vendredi 11 janvier 2013

Les Juifs du Yémen sont-ils les aborigènes du sionisme?


Ceux que ça intéresse pourront trouver quelques précisions sur l’opération dite « Tapis volant,» un pont aérien qui permit de transporter vers l’entité sioniste plusieurs milliers de Juifs du Yémen, l’essentiel de la communauté en fait. Je pense que le texte le plus complet sur ce sujet est celui de Tudor Parfitt, ‘’The Road to Redemption: The Jews of the Yemen, 1900-1950’’

Un tapis volant ou « magic carpet » (tapis magique) qui fut en fait une via dolorosa comme l’écrit Parfitt.
Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite
Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite
Les circonstances qui ont amené ces Juifs à partir (et qui ont fait qu’ils ont pu partir) sont complexes, Il importe quand même de savoir que ces Juifs là étaient moins animés par un idéal sioniste que par l’ardent désir de reconstruire le Temple car ils étaient sous le coup d’une malédiction prononcée par Ezra pour avoir précisément refusé de reconstruire ce fameux temple.

De vrais Juifs en fait, surtout si on les compare à la fange sioniste de l’époque qui leur fit habilement miroiter la perspective d’une rédemption.

Si la plupart des enfants retirés à leurs parents sont mors dans les tout premiers jours d’existence de l’Etat, on n’a aucune information sur 69 autres.
par Judy Maltz, Haaretz (Sionistan) 11 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste
Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste
Un groupe d’universitaires et des militants associatifs ont lancé une campagne sur Facebook dans l’espoir de réunir de la documentation qui pourrait éclairer d’un jour nouveau la disparition de milliers d’enfants Juifs yéménites pendant les premières années d’existence de l’Etat.

L’initiative a été annoncée cette semaine pendant une conférence organisée par le Centre Dahan de l’université Bar-Ilan sur la dite «affaire des enfants yéménites» - une affaire qui remonte à plusieurs dizaines d’années et qui en est venue à symboliser les griefs des Juifs Séfarades à l’encontre de l’establishment israélien.

Environ 50 000 Juifs du Yémen étaient arrivés en Israël grâce à une opération de transport aérien connue sous le nom de  «Tapis Volant.» Entre 1948 et 1954, quelque chose comme entre 1 500 et 5 000 enfants de ces immigrants, surtout des bébés, avaient été signalés par leurs parents comme ayant disparu. Trois commissions distinctes qui avaient enquêté sur cette affaire, à partir du milieu des années 1980, avaient conclu que la plupart des enfants étaient morts de maladies et qu’une petite minorité avait été proposée pour adoption. Dans de nombreux cas, on avait informé les parents du décès de leurs enfants seulement après qu’ils avaient été enterrés.

Les universitaires et les militants associatifs à la tribune ont exhorté les personnes présentes à la conférence, dont de nombreux frères et sœurs d’enfants Yéménites décédés ou disparus, à mettre en ligne leurs histoires, particulièrement quand elles n’ont jamais été relatées, ainsi que des documents et des photos en leur possession sur la page Facebook en hébreu de l’Association pour la Société et la Culture, la Recherche et la Documentation – une organisation vouée à la préservation du patrimoine de la communauté juive du Yémen. Ils ne sont cependant pas allés pour l’instant jusqu’à demander une nouvelle commission pour enquêter sur les dizaines de cas non élucidés d’enfants disparus.

Plusieurs participants à la conférence ont fondu en larmes en partageant leurs histories personnelles de frères et de sœurs qui avaient été retires à leurs parents à leur arrive dans des camps de transit en Israël et qu’ils n’ont jamais revus ensuite. Certains ont affirmé que malgré ce qu’on avait dit à leurs parents, ils étaient persuadés que leurs frères et sœurs étaient encore en vie et avaient été vendus à d’autres familles, soi en Israël, soit à l’étranger.

Les conférenciers, universitaires comme militants, étaient très critiques à l’égard des conclusions des trois commissions mises en place pour enquêter sur l’affaire, les qualifiant de «blanchiment» et observant que beaucoup de questions avaient été laissées non résolues.
«Même si nous admettons le fait que la majorité de ces enfants sont décédés, qu’en est-il de la minorité dont nous ne savons toujours rien? » a demandé le professeur Shimon Ohayon, directeur du Centre Dahan, qui figure aussi sur la liste commune Likoud – Yisrael Beiteinu pour les prochaines élections. «Tant que ces questions resteront ouvertes, nous n’aurons pas de repos.»

Le Dr Esther Meir-Glitzenstein de l’université Ben Gourion, une spécialiste des communautés juives séfarades, a présenté une nouvelle recherche qui montre que les mauvais traitements subis par les immigrants yéménites avaient commence bien avant qu’ils foulent le sol d’Israël. Selon ses conclusions, les autorités israéliennes n’étaient pas préparées à héberger le grand nombre de Juifs yéménites qui arrivaient dans les camps de transit à Aden et voulaient émigrer en Israël. Elles [les autorités sionistes] n’avaient pas assez de tentes pour les héberger, pas assez de nourriture ni assez d’avions pour les transporter. «Tout cela peut expliquer pourquoi tant de ces enfants avaient dû être hospitalisés à leur arrivée en Israël,» a-t-elle dit.

Malgré la tendance à présenter l'opération Tapis Volant comme un des grands moments du siosisme, a affirmé Meir-Glizenstein, "ce fut une opération ratée."

