vendredi 23 mars 2012

Deux terroristes Italiens jugés en Inde

Jelestine and Ajesh Binki, 25 et 45 ans, étaient deux pêcheurs qui pratiquaient leur métier au large du Kerala, l’Etat de la république indienne dont ils étaient originaires.

Je parle au passé parce que ces deux pêcheurs ont été tués par balles par militaires qui se trouvaient à bord d’un navire marchand italien.

C’était le 15 février dernier.

Comme vous le savez, la région nord de l’océan indien connaît depuis quelques années une recrudescence de la piraterie qu’il faut mettre directement en lien avec la destruction des structures étatiques somaliennes par l’Occident ainsi qu’avec l’exploitation illégale des ressources maritimes de la Somalie que ce soit par la pêche ou le déversement de déchets.

Ces activités illégales sont bien entendu le fait d’entreprises appartenant à ces pays qui font respecter le droit partout dans le monde.

Et qui se chargent aussi de régler le problème de la piraterie et envisagent maintenant de mener des opérations militaires terrestres en Somalie.

Des pompiers pyromanes quoi…

Mais l’Inde n’est pas exactement la Somalie et les autorités indiennes n’ont pas laissé couler et ont arraisonné le bateau italien et interpellé les soldats  italiens.

L’Italie a fait pression pour que ses deux ressortissants soient extradés pour être jugés dans leur pays, arguant en outre d’une immunité juridictionnelle liée à leur mission de protection officielle (un argument qui ne marche que pour les Occidentaux). Une démarche que n’acceptent que les pays soumis.

Pas l’Inde.

Et la haute cour du Kerala n’a pas hésité à qualifier ces deux meurtres d’acte terroriste puisque les agents italiens avaient tiré sans sommation sur des hommes désarmés qui ne les menaçaient aucunement. Leurs peaux basanées avaient cependant suffi à les confondre avec des pirates.

Mohamed Merah, le djihadiste armé d'un Uzi et qui séjourne à Tel Aviv! (mais pas en Algérie)

J'écrivais que la messe était dite sur l'affaire du tueur Mohamed Merah. Je ne croyais pas si bien dire.
En effet, en écoutant ce matin le bulletin d'informations sur Europe1, j'ai pu entendre que dans sa trajectoire d'apprenti "djihadiste", Mohamed Merah 
se serait ainsi rendu en Israël, puis en Syrie, en Irak et en Jordanie. Pourquoi en Israël ? La même source évoque que Mohamed Merah "aurait pu ou tenté" de se rendre dans les territoires palestiniens. 
Je ne sais pas vous, mais si moi je m'étais rendu dans l'entité sioniste, je m'abstiendrais d'aller ensuite en Syrie pour cause de big soucis prévisibles à la douane.
Mais Mohamed Merah n'a apparemment pas eu de problème de ce côté là.

On nous dit qu'il "aurait pu ou tenté" de se rendre dans les territoires palestiniens". Conjecture, tandis que son passage par l'entité sioniste est une certitude.
Je rappelle que l'arsenal de Mohamed Merah comportait un pistolet mitrailleur de type Uzi, une arme fabriquée dans l'Etat sioniste.


Les pérégrinations de ce franco-algérien l'auront donc emmené dans des contrées lointaines, mais pas en Algérie!

jeudi 22 mars 2012

Tueries de Montauban et Toulouse: quelques questions de bon sens

Si le bon sens semble faire défaut à certains devant les drames de Montauban et Toulouse, ce n'est pas le cas chez tous les journalistes, ni chez tous les observateurs.

Louise par exemple, qui a écrit des commentaires très pertinents (comme à son habitude) en réaction à mon post intitulé: Le tueur de Toulouse et Montauban est-il un freelance du djihadisme?



Même si je ne suis pas chrétien, je dirais que la messe est dite: nous sommes bel et bien devant une manipulation politicarde qui aura pris la vie de militaires et d'enfants pour des desseins qui ont un rapport aussi bien avec la politique extérieure de la France qu'avec l'élection présidentielle.

