver les raisons qui ravivent ce conflit que l’on croyait éteint suite à la signature du Pacte national. Mais le combat que les Touaregs mènent actuellement contre notre armée n’a rien d’identitaire. Il est existentiel. Il s’agit d’hommes et de femmes qui, estimant ne pas pouvoir trouver de quoi vivre chez eux-mêmes, avaient décidé d’aller voir ailleurs.

Le hasard les conduit alors en Libye où ils trouvent de quoi mener une existence à l’abri de l’indigence. Mais un beau jour, leur quotidien devait subitement être bouleversé. Plus parce que sa tête ne plaisait plus à certains que parce qu’il gérait mal son pays, le colonel voyait se lever contre lui une armée mondiale. L’issue fut tragique. Et pour les touaregs accusés à tort ou à raison de s’être rangés du côté du perdant, c’est la chasse aux sorcières, c’est le vandalisme, c’est le pillage des biens et c’est le retour forcé.

Retour d’émigrés démunis, pleins d’amertume mais puissamment armés. L’Etat ayant, à travers les autorités militaires ayant failli à leur devoir de désarmer les revenants, la crise était inévitable. Aujourd’hui, c’est la nation malienne qui est menacée dans son unité et son intégrité territoriale et le processus électoral jadis prometteur, est plus que compromis. On n’entend aucune des puissances impérialistes qui étaient intervenues en Libye, reconnaître leur part de responsabilité dans la crise actuelle que traverse le Mali et par ricochet, les pays comme le Niger, le Burkina Faso puisque ces pays accueillent de nombreux Maliens réfugiés.

L’Onu qui avait donné quitus à l’intervention, à travers sa fameuse résolution 1973 est muette de nos jours. Au Mali et à tous les autres pays sur lesquels se déversent actuellement les conséquences de cette crise libyenne de les gérer. Les autres avaient pour mission de tuer Kadhafi. Celle-ci accomplie, ils se sont retirés et tant pis pour le reste. Pauvre Afrique !

Et c’est là que se manifeste la responsabilité des dirigeants africains. Eux qui avaient laissé faire, ils avaient naïvement pensé que cela se limiterait à Kadhafi seulement. Eh bien, ils se sont dangereusement trompés. Parce qu’en réalité, la crise malienne ne sera certainement pas la seule conséquence fâcheuse que l’Afrique aura à déplorer, suite à son incapacité à se faire respecter par le monde entier.

Déjà, le fiasco enregistré lors de l’élection du président de la commission de l’Union africaine, est également à mettre au compte de ces conséquences malheureuses et regrettables. Car la gestion calamiteuse de l’interventionnisme occidental dans les crises ivoirienne et libyenne par Jean Ping est l’élément fondamental de l’inimitié absolue que l’Afrique du sud éprouve à son encontre.

Le 40e sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui s’ouvre aujourd’hui dans la capitale nigériane Abuja saura -t-il tirer une belle leçon de ce vécu ? Les sommets étant souvent de grandes rencontres au cours desquels des discours mielleux sont prononcés sans que des actes concrets ne s’en suivent.

Denis Koné

Les Echos du 16 Février 2012

Nicolas Al-Sarkozy, le révolutionnaire Syrien

La rencontre au sommet de ce 17 février entre M. Nicolas Sarkozy et le premier ministre Britannique David Cameron a eu pour résultats d'importants accords dans le secteur de l'énergie nucléaire et dans le domaine militaire avec le coup d'envoi donné à un projet de conception d'avion sans pilote.

La situation en Syrie a aussi été abordée et les deux dirigeants ont promis de faire de leur mieux pour faire chuter le régime syrien et, dans ce but, ont exhorté les opposants à s'organiser et s'unir.

La presse vous parle bien entendu de tous les aspects de cette réunion très importante qui va fixer des orientations qui engageront le nouveau pouvoir en France, qu'il soit incarné par l'actuel président ou par un de ses concurrents.
Les deux larrons se sont même congratulés pour leur rôle dans les destructions et les tueries en Libye, c'est dire que l'ambiance était bonne...

Il y a quand même quelque chose qui m'a interloqué dans ce qu'a dit ou aurait dit Nicolas Sarkozy à propos de la Syrie dans la conférence de presse qui a suivi la rencontre avec David Cameron. Ce sont des mots que je n'ai trouvés que dans une dépêche d'une agence de presse espagnole publiée, entre autres, dans le journal El Mundo..