Le professeur Boaz Sangero, spécialiste de droit criminel au centre Universitaire de Droit et des Affaires, a estimé qu’un huitième des enfants yéménites arrivés en Israël entre 1948 et 1954 était soit décédé soit avait disparu. La dernière commission d’enquête a échoué dans sa mission, a-t-il accusé. «Il y eu très peu d’investigations,» a-t-il dit. «Tout ce qu’ils ont fait en réalité, c’était d’expliquer pourquoi ce n’était pas si terrible. Même si nous acceptons l’idée que tant de ces enfants sont décédés, il reste 69 cas d’enfants dont nous ne savons rien, et ça fait beaucoup.»

Le Dr Tova Gamliel, maître de conférences à la faculté de sociologie et d’anthropologie de l’université Bar-Ilan, qui est aussi une des initiatrices de la conférence, a fait un parallèle entre le traitement des immigrants Yéménites en Israël et celui des Aborigènes en Australie, observant que dans les deux cas des enfants avaient été arrachés à leurs familles par les autorités sur la base de la conviction que leurs parents n’étaient pas compétents pour s’occuper d’eux. Elle a exhorté Israël à s’inspirer de l’Australie qui a récemment institué une Journée Nationale du Pardon chaque 26 mai pour donner à la nation une chance de se repentir de ses fautes.

«Je prie pour qu’un jour une ‘journée du repentir’ existe en Israël aussi,» a-t-elle dit, en expliquant que sa grand-mère yéménite ne s’était jamais remise de la perte de son enfant, un petit garçon prénommé Haim qu’on lui « avait arraché dans ses bras » peu de temps après son arrivée en Israël.

jeudi 10 janvier 2013

La persistance de l'antiaméricanisme en Turquie


 La situation n’est pas brillante pour le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan. Certes, il vient de récupérer discrètement ses quatre pilotes libérés par le gouvernement syrien avec  nombre d’autres détenus en échange de 48 ressortissants Iraniens qui étaient aux mains de l’opposition armée syrienne.

Mais ses négociations avec les séparatistes Kurdes risquent de ne pas aller bien loin. Pas seulement à cause de la mort violente de ces trois militantes kurdes assassinées de manière très professionnelle à Paris dans la nuit du 9 au 10 janvier 2013.

Mais aussi parce qu’on ne peut pas attendre vraiment grand-chose de négociations menées avec un prisonnierle dirigeant Kurde Abdullah Ocalan pour être plus précis.
Sakine Cansiz assassinée à Paris, photographiée en 1985 au côté d'Abdullah Ocalan
 Sakine Cansiz , membre fondatrice du PKK, assassinée à Paris, photographiée ici en 1985 au côté d'Abdullah Ocalan
Enfin, alors que la Turquie ne cesse de donner des signes de plus en plus nets d’alignement sur la politique des Etats Unis, le sentiment d’hostilité à l’égard de l’Oncle Sam est plus fort que jamais dans ce pays.
En témoigne cette information sur une mosquée qui aurait été attaquée dans la ville portuaire d’Adana par des soldats Américains. Adana se trouve à seulement une douzaine de kilomètres de la base aérienne d’incirlik qui accueille des avions de guerre américains.
Bien sûr, l’armée turque a démenti que cette agression soit le fait de militaires Américains et elle dit peut-être la vérité.
Mais il reste que ce sont bien des Américains que la vox populi relayée par la presse locale a désignés en premier lieu.


Hürriyet (Turquie) 10 janvier 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Après les informations d’un journal local d’Adana selon lesquelles une mosquée avait été attaquée par des soldats Américains, les forces armées turques ont publié une déclaration aujourd’hui confirmant qu’une attaque avait eu lieu mais que les assaillants n’étaient pas des soldats Américains.
Les forces armées indiquent que la mosquée a subi de légères dégradations et qu’on ignore encore qui sont les assaillants.
“Les affirmations selon lesquels le Coran avait été brûlé ou que la mosquée avait été fermée sont fausses, » affirme aussi la déclaration.
Les premières informations soutenaient que des soldats Américains avaient attaqué une mosquée pendant la nuit de la Saint Sylvestre, causant des dommages au bâtiment.
L’enquête sur cette affaire est en cours.

mercredi 9 janvier 2013

Ce qui est vraiment tabou en Europe


C’est une dépêche AFP, Agence France presse pour ceux qui l’ignoreraient, mais qui n’est reprise par aucun grand  organe d’information hexagonal.
On le comprend parce que c’est le genre d’info qui fait désordre à l’heure où un certain hebdomadaire satirique vient de publier une BD sur le prophète de l’Islam.
De fait, on peut caricaturer à souhait la religion musulmane, où encore immerger ure représentation de jésus Christ dans de l’urine et s’insurger au nom de la liberté d’expression quand des personnes font savoir qu’elles sont choquées et scandalisées.
Il en va autrement quand on touche d’une manière ou d’une autre à un certain sujet. Dans ce cas de figure, non seulement ont obtient la fermeture d’une exposition mais même une enquête judiciaire.
La justice suédoise n’a pas voulu s’intéresser à l’affaire, qu’à cela ne tienne, ce sont les autorités polonaises, puisque les cendres ont été «volées» en Pologne qui s’en occupent.
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Oeuvre peinte avec des "cendres" prélevées dans un four crématoire nazi
L’astuce étant que l’enquête ne porte pas sur le contenu de l’œuvre mais sur le celui du matériau utilisé.