Quelques questions, dont certaines suggérées par les commentaires de Louise me semblent dignes d'intérêt à ce stade:

- était-il possible de faire autrement que de donner l'assaut à l'appartement où était retranché Mohamed Merah?

- Y avait-il un impératif particulier à donner l'assaut aujourd'hui au lieu d'attendre que cet individu privé d'eau, d'électricité et (très important) de tranquillité finisse par céder à l'épuisement?

- Question corollaire: voulait-on vraiment capturer Mohamed Merah vivant? (la réponse semble évidente quand on suit le lien proposé par Louise)

- Pourquoi ce suspect qui se préparait, nous dit-on, à mourir les armes à la main a-t-il été si disert sur des détails techniques de ses actions au lieu de se concentrer sur le prétendu aspect idéologique qui le motivait?

- A-t-il été oui ou non détenu en Afghanistan?

- Etait-il oui ou non surveillé par la police et les services de renseignements? Si oui, je rappelle que même si Vigipirate est passé à l'écarlate ces derniers jours, ce plan de vigilance est en application depuis des années et qu'on ne cesse de nous bassiner avec la menace terroriste islamiste.

- A-t-il effectivement commis les actes qu'on lui impute où l'ont-ils été par quelqu"un d'autre?

- et la big question: qui tirait les ficelles? Parce que Merah, si c'est bien lui qui est l'auteur des assassinats, n'était certainement pas un loup solitaire car sinon comment expliquer les moyens financiers dont il disposait pour acheter des armes, changer d'appartement etc.?

Nicolas Sarkozy n'a en tout cas pas perdu de temps puisqu'il annonce un projet de loi sur le contrôle de la fréquentation de certains sites internet. J'ai l'impression que le site de la Ligue de défense Juive ne sera pas visé par cette disposition légale que le discours ambiant semble réserver aux sites d'inspiration "musulmane".

mercredi 21 mars 2012

Le tueur de Toulouse et Montauban est-il un freelance du djihadisme?

Inutile de vous dire que j'ai été surpris et atterré de découvrir que l'assassin de Toulouse et Montauban était un jeune homme d'origine algérienne, Mohamed Merah. J'aurais bien entendu préféré que ce soit un fasciste où, mieux, que les crimes qui ont secoué ces deux villes et le pays n'aient jamais été commis.

Je ne reviens cependant pas sur mes deux précédents posts concernant ces affaires car, même si ce n'est pas agréable à entendre, la haine et la sensibilité aux discours de haine ne sont l'apanage d'aucune nationalité, appartenance religieuse ou autre.

La pédagogie de la fraternité reste donc plus que jamais d'actualité.

Il convient cependant de revenir sur l'auteur présumé des meurtres de Montauban et de Toulouse et de se pencher sur certains points.

J'écoutais en effet  tout à l'heure sur I-télé, le procureur de la république François Molins conclure dans l'hilarité son exposé sur le cheminement de l'enquête.
Le procureur a évoqué un certain nombre d'aspects étranges puisqu'il parlait d'auto-radicalisation d'un apprenti djihadiste qui s'était rendu à deux reprises aux confins de l'Afghanistan sans passer par les filières connues.

Un freelance du djihad en quelque sorte.

Mohamed Merah était connu à la fois des services de police et des services de renseignements, ce qui ne l'a pourtant pas empêché d'amasser armes et munitions sans être pour autant inquiété. Le procureur a expliqué sans rire cette fois que les services avaient du mal à localiser ses lieux de résidence.

Parce que ce délinquant connu, vivant d'allocations, parvenait semble-t-il assez facilement à changer de domicile, à s'offrir des séjours au Pakistan (il est vrai que son dernier billet de retour lui avait été offert par l'armée des Etats Unis) et à s'offrir une motocyclette.

Nous avons là en fait le profil du parfait membre du lumpen prolétariat manipulable à souhait par des officines dotées d'un certain savoir-faire.