La dépêche d'agence parle comme les autres organes d'information des exhortations à l'unité qu'adresse M. Sarkozy à l'opposition au gouvernement syrien. Mais voilà ce qui m'a  plus particulièrement étonné et que je vous reproduis d'abord en espagnol puis avec ma traduction:

"No podemos hacer la revolución siria sin que la oposición actual haga el esfuerzo de unirse para que podamos ayudarlos más", señaló Sarkozy durante una conferencia de prensa conjunta con Cameron al término de la cumbre franco-británica en París.
"Nous ne pouvons pas faire la révolution en Syrie sans que l'opposition syrienne fasse maintenant l'effort de s'unir afin que nous puissions l'aider plus," a déclaré M. Sarkozy durant une conférence de presse conjointe avec Cameron à la clôture du sommet franco-britannique à Paris.
Alors soit M. Sarkozy s'est effectivement présenté comme un révolutionnaire Syrien, Nicolas Es-Sarkozy (à défaut d'être un révolutionnaire Français), soit le correspondant de l'agence de presse espagnole EFE a voulu rendre ce qui lui paraissait évident. N'empêche que le passage est bel et bien entre guillemets, et correspondrait à des propos effectivement tenus par le président Français.

La Turquie prise au piège de sa propre diplomatie

La Turquie qui voulait avoir « zéro problème » avec ses voisins a finalement obtenu le résultat inverse. Ne vouloir mécontenter personne ne remplace pas une politique censée servir les intérêts nationaux et la Turquie s’en aperçoit maintenant à ses dépends.
On a également du mal à voir quelle est la vision stratégique d’Ankara car sinon comment expliquer que, alors que les relations étaient au beau fixe, la direction politique turque ait tourné ainsi le dos au gouvernement syrien. A l’heure précisément où la Turquie aurait dû se servir de la qualité de ces relations pour encourager les autorités de Damas à faire des réformes audacieuses.

Au lieu de quoi, la Turquie s’est lancée dans une surenchère diplomatique visant à isoler la Syrie et a stimulé l’irrédentisme de la partie de l’opposition qui rêve d’exterminer le président Bachar al-Assad et ses proches (c’est du moins la partie la plus claire de son projet politique).
Si le régime syrien ne tombe pas à plus ou moins brève échéance, la Turquie va se trouver confrontée à un épineux problème qui remettra en cause ses projets de développement dans sa partie sud-est. Et que le régime syrien tombe ou pas, le problème kurde deviendra sans doute encore plus difficile à gérer.

Si on regarde du côté de l’entité sioniste ; on constate que le gouvernement turc n’est pas allé au-delà de certains gestes qui, même s’ils sont forts comme l’expulsion de l’ambassadeur de Tel Aviv, sont contredits par certaines postures d’Ankara comme la reprise des échanges d’informations entre les deux armées de l’air ou l’autorisation de survol du territoire turc par des engins de l’armée sioniste. On constate aussi, et c’est un coup dur pour la Turquie, que l’entité sioniste s’est beaucoup rapprochée de la Grèce, l’ennemi historique de la Turquie et de Chypre avec laquelle la Turquie a un double contentieux lié d’une part au contrôle (illégal) qu’exerce l’armée turque sur le nord de l’île et d’autre part à l’exploration des ressources en hydrocarbures des fonds marins, une activité contre laquelle la Turquie a récemment levé le ton. Avec pour résultat de pousser le gouvernement de Nicosie à se rapprocher du régime sioniste. Un régime sioniste qui, disons-le en passant, semble beaucoup plus intégré à l’Union Européenne que ne l’est ou ne le sera jamais la Turquie.

Une preuve de plus qu’Ahmet Davutoglu, le chef de la diplomatie turque avait raison quand il disait que plus tarderait le règlement du problème palestinien plus le prix à payer serait élevé pour tous les pays de la région, Turquie comprise
Et en parlant de prix justement, la Turquie se lamente maintenant de prix de l’énergie trop élevés en raison de la crise avec l’Iran et ce, malgré tous les efforts du ministère turc de l’énergie pour faire baisser les prix dans le cadre d’accords bilatéraux.
Il y a en effet quelque chose de pathétique à voir un ministre turc se lamenter pour une situation que son gouvernement a contribué à aiguiser par son rôle dans l’affaire syrienne (car l’agression contre la Syrie est une modalité de la guerre contre l’Iran) et par l’accueil d’un système de radars de l’OTAN tourné explicitement contre la «menace» iranienne. Menace est entre guillemets car le seule menace proférée par l’Iran est d’exercer des représailles contre tout pays qui l’agresserait.

Le premier ministre Pakistanais Gilani, le président Afghan Karzai et ses homomogues Pakistanais et Iranien Zardari et Ahmadinejad tiennent une très importante réunion au sommet  à Islamabad

Hurriyet (Turquie) 17 février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’instabilité mondiale qui résulte en partie des tensions entre Washington et Téhéran au sujet du programme nucléaire de ce dernier se traduit par des coûts de l’énergie de plus en plus élevés sur le marché domestique turc en dépit des gros efforts d’Ankara pour importer des ressources énergétiques à un prix plus abordable, a déclaré hier Taner Yildiz, ministre de l’énergie.

“Les prix de l’énergie continuent à augmenter du fait de la pression exercée par l’instabilité politique mondiale en dépit de tous les efforts de la Turquie pour faire baisser les prix par des accords bilatéraux, » a déclaré Yildiz pendant la réunion à Ankara de la commission mixte Turquie – Afrique du Sud.