Pologne: enquête sur l'utilisation par un artiste de cendres de victimes des nazis

(AFP) – RTBF (Belgique) 8 janvier 2013
VARSOVIE — Le parquet polonais de Lublin a ouvert une enquête concernant l'utilisation par un artiste peintre suédois de cendres recueillies dans un four crématoire du camp d'extermination nazi allemand de Majdanek (sud-est de la Pologne), a indiqué à l'AFP mardi son porte-parole.
"Le parquet a ouvert une enquête dans cette affaire lundi", a déclaré Mme Beata Syk-Jankowska.
L'enquête concerne une éventuelle profanation ou un vol de restes humains ou de tombes, crimes punis en Pologne de peines allant jusqu'à huit ans de prison.
Le délai de prescription pour de tels faits est au maximum de quinze ans, en fonction de la qualification des faits.
Un peintre suédois, Carl Michael von Hausswolff, avait exposé en décembre dans une galerie de Lund (sud de la Suède) une aquarelle peinte, selon lui, avec des cendres ramassées en 1989 au camp de Majdanek, diluées dans de l'eau.
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Le peintre Carl Michael von Hausswolff
L'oeuvre en noir et blanc, montre des coups de pinceaux verticaux dans un rectangle, censés évoquer selon la légende "des gens torturés, suppliciés, assassinés par d'autres gens lors de l'une des guerres les plus impitoyables du XXe siècle", expliquait M. von Hausswolff sur le site internet de la galerie.
L'exposition avait été fermée après une vague de protestation de la communauté juive de Malmö et du Centre Simon-Wiesenthal.
A la suite d'une plainte d'un particulier pour violation du repos des morts, délit puni en Suède de deux ans d'emprisonnement, la justice suédoise avait lancé une enquête, la classant sans suite, expliquant que le délit avait été commis à l'étranger.
"Nous allons nous adresser à la justice suédoise pour obtenir les détails de cette enquête", a déclaré à l'AFP la porte-parole du parquet de Lublin.
Le camp de Majdanek a été installé près de la ville de Lublin par l'Allemagne nazie en 1941 et a fonctionné jusqu'en 1944.
Selon les estimations des historiens du musée, 80.000 prisonniers, dont 60.000 juifs y ont été assassinés par les nazis dans les chambres à gaz, ont été exécutés ou sont morts de faim, de maladies ou d'épuisement au travail.
Au total, 150.000 personnes ont été emprisonnées dans le camp de Majdanek entre 1941 et 1944

samedi 5 janvier 2013

Un (ou deux) agent(s) sioniste(s) en difficulté en Syrie


La prétendue révolution syrienne nous a réservé un certain nombre de surprises, dont la moindre n’a pas été de voir les monarchies du Golfe, adeptes d’une démocratie avancée et éclairée pour leurs administrés, apporter un soutien multiforme à ceux qui ont pris les armes pour renverser le président Bachar al-Assad.

Une autre surprise de taille fut de voir débarquer dans le territoire syrien de nombreux militants démocrates armés non seulement de fusils mais de bannières du genre de celles que brandissent les ultra-fondamentalistes qui se reconnaissent dans des personnages comme Aymen Ez Zawahiri.

Il est vrai que, comme ce dernier et ses émules, ils n’ont curieusement jamais porté le fer contre les terroristes sionistes.

Et parmi ces militants, on avait même pu découvrir la présence de combattants venus de Ceuta, cette portion du Maroc toujours aux mains de la monarchie espagnole.
Des gens qui n’ont donc jamais levé le petit doigt pour mettre fin à cette situation absurde mais qui se découvrent une ardeur belliqueuse suffisamment forte pour les transporter à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux, laissant femmes et enfants.

Dans le même ordre d’idée on peut lire cette information curieuse à plus d’un titre dans le Yediot Aharonot, ce journal du Sionistan.

On y apprend en effet  que
Un Arabe Israélien qui est passé de Turquie en Syrie et a rejoint les rebelles qui combattent pour renverser le président Bachar Assad a dit à sa famille qu’il avait des difficultés pour rentrer en Israël parce que les rebelles ont brûlé son passeport.
 L’homme affirme que les rebelles lui ont dit “quiconque nous rejoint ne retourne plus dans sa famille.”
Cette fois nous avons donc un type, apparemment Palestinien qui réside dans l’entité sioniste qui n’a pas d’autre chose à faire que de combattre contre le gouvernement syrien !

En prêtant un peu attention à l’article on apprend en fait que ce palestinien est avec un autre citoyen de l’entité sioniste, dont on ne sait s’il est Arabe, Druze, Juif ou autre pour employer quelques qualificatifs de nationalité qu’on trouve là-bas sur les cartes d’identité.

De fait, on ne sait rien de cet autre ressortissant de l’entité sioniste. Du premier individu par contre, sa famille qui a peur pour sa sécurité nous dit qu’il admet avoir fait une erreur.

Ce n’est pas seulement le fait pour un Palestinien qui vit en Palestine occupée  d’aller combattre en Syrie qui est curieux.

Ce qui est encore plus étrange en effet, c’est de voir cet individu se lamenter sur la disparition de son passeport, comme s’il s’était servi de ce document pour entrer en territoire syrien !
Je le vois bien en effet montrer d’abord son passeport aux douaniers Turcs avant de faire la même chose avec leurs confrères Syriens.