Un électron libre qui était en réalité totalement sous contrôle.

Selon les forces de police, parmi les armes dont dispose encore le tueur, se trouveraient un fusil Kalashnikov et un Uzi.
Le pistolet mitrailleur Uzi est, comme vous le savez peut-être, une arme fabriquée dans l'entité sioniste et elle figure, ou a figuré, dans l'équipement standard de certaines unités terroristes sionistes.

Bizarre, non?

Non, ce n'est pas bizarre, en tout cas pas plus que la crise libyenne qui a vu Bernard-Botul-Henri Lévy plaider avec passion pour une alliance des "démocraties" occidentales avec ces fameux djihadistes salafistes qu'on désigne généralement sous le nom d'al Qaïda.

Le même Bernard-Botul qui encourage une telle alliance en Syrie.

On notera que les djihadistes salafistes en Libye n'avaient absolument pas rejeté la pétition d'amitié de M. Lévy alors que le sionisme militant du philosophe chevelu est parfaitement connu et qu'il ne s'en est jamais caché.

On observera aussi que les prétendus djihadistes d'al Qaïda n'ont jamais mené aucune action, sinon verbale, contre le régime sioniste.

Le lumpen prolétariat a toujours servi de masse de manoeuvre aux puissants dans leur volonté de contrecarrer la volonté d'émancipation des dominés. Rien n'a vraiment changé depuis Karl Marx et le lumpen prolétariat, petits délinquants ou toxicomanes, reste l'instrument disponible pour ceux qui ont de l'argent et un savoir faire dans la manipulation.

C'est sans doute le cas à Toulouse et à Montauban avec cet individu que des services ont eu tout loisir de tourner et de retourner, jusqu'à le mettre en condition de verser dans l'abjection.

En cela, il n'aura pas déçu ses maîtres.

lundi 19 mars 2012

Le crime de Toulouse et la réaction abjecte de Benyamin Netanyahou

Les sionistes n’ont pas tardé à donner de la voix. Oubliant les meurtres qui ont précédé la tuerie perpétrée devant une école juive de Toulouse, ils tentent d’exploiter la tragédie. Avec l’indignité dont ils sont coutumiers.

Abject comme à son habitude, l’assassin Benjamin Netanyahou fait le lien entre le crime de Toulouse et la visite d’un député du Hamas palestinien auprès d’une instance de l’ONU.
Quand on lit les propos de ce type qui est premier ministre d’un Etat voyou, on est en droit de se demander pourquoi tant de gouvernants se mettent à plat ventre devant un esprit d’une telle crasse.
Pour Danny Yatom, ancien chef du Mossad, le service qui gère les sayanim dans le monde, il faut rechercher les responsabilités du côté du Hezbollah ou de l'Iran!

Des gens méprisables. Vraiment.


Nouvel Observateur, le 19-03-2012
 
JERUSALEM (AP) — Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a évoqué à Jérusalem la fusillade survenue lundi matin dans une école juive de Toulouse qui a fait quatre morts, dénonçant des "meurtres méprisables".

M. Nétanyahou a fait un lien entre cette fusillade meurtrière et la visite d'un parlementaire du Hamas, Ismaïl Achkar, au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève, en Suisse. "Je n'ai pas entendu pour l'instant de condamnations de l'ONU sur ces meurtres méprisables. Mais ce que j'entends, c'est que le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU reçoit un haut responsable du Hamas qui représente une organisation qui tue sans distinction des hommes, des femmes et des enfants innocents", a affirmé M. Nétanyahou.

"Un de leurs principaux objectifs, c'est de tuer des juifs. Alors quand le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU reçoit un membre d'un groupe qui essaye quotidiennement et sans distinction de tuer des enfants le jour où des enfants sont tués dans une école en France, j'ai une chose à dire au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU: vous n'avez rien à voir avec les droits de l'Homme, vous devriez avoir honte", a-t-il ajouté.