“Nous ne sommes pas satisfaits de cette situation,” a ajouté Yildiz
“Les efforts de la Turquie – pour s’entendre sur des importations d’énergie meilleur marché – s’avèrent finalement inutiles, » a-t-il dit selon l’agence de presse Anatolia.

Observant que le pris du baril de pétrole brut est passé de 108$ à 118$ du fait des menaces par l’Occident d’imposer des sanctions contre l’Iran pour son programme nucléaire et les menaces en retour par Téhéran de fermer le détroit d’Ormuz au trafic des navires pétroliers, Yildiz a déclaré, « Le simple fait de prononcer le mot sanction suffit à faire peser un fardeau sur nos épaules.»

Mais Yildiz a aussi dit que les relations commerciales avec l’Iran ne rencontraient aucun problème et se poursuivaient au contraire comme d’habitude.

En dépit d(un hiver exceptionnellement rigoureux en Turquie, le pays continue d’importer sans problème du gaz et du pétrole de chez son voisin oriental.

“Nos exigences d’un gaz naturel moins cher sont maintenues dans un cadre autre que celui de nos relations commerciales avec l’Iran,” a déclaré Yildiz.

La Turquie a déféré l’Iran devant le tribunal arbitral international le 16 janvier en raison d’un désaccord sur les prix du gaz.

L’Irak étudie des alternatives

L’Irak considère aussi des options pour exporter le pétrole produit dans ses puits du sud au cas où l’Iran bloquerait le détroit d’Ormuz par où transite environ deux tiers de sa production, a annoncé hier le ministre Irakien de la planification,  Ali Youssef al-Shukri cité par Bloomberg.

Le voisin au sud de la Turquie étudie trois routes alternatives, don’t une via la Syrie et le Liban, et par via le port méridional turc de Ceyhan sur la méditerranée, a dit le ministre de la planification.
“Le gouvernement irakien est préoccupé par le problème de la fermeture du détroit d’Ormuz, » a-t-il ajouté. 

jeudi 16 février 2012

Le Venezuela fournit du carburant à la Syrie

Le Venezuela est solidaire du gouvernement syrien en proie aux manœuvres de l’Occident et des monarchies démocratiques.
Une dépêche reproduite par le journal espagnol ABC nous apprend que les autorités du Venezuela livrent par bateau du carburant qui est déchargé dans le port syrien de Banias.
Les problèmes de carburant de la Syrie sont sans doute moins dus aux sanctions qu’aux actions de sabotage de l’opposition pacifique qui veut la tête de Bachar al-Assad.

L'opposant Khaled Abou Saleh devant un oléoduc en flammes à Homs. Il semble blessé; il a dû se brûler en déclenchant l'incendie.
A part ça, cette courte dépêche a quand même des relents de propagande. Par exemple, elle confond sanctions internationales et sanctions unilatérales (qui sont des actes de guerre), elle prétend que Chavez a soutenu les dirigeants arabes qui ont fait l’objet d’une contestation, ce qui veut dire implicitement qu’il les a tous soutenus. Or M. Chavez n’a soutenu ni le président Ben Ali en Tunisie, ni M. Moubarak en Egypte pas plus que l’émir de Bahreïn ou le président du Yémen.
Même une petite dépêche comme celle-ci se donne pour objet de donner l’image d’un Chavez proche des dictateurs, sans omettre le méchant Mahmoud Ahmadinejad.
Vu la brièveté du texte, l’agence n’a sans doute pas pu rappeler que Chavez a fait l’objet d’une tentative de coup d’Etat à l’instigation du gouvernement des Etats Unis.
Eh oui, pour ça on n’aura jamais la place.

Agences, Caracas – ABC(Espagne) 16 février 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Le président du Venezuela Hugo Chavez livre du carburant à la Syrie, une mesure qui pourrait affaiblir l’impact des sanctions internationales [unilatérales, NdT] contre Damas et aider le régime de Bachar al-Assad, qui a répondu par une répression violente aux manifestations contre lui.

Une cargaison de carburant diesel à faible teneur en soufre à bord du cargo « Negra Hipolita » battant pavillon vénézuélien et exploité par une filiale de l’entreprise étatique Petroleos de Venezuela (Pdvsa) doit arriver au port syrien de Banias cette semaine, selon des informations données à Reuters par deux employés qui ont préféré garder l’anonymat.

Selon une des sources, il s’agit du deuxième chargement de combustible à partir de la raffinerie vénézuélienne de Puerto la Cruz à destination de la Syrie depuis fin novembre. Le navire ta chargé du carburant diesel à faible teneur en soufre à Puerto la Cruz il y a 15 ou 17 jours approximativement,» a indiqué un employé lié à Pdvsa. Le pétrolier n’a pas commenté, ni confirmé cette information.

Chavez a exprimé en plusieurs occasions l’an dernier son soutien aux dirigeants Arabes sujets à la contestation. Il a ainsi défendu l’ex dirigeant Mouammar Kadhafi et il appuie le président Syrien Bachar al-Assad et son homologue Iranien Mahmoud Ahmadinejad qui subissent de plus en plus de sanctions de la part de l’Occident.