N’importe quoi !

Alors pourquoi ces bizarreries ?

Probablement parce que ce jeune Palestinien s’est fait monter la tête par un agent des services secrets sionistes, précisément l’autre ressortissant de l’entité qui est avec lui en Syrie. Le titre du journal ne porte pourtant que sur un individu, tout simplement par ce que c’est cet individu et sa famille qui paniquent devant cette situation.

Le contact avec la famille est sans doute le signal donné aux autorités sionistes pour qu’elles organisent tranquillement la sortie du territoire de ses «brebis égarées,» soit un imbécile heureux et un agent de renseignement.

C’est ainsi que je comprends la conclusion de l’article qui nous dit que le ministère sioniste des affaires étrangères a contacté 
“des éléments en Turquie dans une démarche visant à atteindre les deux [israéliens] disparus dont on pense qu’ils sont entrés en Syrie, mais pour l’instant il n’y a pas dé développements."
Les sionistes s’expriment souvent d’une manière ambigüe, et ce passage ne fait pas exception puisque nous pouvons lire que le ministère a contacté des « éléments en Turquie» alors qu’il existe bel et bien une représentation diplomatique sioniste à Ankara même si elle a été réduite au niveau d'un chargé d’affaires.
Malgré l'hostilité populaire, il existe une ambassade sioniste à Ankara
Il existe malgré tout une ambassade sioniste à Ankara
On se demande bien alors ce que peuvent être ces « éléments ».

Sinon, ce n’est pas la première fois qu’on a une info sur les mésaventures d’un espion sioniste par des membres de sa famille inquiets.

jeudi 3 janvier 2013

Cruauté et abjection dans la propagande en Syrie


J'ignore personnellement qui va l'emporter en Syrie, entre les forces du gouvernement présidé par Bachar al-Assad et les "rebelles" dont on nous dit qu'ils portent un projet démocratique.

Il y a une guerre que le gouvernement syrien a cependant perdue, du moins en Occident, c'est celle de la propagande.

Non pas que la propagande produite par ses ennemis soit particulièrement bien élaborée mais plus simplement qu'elle rencontre un large écho dans la presse internationale puisque la moindre vidéo filmée avec le téléphone portable d'un prétendu témoin d'une scène horrible fait le tour de la planète à la vitesse grand V.

Le blogueur américano-libanais Angry Arab, ordinairement méfiant, avait reproduit par exemple cette vidéo dans un billet intitulé: Torture par les sbires du régime syrien


Un lecteur d'Angry Arab a bien voulu attirer l'attention de ce dernier sur cette vidéo:
Amir m'a envoyé ce qui suit: J'ai regardé cette vidéo youtube d'une exécution réelle en Syrie avec horreur(). C'était bizarre cependant. Pourquoi quelqu'un voudrait-il exposer une telle cruauté. Montrer le résultat final suffirait à faire peur aux opposants potentiels mais ce film montre un pur sadisme pathologique... ou cela sert dans le cadre d'un false-flag [action sous  faux pavillon pour faire endosser le crime à son ennemi]. Ce qui suit reste de la spéculation, mais si vous faites un peu attention, à 1' 10'' et à 2 sur le compteur de la vidéo, vous pouvez reconnaître le même acteur que dans le faux document débusqué par "Moon of Alabama".
Et aussi, les "soldats" semblent s'être rasé la tête mais ont de longues barbes comme celles des fondamentalistes, ce qui, tout du moins, ne colle pas avec des soldats de l'armée régulière syrienne.'

Ci-dessous l'acteur déjà repéré par Moon of Alabama:
Abou Salah gravement blessé le 6 février 2012- le même dix jours après en colère contre le bombardement d'un oléoduc
Abou Salah gravement blessé le 6 février 2012- le même, dix jours après, en colère contre le bombardement d'un oléoduc par l'armée syrienne
J'ai une belle photo d'Abou Salah ce même 16 février en train de prendre tranquillement la pose devant l'oléoduc qu'il vient d'incender.

Le 19 février ce même Abou Salah agonisait encore...

Selon le Dr Elhaik, les Juifs Ashkénazes sont des Européens comme les autres


Les lois et décrets de Nuremberg adoptés par le régime nazi définissaient les Juifs selon un critère racial et non de confession religieuse :
La notion de Juif est définie via le §5 du décret:
« §5.1. Est Juif celui qui descend d'au moins trois grands-parents qui sont racialement des Juifs intégraux. Dans ce cas, le §2.2. est d'application. §5.2. Est également réputé Juif le ressortissant métissé de Juif qui descend de deux grands-parents juifs intégraux et, a) appartient à la communauté religieuse juive à la date de la proclamation de la loi, ou rejoint cette communauté par la suite;b) est marié à une personne juive à la date de la proclamation de la loi, ou conclut un tel mariage ultérieurement, c) est le fruit d'un mariage avec un Juif, tel que défini au §.5.1, si ce mariage a été conclu après l'entrée en vigueur de la loi sur la protection du sang et de l'honneur allemands du 15 septembre 1935, d) est le fruit de relations extraconjugales avec un Juif, tel que défini au §.5.1, et est né après le 1er juillet 1936. »
— 1er décret d'application de la loi sur la citoyenneté du Reich, 14 novembre 1935, 25
Ces lois et règlements ont à juste titre été décriés et, bien sûr, abrogés après la défaite du régime fasciste.