De son côté, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a déclaré à l'Associated Press que l'Etat hébreu faisait confiance aux "autorités françaises pour faire toute la lumière sur ce crime et pour faire traduire ses auteurs devant la justice".

Danny Yatom, ancien chef du Mossad, a affirmé pour sa part que la fusillade de Toulouse entrait dans le cadre d'une "vague de terreur" dirigée contre les juifs et les Israéliens sur la planète.

Il a précisé sur Radio Israël qu'il croyait que l'Iran ou le Hezbollah étaient probablement derrière cette attaque, mais il n'a pas donné de précisions. D'après lui, les agresseurs préfèrent viser des civils juifs parce qu'ils sont plus faciles à frapper que des Israéliens. AP

L'Iran, le géant américain et le petit paranoïaque

L’Union Européenne vient de faire exclure l’Iran du système interbancaire SWIFT, participant de manière très significative à l’étranglement de l’économie de ce pays.

Il s’agit en réalité d’un acte de guerre, une guerre financière et économique qui prépare la guerre qui utilise d’autres armes, comme les fusils ou l’artillerie.

On nous dit que c’est parce que l’Iran serait soupçonné d’avoir un programme nucléaire militaire.
Pourtant, le régime sioniste comme le gouvernement des Etats Unis reconnaissent publiquement que l’Iran n’a pas de programme nucléaire militaire.

En fait, les sionistes craignent avant tout que l’Iran puisse se doter un jour de l’arme atomique si ses dirigeants en décidaient ainsi.
Ce que ces derniers n’ont pas fait, d’autant que l’imam Khomeiny a déclaré cette arme contraire à la religion.

Selon les sionistes, les Iraniens ont donc commis un délit de possibilité d’avoir l’intention de faire quelque chose.

Et dire que l’occident se mobilise pour cette engeance, et est prêt à répandre le chaos pour complaire à la racaille qui gouverne à Tel Aviv.

Il faudrait dire aux Occidentaux qu’aucune preuve ne saurait convaincre un paranoïaque qu’on ne cherche pas à l’anéantir dans un «holocauste» nucléaire.
Et qu’un paranoïaque doté de l’arme atomique est extrêmement dangereux et doit être absolument mis hors d’état de nuire.

Par Amy Teibel, Associated Press, 18 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Malgré les rodomontades de Jérusalem, les officiels Israéliens sont maintenant d’accord avec l’évaluation américaine selon laquelle Téhéran n’a pas encore décidé la production effective d’une bombe atomique selon de hauts responsables politiques et militaires Israéliens.

Malgré tout, Israël est très préoccupé à l’idée de laisser l’Iran « tout près » de la bombe – ce qui explique pourquoi Israël continue à entretenir l’hypothèse d’une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran avant que suffisamment d’entre elles soient enterrées pour être à l’abri des bombes israéliennes.

Les dirigeants israéliens lancent des accusations précises depuis des années sur les tentatives par l’Iran de produire des armes atomiques. Si les officiels israéliens disent accepter la vision américaine plus nuancée, ils préviennent que ce n’est qu’une question de sémantique, parce qu’un Iran sur le point d’être en mesure de fabriquer une bombe resterait un danger.

Les Etats Unis arguent de leur évaluation selon laquelle l’Iran n’a pas encore pris de decision définitive et l’exposent publiquement pour persuader Israël d’annuler tour projet d’agression et de donner le temps aux sanctions sévères prises contre l’Iran de convaincre l’Iran de faire machine arrière [machine arrière par rapport à leur non décision! NdT].

L’inquiétude – largement partagée en Israël dans le cadre d’un calcul complexe – porte sur des représailles iraniennes qui pourraient provoquer un conflit tégional et faire grimper les prix du pétrole au moment où l’économie mondiale est déjà en difficulté et à la veille d’élections présidentielles aux Etats Unis.

Cette équation comprend aussi des inquiétudes sur la capacité de la défense israélienne à résister à un déluge de missiles iraniens tirés en représailles. Les alliés iraniens du Hezbollah au Liban et du Hamas dans la bande de Gaza pourraient aussi bombarder Israël avec des milliers de roquettes, et les troupes américaines dans la région du Golfe pourraient aussi être visées.

Plusieurs responsables Israéliens de haut niveau qui se sont exprimés ces jours avec Associated press ont indiqué qu’Israël s’était rangée au point de vue américain selon lequel aucune décision finale de construire une bombe n’avait été prise en Iran. Ces responsables, proches des services secrets et des discussions sur le programme iranien affirment que telle est l’opinion dominante dans la communauté du renseignement, mais que des questions se posent aussi sur l’éventuelle dissimulation par l’Iran d’opérations particulières de fabrication de bombes.

L’inquiétude, disent-ils, tient au fait de permettre au programme nucléaire iranien d’atteindre le moment où il y aurait suffisamment d’uranium enrichi de niveau militaire pour qu’une bombe puisse être rapidement réalisée, en l’espace d’une année.

Le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou a declare dimanche: “l’Iran, don’t le dirigeant fomente le terrorisme et la violence à travers le globe et appelle à notre destruction… ce régime ne dois jamais pouvoir disposer d’armes nucléaires.”


A propos du crime raciste de Toulouse: pour une pédagogie de la fraternité

Au sortir d'une réunion, j'ai écouté les informations à la radio. Le bulletin sur France Culture ouvrait sur cette information selon laquelle une tuerie venait d'être perpétrée devant un établissement scolaire juif de Toulouse.

La presse parle de fusillade, alors qu'il faudrait plutôt parler de meurtres de sang froid.
Ce crime suscite, à juste titre, émotion et dégoût et il a clairement un caractère raciste. 

Des responsables politiques, dont le chef de l'Etat, ont bien entendu décidé de se rendre sur place afin de témoigner de leur solidarité avec les familles des victimes ainsi qu'avec l'institution visée.
Même l'ambassadeur sioniste a prévu de se rendre sur place. Peut-être y avait-il des ressortissants de l'entité parmi les victimes? Aucun journal ne semble en mesure de le préciser.

Le modus operandi de l'agresseur semble inviter à faire un rapprochement avec celui des assassinats qui ont touché récemment des soldats à Toulouse et à Montauban..
De fait, même si la presse n'insiste pas forcément beaucoup là-dessus, la dimension raciste était déjà présente dans les assassinats de militaires. 

Par exemple, l'édition d'hier du Progrès de Lyon posait la question:
"Le tueur visait-il des soldats d'origine maghrébine?"
Ainsi, une des victimes de Montauban se nomme Mohamed Legouad, un jeune parachutiste originaire de Meyzieu dans la banlieue de Lyon et dont le journal reproduit la licence de footballeur. 
On comprend cependant qu'on soit moins bouleversé par la mort brutale de soldats que par celle d'enfants, victimes d'un tueur implacable comme Anders Behring Breivik; l'auteur de la tuerie de masse d'Utoeya en Norvège.

Cette dimension raciste va maintenant être noyée sous celle de l'antisémitisme, comme s'il existait des racismes distincts par nature.

Il faut pourtant se souvenir de la leçon administrée par un certain Phinéas de Lyon qui, las de voir que ses agressions à la hache contre des Maghrébins ne lui valaient que des entrefilets dans la presse avait décidé de profaner un cimetière juif pour enfin obtenir la place médiatique qu'il estimait mériter.

A l'heure où j'écris ces lignes, je suis déjà certain que, loin d'être l'occasion d'une manifestation réelle d'unité dans le chagrin et d'une pédagogie de la fraternité, ce crime ignoble perpétré contre des innocents sera abordé par les élites comme elles l'ont toujours fait, dans une logique séparatrice et non unificatrice.

Et gageons aussi que nos politiques n'en renonceront pas pour autant à leurs discours et à leurs actes qui encouragent la stigmatisation d'une partie de la population.
Ce serait, à vrai dire, beaucoup trop leur en demander.