Et on comprend donc pourquoi, toute tentative de démontrer une particularité génétique des populations juives est regardée avec soupçon en Occident ainsi qu’on a pu le voir avec Thilo Sarrazin et son fameux « gène juif ».

Il reste que cette passion de la génétique juive qui aurait animé les nazis si cette discipline de la biologie n’en avait pas été à ses balbutiements à l’époque est bel et bien d’actualité.

Et qu’elle touche moins des savants qui s’inscriraient dans la filiation de la médecine du Reich que des savants Juifs qui cherchent à vérifier scientifiquement les thèses racialo-nationalistes du sionisme en identifiant des particularités génétiques qui seraient propres à un peuple juif ou à une race juive liée par le sang. Un autre objectif étant, toujours dans le droit fil du raisonnement sioniste, d’attester de la réalité d’un exil d’un peuple juif et donc d’une origine moyen-orientale de ce peuple.

Les études conduites par ces biologistes sont en général parvenues à des conclusions de ce genre. Il paraîtrait même qu’il existerait un gène spécifique aux Cohanim (aux Cohen) qui sont supposés se marier plus ou moins entre eux depuis des siècles !!!

Aucune de ces recherches n’avaient cependant envisagé l’hypothèse que les juifs étaient peu ou prou un simple fragment des populations au milieu desquelles ils vivent, étant séparées d’elles seulement par la religion.

Sauf cette dernière recherche menée par un certain Eran Elkaim qui s’est intéressé aux Juifs européens (Ashkénazes) et a conclu que ces derniers étaient avant tout des… Européens mâtinés quand même d’un particularisme tenant à une origine commune en Asie Centrale. Origine qui les rattacherait aux peuples qui constituaient le royaume Khazar, c’est-à-dire des Turcs, des Caucasiens, des Slaves etc. 

En fait un peu de tout sauf de ce qui rappellerait de près ou de loin des Hébreux ! 

L’ultime chasse au trésor des origines du peuple juif

Dans son étude sur les origines des juifs, Eran Elhaik dit avoir découvert que certains Ashkénazes ont leur origine dans l’empire Khazar et non dans le royaume de Juda.
par Ofer Aderet, Haaretz (Sionistan) 28 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri     
      
«Imaginez simplement un groupe d’aveugles qui rencontrent un éléphant pour la première fois de leur vie. Ils posent leurs mains sur lui et le touchent pour comprendre de quel genre d'animal il s'agit. Mais chacun d'eux tâte une partie différente du corps de l'éléphant de sorte que, à la fin, chacun d'entre eux garde une impression différente quant à la nature de cet animal. " En utilisant cette parabole indienne antique, Eran Elhaik, docteur en génétique, tente d'illustrer l'une des questions les plus controversées dans la recherche historique: l'origine du peuple juif. 
Le biologiste Eran Elhaik
Le biologiste Eran Elhaik
«Pendant des années, les chercheurs ont proposé diverses explications pour l'endroit d’où viennent les Juifs,» dit le natif d’Israël Elhaik, qui énumère les différentes théories proposées au cours du siècle passé pour résoudre le puzzle. Cependant, chaque explication n'a fourni qu'une solution partielle et, pour compliquer les choses, toutes les explications se contredisent. 
 «Mon étude est la première à proposer une théorie complète qui explique tous les résultats apparemment contradictoires», affirme le jeune universitaire dans une conversation téléphonique depuis son domicile dans le Maryland. Elhaik, 32 ans, a mené ses recherches à l'Ecole de Santé Publique de l'Université John Hopkins à Baltimore, dans le Maryland. Plus tôt ce mois-ci, il a publié ses conclusions dans un article intitulé «Le chaînon manquant de l'ascendance juive européenne: comparaison des hypothèses rhénane et khazare», dans la revue Genome Biology and Evolution, éditée par Oxford University Press. L'un des chercheurs qui a examiné l'article avant sa publication le décrit comme plus profond que toutes les études antérieures sur les origines du peuple juif. 

Dans notre entretien téléphonique, Elhaik, qui ne joue pas au modeste, présente son étude comme opérant une "percée" et dit qu'elle a fourni une base scientifique à une théorie ancienne et controversée affirmant que les juifs européens ou ashkénazes sont les descendants des Khazars . L'Empire khazar réunissait divers peuples (des Iraniens, des Turcs, des Slaves, des Caucasiens et d’autres encore), et s’étendait sur un vaste territoire qui allait de la mer Noire à la mer Caspienne à l’époque médiévale. Selon cette théorie, les Khazars convertis au judaïsme au VIIIe siècle et leurs descendants sont les Juifs "européens" ou ashkénazes qui vivent aujourd'hui en Israël et dans la diaspora. 

La thèse communément admise considère que les Juifs sont les descendants des habitants du Royaume de Juda, qui furent contraints à l’exil puis ne revinrent dans leur pays d'origine - l'État moderne d'Israël - qu'après des milliers d'années d'exil. Cette nouvelle étude soutient par contre la théorie selon laquelle les juifs sont les descendants de peuples différents qui ont vécu dans diverses régions du bassin méditerranéen, et qui se sont convertis au judaïsme à différentes époques. Selon cette théorie, l'histoire de l'exil de Juda, la vie en exil menée par les Juifs dans les pays de la diaspora et leur nostalgie persistante de leur patrie d'origine peuvent être considérées comme relevant du mythe. 

 «Ma recherche réfute 40 années d'études génétiques, qui avaient toutes pour présupposé que les Juifs constituent un groupe qui est génétiquement à part des autres nations», note Elhaik. Son étude repose sur les données génétiques publiées dans d'autres études. En l'absence de telles données sur les Khazars eux-mêmes, Elhaik – conformément à une procédure couramment utilisée par les chercheurs dans son domaine – s’est appuyé sur des données relatives aux populations qui sont génétiquement similaires aux Khazars, comme les Géorgiens, les Arméniens et les Caucasiens. Elhaik explique que "ils ont tous émergé de la même ‘soupe’ génétique". 

khazaria
Le royaume Khazar au Xème siècle

Après avoir réalisé de nombreuses analyses en utilisant diverses techniques, dont certaines n'avaient jamais été employées auparavant, le chercheur a découvert ce qu'il décrit comme la composante  khazare chez les Juifs d'Europe. Selon ses conclusions, l'élément dominant dans le génome des Juifs d'Europe est khazar. Chez les juifs des pays d'Europe centrale et orientale, cette composante est la plus dominante dans leur génome, soit 38 et 30 pour cent, respectivement. 

Quels autres éléments constituent le génome des Juifs d'Europe? 

Elhaik: «[Ils ont] principalement une origine européenne occidentale, qui est enracinée dans l'Empire romain et le Moyen-Orient, dont la source est probablement la Mésopotamie, mais il est possible qu'une partie de cette composante puisse être attribué aux Juifs israéliens. [de Palestine, NdT]" 

Ce dernier constat  est d'une importance considérable, car il "se reconnecte" les Juifs d'Europe à Israël [la Palestine, NdT]. Cependant, cette relation correspond à une petite partie seulement de la composition du génome, et ce chiffre n'est pas suffisamment significatif statistiquement pour établir que l'origine des Juifs se trouve dans le royaume de Juda. 

Selon l'étude d’Elhaik, il y a un continuum génétique qui relie les Juifs d'Iran, ldu Caucase, d’Azerbaïdjan et de Géorgie aux juifs européens. En d'autres termes, il est possible que ces groupes partagent des ancêtres communs - à savoir, les Khazars. 

Le généticien poursuit en expliquant que, entre les différents groupes de Juifs européens et non européens, il n'existe aucun lien de sang ou de famille: «Les différents groupes de Juifs dans le monde d'aujourd'hui n'ont pas une origine génétique commune Nous parlons ici de groupes qui sont très hétérogènes et qui sont reliés seulement par la religion. "

Il en résulte, selon lui, que le «génome des Juifs d'Europe est une mosaïque de peuples de l'Antiquité et que son origine est en grande partie Khazar». 

Autres études

Des recherches similaires conduites par d'autres chercheurs, dont certains sont des professeurs réputés en Israël et dans d'autres pays, présentent des résultats très différents. L'été dernier, par exemple, Oxford University Press a publié "Legacy: Une histoire génétique du peuple juif", qui cherchait à faire la somme des diverses études qui ont traité de ce sujet au cours des deux dernières décennies. L'auteur, le Dr Harry Ostrer, professeur à l'Université Yeshiva , qui enseigne dans les départements de pathologie, génétique et de pédiatrie de la faculté de médecine à l’université Albert Einstein, fait valoir que tous les Juifs ont une origine génétique commune et les mêmes caractéristiques génétiques. Selon Ostrer, cette origine commune n'est pas khazare, mais plutôt du Moyen-Orient. Ainsi, en accord avec sa théorie, les Juifs sont les descendants des habitants de cette région où ils habitèrent plusieurs milliers d'années, dont ils furent exilés avant de récemment retourner dans leur pays d'origine - c'est-à-dire l’Israël actuel.

A la différence d’ Elhaik, Ostrer n’a trouvé aucun indice significatif pour attester un lien entre les Juifs et le royaume khazar. En outre, du point de vue génétique, les Juifs, soutient-il, sont plus proches des Palestiniens, Bédouins et Druzes que des Khazars. Ses conclusions offrent une base solide pour la thèse selon laquelle les Juifs sont originaires du Moyen-Orient.

Elhaik, qui conteste l’étude d’Ostrer, affirme que la recherche de ce dernier sur le sujet "n'a aucun fondement empirique, et se contredit parfois elle-même et  elle propose des conclusions qui ne sont tout simplement pas convaincantes."

"J'ai l'impression», a-t-il ajouté, "que leurs conclusions avaient été écrites avant même de commencer la recherche.  Ils tiraient d’abord leur flèche – et ensuite ils ont peint le centre de la cible autour d’elle"

Contrairement à d'autres chercheurs, Elhaik ne croit pas en l'existence d'un gène propre aux Juifs: «Chaque être humain est un amalgame. Aucun groupe humain n'a jamais vécu dans un isolement total des autres groupes.». Il réfute également l'affirmation selon laquelle le génome de nombreux juifs contient une composante du Moyen-Orient qui prouverait que les Juifs ont leur origine dans cette région: «La majorité des Juifs n'ont pas de composante génétique du Moyen-Orient dans la quantité qu’on s'attendrait à trouver s’ils étaient les descendants des Juifs de l'antiquité.

«Ironiquement," observe Elhaik, "certains Khazars étaient d'origine iranienne. Je pense qu'il est raisonnable de supposer que les Iraniens ont apporté une contribution non négligeable à la mosaïque juive».

Haaretz s’est tourné  ces dernières semaines vers un certain nombre de chercheurs en Israël et à l'étranger, dont des historiens et des généticiens, et leur a demandé ce qu'ils pensaient de ce nouvel article. Les historiens ont refusé de répondre, affirmant n’avoir aucune expertise dans le domaine de la génétique. Pour leur part, les généticiens étaient peu disposés à coopérer pour d'autres raisons. Alors que certains d'entre eux ont tout simplement ignoré la demande de Haaretz, d'autres ont affirmé qu'ils n'étaient pas familiers avec le champ de recherche spécifique qui traite de la population ou être trop pressés par le temps pour répondre.

Le seul chercheur qui a accepté de donner son avis (et ce, avec beaucoup d'enthousiasme) a été le professeur d’histoire de l’université de Tel Aviv, Shlomo Sand, auteur du best-seller, «L'invention du peuple juif», publié en hébreu en 2008 par Resling Appuyez sur (publié en français chez Fayard). Les rayonnages dans son petit bureau à l’université de Tel Aviv accueillent des traductions de son livre, maintenant disponible en 22 langues.

Sand critique sévèrement les généticiens qui recherchent des gènes juifs: «Pour un ignare comme moi, la génétique avait toujours paru être surmontée d’une auréole – en tant que science exacte qui traite de données quantitatives et dont les conclusions sont irréfutables." Quand Sand a commencé à lire des articles sur le sujet de l’origine des Juifs, il a constaté qu'il s'était trompé: «J'ai découvert des généticiens – des généticiens juifs - dont la connaissance en matière historique se limitait à ce qui avait été nécessaire pour leurs examens de fin d'études secondaires. C’est ainsi que je pourrais définir mes connaissances en biologie. Au lycée, ils avaient appris qu'il existe une nation juive, et, sur la base de ce récit historique, ils reconstruisent leurs résultats scientifiques. "

«Leur recherche de l'origine d'un gène commun en vue de caractériser un peuple ou une nation est très dangereuse», affirme Sand. En marquant quelques réserves, il cite l'exemple des Allemands, «qui avaient également cherché une composante commune dans les liens du sang.» L'ironie de l'histoire, souligne-t-il, s'exprime dans le fait que "tandis que, dans le passé, tous ceux qui a définissaient les Juifs en tant que race étaient vilipendés pour antisémitisme, aujourd'hui quiconque n'est pas disposé à les définir en tant que race est étiqueté antisémite.

«J'avais coutume de penser,» ajoute Sand: «ce n'est que dans des disciplines telles que l'histoire et la littérature que les faits peuvent faits l'objet d'interprétations diverses, mais j'ai ensuite découvert que la même chose se passe dans le domaine de la génétique. Il est très facile de mettre en valeur certains résultats tout en en marginalisant d’autres et de présenter votre travail comme étant une recherche scientifique. D'une manière générale, la spécialisation en génétique peut entraîner niveau incroyablement élevé d'ignorance de l'histoire. »

mercredi 2 janvier 2013

Tenenbom et Tenenbaum, délire sioniste contre humanisme poétique


Nulle part ailleurs qu’en Allemagne peut-on voir l’Etat «dépenser des millions pour la construction d’une synagogue comme à Munich, dans laquelle ne vient aucun Juif.».
Voilà un fait parmi d’autres qui permet à Tuvia Tenenbom, natif du Sionistan et directeur du théâtre juif de New York, d’affirmer que l’Allemagne est restée un pays foncièrement antisémite.
Ce n’est là qu’un des aspects de la pensée délirante de ce théâtreux qui a malheureusement le même patronyme que l'immense Jean Ferrat.
On se demande même comment des journaux supposés sérieux, en dehors de ceux du Sionistan, peuvent juger utile de discuter du bien fondé de ses élucubrations dont je vous propose un autre exemple.
Tuvia Tenebom a décelé un antisémitisme latent chez ces deux chèvres germaniques
Tuvia Tenebom a décelé un antisémitisme latent chez ces deux chèvres germaniques
Un jour, on se penchera sérieusement sur toute cette logorrhée sioniste et on se demandera comment le monde a pu supporter si longtemps ce verbiage infernal, - soutenu  par l’apport de pseudo érudits ou intellectuels- dont certains subissent malheureusement les conséquences dans leur vie personnelle et professionnelle.

Un fonctionnaire allemand dit que les juifs devraient aller en Ouganda

Par Benjamin Weinthal, The Jerusalem Post (Sionistan) 20 décembre 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri   

Tenenbom appelle à la révocation du directeur d’un mémorial de l’holocauste qui lui aurait dit que les juifs auraient dû faire leur Etat en Ouganda.

NEW YORK - L’écrivain d’origine israélienne Tuvia Tenenbom a appelé à la révocation de Volkhard Knigge, le directeur du mémorial du camp de concentration de Buchenwald à Weimar en Allemagne, après avoir soutenu que Knigge lui avait dit que les juifs auraient dû s’établir en Ouganda plutôt que de créer l’Etat d’Israël.

Tenenbom, directeur du Théâtre Juif de New York, a évoqué les propos anti-Israël de Knigge lors d’un entretien accordé dimanche au quotidien régional Mitteldeutsche Zeitung.

En 2011, Tenenbom a écrit un livre sur son observation de l’antisémitisme moderne en Allemagne. Le livre, Je dors dans la chambre d’Hitler : un juif américain visite l’Allemagne, décrit ses expériences avec diverses formes d’antisémitisme en Allemagne et comprend une interview de Knigge et de Daniel Gaede, un éducateur à Buchenwald.

“Volkhard poursuit sur sa lancée. Il recommande même un bar à Jérusalem, un bar qu’il apprécie vraiment : l’Ouganda. Il est fréquenté par des gens à l’esprit ouvert, me dit-il. L’Ouganda ? Pourquoi l’Ouganda ? C’est une allusion à cette vieille idée que les juifs auraient dû s’établir en Ouganda plutôt qu’en Palestine. L’Ouganda, le bar, s’est fait un nom comme endroit qui sympathise avec la cause palestinienne, » s’est rappelé Tenenbom.

“La raison pour laquelle le directeur du mémorial de Buchenwald trempe ses mains dans le bourbier israélo-palestinien est au-delà de mes capacités de compréhension,» écrit Tenenbom.

 Dans une réponse par courriel parvenue au Jerusalem Post mercredi, Knigge écrit:, La présentation par M. Tenenbom du travail accompli par le mémoriel de Buchenwald est absurde et sans rapport avec la réalité. M. Tenenbom reproduit en les déformant les conversations qu’il a eues avec mou et le chef du département de l’éducation du mémorial. Je n’ai jamais à aucun moment dit que les juifs auraient dû s’installer en Ouganda. Pas plus que le T-shirt de l’Ouganda bar de Jérusalem n’est un T-shirt de propagande,» écrit Knigge. 

Il poursuit, L’Ouganda Bar est un établissement où ont lieu des manifestations artistiques et qui est très populaire chez les jeunes israéliens. J’ai apprécié d’aller à ce bar pendant de nombreuses années avec mon épouse israélienne , qui est elle-même une artiste. Le bar se trouve à côté du domicile de sa mère ; on y sert du bon houmous et on y joue de la musique intéressante.» 

Dans un courriel adressé mardi au Jerusalem Post, le Dr Clemens Heni, un eminent universitaire allemand, expert sur l’antisémitisme dans la République Fédérale, écrit, «Il est scandaleux que le responsable du mémorial du camp de concentration de Buchenwald, et récipiendaire du prix Heinz-Galinski, soutienne le bar de l’Ouganda» à Jérusalem. Ce bar croit [sic] que ce serait une meilleure idée si les juifs s’établissaient en Ouganda plutôt que dans l’Etat d’israël. Knigge incarne le point de vue de nombreux allemands qui ont de la peine pour les juifs morts mais qui attaquent les juifs vivants.»

Tenenbom est également critique à l’égard de Gaede qu’il présente comme n’étant «pas mieux» que Knigge.

Daniel Gaede, un éducateur du mémorial du camp de Buchenwald a aussi subi le feu de la critique de Tenenbom pour avoir participé à des activités anti-Israël et pro-palestiniennes. 
Cet homme [Gaede] consacre son temps libre à manifester contre Israël et en faveur des palestiniens de gaza,» écrit Tenenbom. 

“Oui, lui aussi a le droit de penser ce qu’il veut, et si le Hamas est à son goût, qu’il en soit ainsi. Mais, comme le dit le livre [le sien j’imagine, NdT] : L’histoire d’Israël et de Gaza est assez compliquée, et a de multiples aspects. Mais le fait, connu de quiconque parle ou lit l’arabe, reste celui-ci : Gaza a la plus forte concentration de personnes qui veulent jeter les juifs à la mer. Pourquoi quelqu’un [du mémorial] de Buchenwald voudrait-il s’associer à eux ? » déclare Tenebom qui ajoute que Gaede ne veut pas que son interview soit rendue publique. 

Gaede écrit en réponse aux accusations de Tenenbom, Compte tenu de la présentation parcellaire et déformée de la conversation, je ne peux donner mon accord pour sa publication.» 

Dans une interview avec un média allemand, Knigge a déclaré que «Buchenwald n’était pas un camp d’extermination. Il n’y avait pas de chambres à gaz ici.» 

Knigge a déclaré au Jerusalem Post que, “Selon l’état actuel de la recherche historique internationale, le camp de concentration de Buchenwald ne faisait pas partie des camps d’extermination comme les camps de l’opération Reinhard [nom de code du plan nazi d’extermination] ou le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenhau, » a-t-il dit au Jerusalem Post.

Il a poursuivi, “De même, selon l’état actuel de la recherche internationale, il n’y avait pas de chambres à gaz dans le camp de concentration de Buchenwald, ni dans ses camps annexes, et personne n’a été tué au moyen du gaz dans le camp de concentration de Buchenwald ainsi que le prétend M. Tenenbom dans son livre. Il va sans dire que ces faits ne signifient pas que des crimes de masse et d’autres atrocités n’ont pas été perpétrés dans le camp de concentration de Buchenwald.»

Knigge a ajouté que «aucun raciste ou antisémite ne travaille au mémorial de Buchenwald.» Gaede n’at pas encore répondu à une demande du Jerusalem Post au sujet de sa participation à des activités pro-palestiniennes, y compris celles qui impliqueraient le Hamas.